P Poulain, Grâces d'or., ix, 24 et xrv, 13 et
2. Ste Thérèse, Vie, xvii. — C/iemin, xxxii. — II Rel. au p. Ro4r. Alvarez.
336 DE l'oraison
« dans cet heureux état, Marthe et Marie vont ensemble ». Très surprise d'éprouver cela, sainte Thérèse demanda à saint François de Borgia si ce n'était point une illusion; il lui répondit qu'il lui en arrivait autant et que c'est chose fréquente. — La sainte avait d'abord ^ rangé cette oraison mystique dans l'union pleine ; plus tard '^, mieux instruite, elle n'en fait plus qu'une variété de la quiétude élevée, et c'est à bon droit, puisque la volonté seule est unie, les autres puissances conservent leur liberté.
Art. IV. — Naissance, 'progrès et cessation.
« Nous ne parlerons que de la conduite ordinaire de Dieu, et laisserons de côté les cas extraordinaires où il accorde cette grâce (de la quiétude) uniquement parce qu'il le veut^ ■».
En général, il n'attend point pour la donner, que l'âme soit déjà parfaite, car à qui l'accorderait-il ? D'ailleurs, cette faveur n'est-elle pas un instrument des plus puissants pour nous conduire à la perfection? Mais il a coutume d'attendre qu'on y soit préparé. Il faut donc que l'âme, sans être encore exempte de fautes et de défauts, se soit exercée, pendant des années pour l'ordinaire, à se purifier par la pénitence, l'humilité et le renoncement, et qu'elle ait réalisé de sérieux progrès dans la vertu et les orai-