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contrainte à cet attrait; une telle occupation ne saurait être que très profitable, dès lors que c'est la grâce qui la provoque. Nous pourrons alors, selon l'impulsion d'en haut, adorer Dieu, admirer ses miséricordes, louer ses perfections, l'aimer, Jui exprimer notre confiance, nous remettre entre ses mains, nous faire tout petits devant lui, etc. « Nous voyant si près de Notre-Seigneur, nous devons lui demander des grâces, le prier pour l'Église, pour ceux qui se sont recommandés à nous, pour les âmes du purgatoire, et cela sans bruit de paroles, mais avec un vif désir d'être exaucés » . Notre cœur est trop plein et il s'épanche, sous l'action divine qui le presse, « en se gardant du bruit de l'entendement qui est toujours ami des belles considérations »... toujours désireux des « termes élégants et choisis, et de l'artifice de la rhétorique ^. »
La plupart du temps, la quiétude sera faible et insuffisante pour nous occuper ; on sent alors le besoin de surajouter les efforts de notre propre activité à l'action de Dieu, de manière toutefois à ne pas étouffer celle-ci, mais à la compléter et à la seconder. Voici la règle à suivre :
Avant tout, on doit accepter l'action de Dieu telle qu'elle est, et ne pas la contrarier. Les actes qui la gêneraient, il ne faut jamais se faire violence pour les produire, à moins qu'ils ne soient d'obligation. Les actes pour lesquels on sent de la facilité,
1, Vie XV — Vie du P. Balth. Alv.> XLi, if* dif.
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il convient de les accepter, il ne faut jamais les exclure de parti-pris.
Or, en ce qui concerne les réflexions, on ne peut pas, dans la quiétude, méditer sur Dieu, sur Notre- Seigneur et ses mystères, avec des considérations suivies, des raisonnements développés, un travail compliqué de l'imagination ; mais rien n'empêche de les contempler par une simple pensée, par un souvenir général et un regard amoureux: nous le ferons donc, selon qu'il sera utile, pour fournir une occupation à notre esprit, alimenter les aflections, entrer dans les intentions de l'Église, qui veut que Notre-Seigneur et ses mystères jouent un rôle capital dans notre vie spirituelle.
En ce qui concerne les afTections, on n'éprouve généralement aucune difficulté à faire des actes d'amour, d'humilité, de confiance, d'abandon et autres semblables, pourvu qu'ils soient simples, courts et peu variés. On peut donc les multiplier pour en remplir le temps de son oraison, excepté quand l'action de Dieu nous invite à le contempler en silence, à l'aimer sans rien dire, à nous porter vers lui plutôt par des mouvements d'amour que par des actes formulés. Au contraire, on troublerait le repos mystique, en voulant trop varier ces actes et leur donner un tour compliqué. On le gênerait plus encore, si « l'on tenait trop à dire, fort à la hâte, et comme pour achever sa tâche, quantité d'oraisons vocales, qu'on a résolu de réciter chaque jour^ » ; on n'omettra cependant jamais celles qui