‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 263 sur 321 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

sont de règle ou d'un usage universel. L'oraison menlale, par son calme et son silence, est spécialement favorable au repos mystique ; mais, quand l'âme en sort déjà toute unie à Dieu, elle trouve, dans le chant du saint office, une merveilleuse vertu pour enflammer sa dévotion et se maintenir élevée à Dieu pendant de lo. jues heures.

Faisons remarquer qu'il ne faut ni abréger notre oraison parce qu'elle est sèche, ni la prolonger au détriment d'autres devoirs quand elle est consolée ; c'est la volonté de Dieu et notre profit spirituel qui doivent nous régler, et non pas les douceurs. — Si Dieu nous visite, efforçons-nous de ne point laisser paraître au dehors ce qui se passe au dedans : l'humilité se cache, lintimité aime le silence et le mystère. Évitons aussi de nous fatiguer à l'excès, tête, cœur et nerfs, dans des élans violents et indiscrets, lorsque nous pouvons modérer cette sorte d'ivresse. Enfin n'imitons point ceux ce qui ne se contentent pas d'être contents, s'ils ne sentent, regardent et savourent leur contentement... s'inquiétant pour savoir si leur tranquillité est bien tranquille et leur quiétude bien quiète » ^.

Après l'oraisouy le religieux et son guide n'oublie- »*ont jamais que, si elle est par elle-même le meilleur exercice de perfection, elle a pour but de disposer des ascensions dans notre cœur et de nous faire monter de vertus en vertus ; c'est par là qu'on jugera de sa valeur. Si elle doit beaucoup servir à.

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