‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 268 sur 321 · P. Poulain, Grdca d'ur.,c. xvii · texte numérisé non relu

P. Poulain, Grdca d'ur.,c. xvii

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cinquième demeure, puisque l'activité naturelle de ces puissances est momentanément suspendue, et toute S'âme perdue en Dieu. « Celle-ci est alors très éveillée à Tégard de Dieu, et pleinement endormie à toutes les choses de la terre et à elle-même. En effet, durant le peu de temps que l'union dure, elle est comme privée de tout sentiment, et quand elle le voudrait, elle ne pourrait penser à rien ». Ainsi parle sainte Thérèse ^. Mais l'union complète est . rare et brève, l'oraison ne tarde pas à redescendre à la simple quiétude, et les distractions recommencent.

'2'^ Le travail personnel se réduit à peu prèsàrien. — Sans doute, l'àme a besoin de faire effort pour se disposer à cet état d'oraison et pour en tirer parti - Mais, pendant l'acle d'union, c'est Dieu même qui arrose son jardin et a fait presque tout -... Il ne demande à l'âme qu'un simple consentement aux grâces dont il la comble, et un abandon absolu au bon plaisir de la divine sagesse ^... Elle sent tout à coup la manne du ciel en elle-même, sans savoir comment le Seigneur l'y a fait entrer, exempte ainsi même de ce travail léger et plein de douceur attaché à l'oraison de quiétude » **. — Ici le labeur se réduit donc presque à rien, et même il est accompagné de tantde charme et de gloire qu'on voudrait le voir durer

i . Château, 5« dem., c. l.

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