Chemin, xxxu
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toujours ; c'est moins un travail qu'un avant-goùt de la gloire céleste ^.
3" On a une certitude bien plus énergique de la présence de Dieu dans l'âme ; et là se trouve, d'après sainte Thérèse, la marque la plus assurée de cette oraison. « Quand cette âme revient à elle, il lui est impossible de douter qu'elle n'ait été en Dieu, et Dieu en elle ; et cette vérité lui demeure si fermement empreinte, que, quand elle passerait plusieurs années sans être de nouveau élevée à cet état, elle ne peut oublier la faveur qu'elle a reçue, ni douter de sa réalité » ^ Pendant que cette oraison est à son degré culminant, l'âme, toute absorbée en Dieu, ne fait pas réflexion sur ce qui se passe en elle ; « Notre-Seigneur l'unit à lui, mais en la rendant aveugle et muette comme saint Paul au moment de sa conversion ; il la prive tellement de sentiment qu'elle ne peut comprendre ni quelle est la faveur dont elle jouit, ni comment elle en jouit... » ^ C'est seulement après, qu'elle analyse son état ;elle demeure assurée qu'elle a été en Dieu et Dieu en elle, a par une certitude qui lui reste et que Dieu seul peut lui donner )) ; et sainte Thérèse « ne croirajamais qu'une âme qui n'aura pas ^ette certitude, ait été entièrement unie à Dieu » *.
Saint Antoine le Grand devait pratiquer au moins