‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 270 sur 321 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Cft de^ré d'oraison, puisqu'il disait : a II n'y a pas de prier? varfaite, si le solitaire s'aperçoit encore qu'il prie » *.

(nPour les sens, non seulement ils n'ont plus leur activité naturelle, mais on dirait qu'on les a perdus 2.. .Si l'on respire, on ne le sait point ^ ...Le ravissement ne diffère de l'union qu'en ceci: il dure davantage et se fait plus sentir à l'extérieur ; peu à pou, il coupe la respiration, on ne peut parler ni ouvrir les yeux. L'union, il est vrai, produit cet effet; mais le ravissement le produit avec une force beaucoup plus grande... dans toutes ces manières d'oraison, il y a du plus et du moins * ». Et de fait, sainte Thérèse dit ailleurs, en parlant de la« 3^ eau », que l'âme « s'y peut aider de l'extérieur pour donner à entendre, au moins par des signes, ce qu'elle éprouve » ^. — En résumé, les sens sont beaucoup plus gênés que dans la quiétude, et moins que dans l'extase. L'union a tant de rapport avec celle-ci que c'est presque la même chose : l'une ne diffère de l'autre que par la force des effets, mais cette différence est très grunde *"'.

Au début, celle union durait pou à sainte Thérèse,

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