‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 290 sur 321 · S. Thérèse, Vie, xx jiassinu · texte numérisé non relu

S. Thérèse, Vie, xx jiassinu

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die d'exagérer, qu'elle aime Diou cent fois plus ardemment que dans son état naturel ; alors elle s'élance vers lui, elle le possède et s'unit à lui avec tant d'impétuosité, qu'elle voudrait se fondre en lui et ne faire qu'un avec lui. C'est un feu, c'est une flamme, c'est une fournaise et un incendie d'amour. Sainte Thérèse se plaint de la dureté de son cœur, et cependant « il distillait comme un alambic » * . Si cela se rencontre dès la quiétude un peu forte, que sera-ce dans l'union pleine et les autres degrés supérieurs?

Ce glorieux délire n'est pas de tous les jours ; la plupart du temps, l'âme est comme délaissée, elle cherche Dieu et ne le trouve pas; plus il se cache, plus elle le poursuit ; mais n'est-ce pas l'amour qui court ainsi après lui? Le désir dilate le cœur, augmente la capacité de le recevoir, développe 1 énergie de l'étreinte unitive, peut-être autant que lc6 précédentes ardeurs. Longtemps sevrée de son Bien-Aimé, de son unique, l'âme en vient à le chercher avec un désir impatient, mais passager, c'est Vangoisse d'amour ; si ce désir inquiet demeure fixé au fond du cœur, c'est la soif d'amour -. Nous avons décrit ailleurs la blessure d'amour, où « Dieu presse l'âme, et décoche de temps en temps mille et mille traits de son amour, lui montrant par de nouveaux moyens, combien il est plus aimable qu'il n'est aimé » ', « Ces secrets embrasements, ces tou-

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