‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 293 sur 321 · Ibid., XXIII · texte numérisé non relu

Ibid., XXIII

384 DE l'oraison

ser l'âme d'un très ardent amour de Dieu » *. A mesure que les oraisons s'élèvent, la sainte en fait un plus magnifique éloge ; car elles n'ont pas toutes la même valeur relative, il y a aussi diversité de fréquence et d'intensité ; leur efficacité est d'autant plus puissante, que l'âme est mieux purifiée, qu'elle monte aux degrés supérieurs, et qu'elle utilise avec plus de zèle leurs énergies sanctificatrices. A les prendre dans leur ensemble, c'est un merveilleux instrument de perfection, et le P. Lallemant ^ avait bien raison de dire : a Avec la contemplation, on fera plus pour soi et pour les autres en un mois, qu'on ne ferait sans elle en dix ans». — D'après le P. Surin, dans la méditat'on, les âmes vont à pied, se fatiguent beaucoup et avancent peu; dans l'oraison affective, elles vont achevai, le travail diminue et la rapidité augmente ; dans la contemplation, elles vont en carrosse, on dirait maintenant en chemin de fer ; elles avancent plus avec moins de fatigue *. — Louis de Blois avait dit avant lui : « Ceux qui sont unis à Dieu, et lui laissent toute liberté d'opérer en eux à chaque instant ce qu'il lui plaît, sont plus utiles à l'Église en une heure que les autres, quels qu'ils soient, en plusieurs années 9. Sainte Thérèse ne cesse de répéter * que ceux auxquels Dieu fait de pareilles grâces sont destinés à gagner un grand nombre d'autres âmes et à rendre de grands services à l'Église.

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