‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 299 sur 321 · Clieniin, xix. — Château, 7* dem,, c. IV · texte numérisé non relu

Clieniin, xix. — Château, 7* dem,, c. IV

taine nouveauté. Au contraire, si on passe par un état de tristesse, d'épreuve, le plaisir que cause la quiétude peut être en partie troublé ou voilé » ^.

II. — Quant aux souffrances, les contemplatifs endurent beaucoup de celles qu'ils éprouvaient auparavant. Outre les douleurs physiques, la séparaliun de leurs proches, la perte des biens et autres épreuves communes, ils ont encore des tentations à surmonter, des inclinations à dompter, des passions à régler, des vertus à perfectionner. Ils souffrent du côté de Dieu qui les délaisse, de leurs supérieurs qui les reprennent, de leurs frères qui n'ont pas les mêmes vues ni les mêmes goûts, du monde qui les méconnaît, du démon qui les tente, des éléments qui les tourmentent : tout cela est le lot de la pauvre humanité jusque dans le cloître. — Il arrivera même par un desseinspécial de Dieu, qui veut ces âmes plus pures, plus humbles et plus détachées, que beaucoup de ces peinesordinaires les visitent avec une persistance et une acuité non communes 2.

De même que la contemplation a ses joies propres, elle a aussi ses souffrances particulières.

Nous avons décrit suffisamment les épreuves diverses et si longues de la purgation passive des sens, et les tortures plus rares, mais beaucoup plus aiguës, de la purification passive de Tesprit. Il est inutile d'y revenir.

i. Grâces d'oraison, 2" partie, c. XI, 8.

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