‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 304 sur 321 · Ibiil , 7« dem., c · texte numérisé non relu

Ibiil , 7« dem., c

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cela la crainte de perdre Dieu et de tomber dans les illusions qui ont fait tant de victimes. Sainte Thérèse en a souffert cruellement durant de longues années ; son humilité et la délicatesse de sa conscience ne rendaient ses alarmes que plus vives ^ Au milieu de tant d'afflictions, elle chercha longtemps en vain un homme qui la comprît et la consolât ; si on parvenait à la rassurer un moment, les craintes revenaient l'assaillir. Il entre souvent dans les desseins de la Providence que personne ne puisse alléger nos peines.

En résumé, « partout, au début, au milieu, au terme de la carrière, tous ont leurs croix, quoique différentes ^ » ; car c'est la voie royale, tracée par le divin Crucifié ; là seulement, on le trouve et on s'unit à lui ; il n'y aurait pas de sécurité parmi les voies perpétuellement exemptes d'épreuves et semées de roses. La souffrance, en purifiant l'âme, assure le progrès dans le chemin de l'oraison ; d'ailleurs elle est bien compensée et l'on n'est pas malheureux. Depuis le jour où sainte Thérèse se donna toute à Dieu, elle ne s'est jamais trouvée dans une peine véritable. Si Dieu la laisse un peu souffrir, il la comble ensuite de ses consolations, a II me semble, ajoute-t-elle, que souffrir est la seule raison de l'existence.... et je dis quelquefois à Dieu du fond démon âme : Seigneur, ou mourir ou souffrir » *.

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