s'agit seulement de ceux qui sont mvicpsdansla vertu
IJE L OIÎAISON
morts au péché, travaillent dans les gémissements et la crainte du j ugement à guérir leurs plaies encore fraîches. Ce sont ceux qui, apiès une longue coopération à la grâce, sont parvenus à un état meilleur, où ils sont moins en peine de tourner et retourner la triste image de leurs péchés, qu'ils ne font leurs délices de méditer jour et nuit la loi du Seigneur sans pouvoir s'en rassasier ». En général, il faut donc s'être longtemps exercé dans la méditation et les oraisons affectives, avoir déjà réalisé de grands progrès dans les vertus; la douloureuse et lente purification passive des sens est la porte de la contemplation; chaque degré est une longue étape qui demande ordinairement des années; bien rares sont les âmes qui dépassent la simple quiétude. Le progrès dans l'oraison doit créer une marche ascensionnelle vers la perfection; s'il n'est point tangible dans les résultats obtenus, l'âme s'illusionne, ou bien elle abuse de la grâce ; au lieu de se repaître de vaines chimères, elle a besoin de se fortifier dans l'humilité, dans le renoncement et dans l'obéissance.
Illusion de croire que ces états mystiques ne peu vent pas avoir une fin. L'acte contemplatif est toujours de courte durée; les horreurs des purifications passives alternent avec les douceurs de l'oraison savoureuse; l'état mystique lui-même peut se perdre, soit par ] infidélité à y correspondre, soit par une volonté spéciale de Dieu, qui reste maître de ses dons et sait s'il nous sont nuisibles ou utiles.
lUusioQ de rêver visions, révélations, locutions et