‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 43 sur 321 · Èch. du Par,, degré 4 et 1t · texte numérisé non relu

Èch. du Par,, degré 4 et 1t

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mes plus muets vis-à-vis des hommes. Le silence ainsi gardé fait de nos monastères, malgré la multitude, une solitude aussi calme qu'un désert, et du cœur de chaque religieux, un sanctuaire silencieux où l'on n'entend que la prière qui s'élève vers Dieu et la voix de Dieu qui répond amoureusement à l'âme.

De même le bon emploi de nos intervalles favorise l'oraison. Dès que la cloche annonce la fin du travail, à moins que l'obéissance ne nous retienne, hâtonsnous vers le lieu de la lecture, comme un affamé court à une table bien servie. Car un fervent religieux doit toujours avoir faim de Dieu, et il s'en nourrit abondamment pendant les intervalles. Soit qu'il préfère prier, soit qu'il vaque à ses pieuses lectures, il remplace les pensées matérielles du travail par des pensées plus divines ; s'il s'était un peu répandu au dehors, il rentre en Dieu, il se replonge dans l'élément surnaturel, dans les pensées saintes et les pieuses affections. En lisant il s'instruit, et il se fait un trésor de connaissances spirituelles, auss sûres qu'abondantes ; et ainsi il aura, selon l'expres- Bion de saint Bernard *, une nourriture substantielle « à mâcher et ruminer pour en extraire le suc et le faire pénétrer jusqu'au plus intime du cœur. Gomment aurions-nous de saintes pensées, et comment pourrions-nous éviter de faire des méditations vaines et inutiles, si nous n'avons pas d'abord été instruits parla lecture ou la prédication ? x> Ainsi la

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