‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 55 sur 321 · s. Franc, de Sales, Viedév..i* partie, c. XV · texte numérisé non relu

s. Franc, de Sales, Viedév..i* partie, c. XV

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qu'elles dépendent du corps, ne laissentpas d'incommoder l'esprit, pour l'étroite liaison qui est entre eux... Le remède, en cette occurrence, c'est de revigourer le corps ».

Les saints ont pourtant cherché dans les austérités la ferveur et les joies de la prière. Loin d'écouter le démon qui « se fait professeur de médecine... allègue notre tempérament, fait sonner haut les infirmités qu'engendrent les observances si on les garde * » ; nous devons tenir à nos austérités comme à la volonté de Dieu, et garder nos règles avec un soin jaloux comme notre meilleur patrimoine et notre vrai trésor. Mais puisque V indiscrétion dans la pénitence nuit à la contemplation, si notre corps est épuisé et notre esprit sans vie, découvrons notre état à nos supérieurs et faisons ensuite ce qu'ils nous diront. Quant aux mortifications spontanées, soumettons-les au contrôle de nos supérieurs, et n'en faisons pas qui aillent jusqu'à ruiner notre santé, abattre la vigueur de l'esprit, et nous rendre pesants, assoupis, sans pensée et sans vie à l'oraison. Les awsîérités volontaires ont leur prix, l'oraison est un trésor plus désirable; gardons assez de forces pour nous livrer aux durs labeurs d'une vie de prière, la contemplation est notre principal but.

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