Art divin de l'or. ment
i. S. Franc, de Sales, Vie dévote, i* partie, c. xni.
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délectations, complaisances, qu'il nous veut arracher des mains. » Ces gens-là ont des émotions, mais n'ont pas la dévotion ; seule leur sensibilité est touchée, leur volonté n'est pas dévouée. « Ah ! ce sont des amitiés de petits enfants que tout cela, tendres, mais faibles, mais fantasques, mais sans effet. La dévotion ne gît donc pas en ces tendretés et sen-i sibles affections. »
Au contraire, les sécheresses ne sont pas toujours la preuve de Tindévotion. Assurément, si la volonté se porte mollement à son devoir, si elle est devenue lâche et sans vigueur pour l'obéissance, le support mutuel, les humiliations, etc ; si, dans la prière, elle combat à peine les distractions, et ne se fait pas violence pour se tenir unie à Dieu ; l'âme n'a pas seulement perdu les suavités de la dévotion, mais la dévotion elle-même. Au contraire, si la volonté reste prompte et généreuse pour accomplir tous ses devoirs ; si, dans l'oraison, elle fait ce qu'elle peut pour demeurer unie à Dieu quoiqu'elle n'y réussisse guère peut-être, elle n'a perdu que la dévotion sensible, elle a conservé la dévotion substantielle et n'a pas cessé d'être vraiment à Dieu et de lui plaire.
^ II. — Provenance et tendance des consolations et désolations.
Les consolations et les désolations peuvent venir de Dieu, de la nature ou du démon.
1" Dieu, pour attacher l'âme aux biens spirituels, lui fait goûter au commencement le lait des conso-