s. Fr. de Sales, Amour de Dieu, 1. IX, c. x
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créatures, le péché véniel bien consenti, et surtout l'habitude du péché véniel ont pour effet :^e dessécher la dévotion.
Il nous les retire, ajoute saint Bernard, à cause de notre orgueil, soit parce qu'on y est déjà tombé, 8oit parce qu'on y tomberait" sans cette soustraction. «La privation de la grâce est la preuve de l'orgueil... L'orgueil, soit qu'il existe déjà, soit qu'il n'existe pas encore, est toujours la cause de la soustraction de la grâce * . »
Selon le P. Faber, € le temps de la prière est l'heure du châtiment de Dieu. C'est alors que les péchés véniels, les légères infidélités, les amitiés désordonnées, les attachements mondains s élèvent contre nous, et que nous en portons la peine 2. » Il serait peut-être plus juste de dire que Dieu nous attend là pour nous avertir de nos fautes, nous corriger paternellement et nous ramener au devoir.
En résumé, Dieu se propose, dans les sécheresses, de nous humilier, de nous détacher, de compléter la purification de notre âme, de nous porter à mieux apprécier ses dons, à les désirer plus ardemment, à les chercher au prix de plus de sacrifices; c'est un amoureux caprice, un artifice de Dieu, pour se faire aimer, pour arriver à s'unir plus intimement à une âme affamée et haletante de désir, et pour lui faire pratiquer, en attendant, des vertus plus héroïques et plus méritoires.
\. s. Bern.« Incant. semi. 54, n' 40.