‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 63 sur 321 · S. Fr. de Sales, Vie dév., i* part., c. xiv · texte numérisé non relu

S. Fr. de Sales, Vie dév., i* part., c. xiv

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tliée, qu'elles sont de Dieu. Mais si ces douceurs n'ont de la douceur que pour nous, et qu'elles nous rendent curieux, aigres, pointilleux, impatients, opiniâtres, fiers, présomptueux, dursà l'endroit du prochain, et sî, pensant déjà être de petits saints, nous ne voulons plus être sujets à la direction ni à la correction, indubitablement ce sont des consolations fausses et pernicieuses. (Il faut juger des sécheresses par les mêmes principes ). Un bon arbre ne produit que de bons fruits.»

§ m. — Conduite pratique.

Du côté de Vintelligence. — l» Commençons par examiner notre conscience à la lueur de ces principes, pour voir d'où viennent les consolations et les désolations, et surtout quels effets elles produisent dans notre âme. « Mais notez, Philothée, dit saint François de Sales *, qu'il ne faut pas faire cet examen avec inquiétude et trop de curiosité ; après avoir fidèlement considéré nos déportements à cet égard, si nous trouvons la cause du mal en nous, il en faut remercier Dieu; car le mal est à moitié guéri quand on a découvert sa cause. Si, au contraire, vous ne voyez rien en particulier qui vous semble avoir causé cette sécheresse, ne vous amusez point à une plus curieuse recherche; mais, avec toute simplicité, sans plus examiner aucune particularité, faitesceque je vous dirai .»

2» Avant tout, il faut, s'il en est besoin, rectifier

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