s. Lig., Amour env. J.-C xvu
84 DE l'oraison
toutefois nous arrêter à les savourer et à nous y complaire... Ces consolations spirituelles sont des dons, £)ien plus précieux que toutes les richesses ej tous les honneurs de ce monde. » Si la sensibilité est elle-même émue, cela complète notre dévotion puisqu'alors tout notre être goûte Dieu etluiestuni; la sensibilité est à redouter quand elle nous éloigne du devoir ; elle est fort bien réglée quand elle nous aide à mieux accomplir la divine volonté.
Nous pouvons demander les consolations avec une intention droite et une humble soumission ; selon nous, il vaudra mieux nous abandonner avec confiance entre les mains de Dieu qui est l'amour même et la sagesse impeccable, et nous tenir détachés des douceurs, prêts au sacrifice, résolus à tirer parti de tout.
De même, dans la désolation, on peut demander avec humilité et soumission que l'amer calice s'éloigne ; nous préférons l'abandon confiant et filial à la divine Providence.
«. Invoquez Dieu, dit saint François de Sales "i , et lui demandez son allégresse... Ote-toi d'ici, ô bise infructueuse qui dessèches mon âme ! et venez, ô gracieux vents des consolations, et soufflez dans mon jardin !... Mais après tout cela, rien n'est si utile, rien n'est si fructueux en telles sécheresses et stérilités, que de ne point s'affectionner et attacher au désir d'en être délivré. Je ne dis pas qu'on ne doive faire de simples souhaits de la délivrance ; mais je