‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 70 sur 321 · Cité par S. Liguori, Praxis · texte numérisé non relu

Cité par S. Liguori, Praxis

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dans une niche, et qui ne désire ni voir, ni parler, ni marcher, mais seulement plaire à son prince, obéir à son maître bien-aimé ^.

3" Entrons dans les vues de Dieu en faisant profiler les consolations et les désolations à notre avancement spirituel.

« Ayant reçu humblement ces consolations, dit saint François de Sales ^ , employons-les soigneusement, selon l'intention de celui qui les donne. Pourquoi pensons-nous que Dieu nous donne ces douceurs? Pour nous rendre doux envers un chacun et amoureux envers lui. La mère donne la dragée à son enfant pour qu'il la baise ; baisons donc ce Sauveur qui nous caresse par ses consolations ; or baiser le Sauveur, c'est lui obéir, garder ses commandements, faire ses volontés, fuir nos désirs, bref l'embrasser tendrement avec obéissance et fidélité. Quand donc nous aurons reçu quelque consolation spirituelle, il faut ce jour-là nous rendre plus diligents à bien faire et à nous humilier ». C'est aussi le moment d'accomplir les sacrifices qui jusque-là nous avaient effrayés; portés par la grâce, nous avons moins de peine à franchir les obstacles. En outre, les grâces sensibles annoncent souvent de plus grandes épreuves et nous y préparent ; nous tâcherons donc de faire provision de courage et de nous tenir prêts à tout ce que Dieu voudra.

Les désolations sont le sol favorable entre tous à

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