‹ Les voies ferréesChapitre 26 sur 37 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

VWW COMPRIMÉ ET LES ASCENSEl RS SLR LES VOIES FERRÉES.

Emploi de F/nr comprimé pour asattrer la traction sur les fortes rampes. — En dehors des dilîérentes dispositions qui empruntent à une locomotive à crémaillère ou à une machine fixe à treuil Teffort auxiliaire qui est nécessaire pour entraîner un train sur une pente un peu rapide, on j>eut avoir recours à un autre moyen et employer, par exemple, la pression de Tair comprimé ou raréfié. On installe alors le long de la voie un tuhe étanchc dans lequel on crée une pression artificielle qui chasse un piston mobile dans Tinlérieur du tube. Ce piston, dont la tige sort à Textérieur par une fente longitudinale pratiquée dans le tube, fournit le moteur auxiliaire nécessaire et entraîne avec lui sur la rampe le train remorqué.

Tel est le principe des tubes atmosphériques qui furent appliqués en France sur le chemin du Vésinet à Saint-Germain, et qui avaient été essayés également, d'ailleurs, à diverses reprises, notamment en Angleterre et en Irlande. Nous |)ourrions citer, par exemple, la ligne de Kingstown à Dolkev, qui avait 5 kilomètres de longueur, et celles de Londres ;ï Crovdon et de Plvmouth à Exeter, dont la longueur était de 12 kilomètres environ. Dans ces différentes expériences, Teffort moteur était fourni par la pression atmosphérique s'exerçant derrière le piston, tandis qu'on faisait le vide à Tavant; elles donnèrent d'ailleurs des résultats défavorables. La rainure longitudinale était obturée au moyen d'une soupape flexible formée de deux bandes de cuir, mais on ne put réussir à la maintenir bien étanche.

Au lieu de faire le vide dans le tube, on peut essayer de re-

tES VOIES FEnHÊES.

fiHiliT ili' r;iir compriim- dciriere k piston et obtenir ain?i L'Iliiit (ilif i''iici')îi([ni' sans aiigminlcr Us dinunsions du liibe.

Telle est l'idée qui (1 (te a|i|jlii|ii | h \I I uirtlini sur la coIMi de l»laiii|i;il;ii^ pu-dr (j<"n.'\e. ,'lle -.■ |.irs..|ile (l';iilleurs |;i dm

des conditions beaucoup plus satisfaisantes au point de vue théorique, et elle parait appelée à y donner des résultats meilleurs.

Dans la disposition adoptée à Plainpalais, Tair comprimé qui est refoulé dans le tube pour ciiasscr le piston est aspiré par un compresseur dans un grand réservoir spécial on il esl cMumagasiné à Tavance, et, lorsqu'il a rtMupli tout le tube, il est ramené dans ce même réservoir par le train descendant qui suit, (^elui-ci chasse alors le piston devant lui 1 1 se crée ainsi un frein particulièrement sur et efficace, en même temps qu'il restitue, par la compression de Tair, la plus grande partie de Feffort moteur dépensé pour Tascension du train précédent.

Dans ces conditions, le travail de descente des trains est utilisé aussi complètement ([ue possible; cl, si on considère d'autre part que les compresseurs d'air seront actionnés par les chutes d'eau toujours nombreuses dans les pays de montagnes, on voit que la force motrice est recueillie à |>eu [)rès gratuitement, et qu'un pareil système, s'il est réellement pratique, permet de réduire dans une large proportion les frais de construction et d'exploitation de la voie. En outre, l'air comprimé, en raison de son élasticité, se prête beaucoup [)lus facilement ([u'un cable aux variations de l'effort moteur de la locomotive en marche, et on n'éprouve ainsi aucune difficulté à entraîner le train tout entier avec sa locomotive, comme dans le système Agiidio.

Malheureusement, si l'idée est tout à fait séduisniite au point de vue théorique, il faut reconnaitn» cpie les difliciiltés d'application sont considérables, et l'insuceès des essais tentés jus(|u'à présent inspire une certaine déliancc. Toutefois, l'ascenseur à air comprimé de Plainpalais paraît beaueoiip mieux conçu que le tube de Saint-Germain par exemple, car on a pu profiter des nombreux perfectionnements apportés aux machines à air à la suite du percement des grands tunnels, et, de plus, l'installation du tube et de la soupape longitudinale diffère sensiblement de celle de Saint-Germain; enfin les résultats obtenus jusqu'à présent permettent d'espérer que les fuites d'air n'acquerront jamais une intensité dangereuse.

LES VOIES KBIIHEES.

ir, représeiiU- dans les iigiiri'sH6ft H8.ï

25, il est élahli au niilk'u de la voie ferrre,

sur les mêmes tr«vLT!f»

que les mils, cl ccsi^e^

niers sont rclc^i-s sur

i]fslongrinesF](fig.ll"l

i1l' manière â se Iroincr

1= ramenés au nîvciu su-

^ p r e r du tulif, Cclui-

c e t consolidé pnrrjt^

r urcs eïtorieuri'sB,

-= 1 présente sur lu

g eratr ce siipérieun!

'° ^ une fentt longitudinale

d t neeilivrerpassa]ie

" 1 birre d'allela^'

I ^ 1 -ivant du piston

ob I (jui remorque

le tra n Cette fente doit to jours être fermée il

U- -ni

L'AIR COHPHIMfi ET LES ASCENSEURS SLR LES VOIES KERREES. 271

forte il l'intérieur du tube, puisque la soupape se trouve alors maintenue par un effort plus énergique. Celle-ci est reliée par

Fig. lit).

A, tnbe en fonte.

B, soupape longitudinale composée de qaalrc parties.

1, bande de fer en goulle de suif.

2, lanière en cuir gras.

3, soupape en Liois.

4, lame de fer plat.

C, lune de fer plat il laquelle la eoupapo est suspendue.

D, nenures du tube.

E, rails des galets.

palier de Ve

M, barre datlclago c

M] M], coupe des li

la lige du pister

la

forme (le lyre.

\T quifonuent auiquellos est fixée

riage.

N, fourrure qui

ces barres.

K.L, galet!

la soupape pendant li

des tiges verticales à une barre de fer méplat G qui, au repos, Tient s'appuyer contre tes bords supérieurs du tube ; mais lors-

■2-rî LES VOIES FERREES.

qtio Ie« doun bras H de la barre d'alk-lngo M,M, viennent h pa»«r, ils soulcveiil celle barre comme un le voit sur la figurt* 1(8. H le |iîstnn applique ensuite la soiipupc sur son sipge.

Li' piston lui-même esl en fonte garnie iv i-iiir, et [tour obtt'iiir uni' Termeture aussi étaui'he que pOHSÏble, on a [iratiquttrois rainures sur le [lourlour, et [Aitcé dans chacune dVlU"^ un anneau en caoutchouc applique Mir les parois par la pression iIp l'air lui-même,

L'air comprimé est uinenê dans le tube à ta pression de Ct Auiosphères, ce qui fournit un elVorl moteur total de 3IX(0 lilngrnmnieii environ, dilTérant peu de relTott de traction d'une locomotive h deux essieux accouples,

L'uss<;uihliipe du piston et de la locomotive i"i remor<|tier arrivant au bas de In rampe s'opère sans exiger aucun aiguilla^*, de lii manière »<tiiviinte : la buriv d'allcla^ sortant du tube dp propulsion se termine au jour par un petit chariot-guidf qui rouie sur de petits rails placés ;i droite et à gauche de la voir, en I'' (iig. 117), el qui porte :i l'uviint un lamjion lî\e rnrivspondant h un second tampon mobile relié à la locomotive. Pour faire iisa|i;e de l'ascenseur, le mécanicien abaiKsi! ce stt-nnd lam-

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en palier nitl,

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Ascfni'if'ifis /ii///f'iii/i//iii ra^niiM'iii' li>ili'.,iili<|H,'

Trnivi.l.T.., <|iil laisiii

M'Ilc- ,1.- \H-«. Il, K.I,IIIS.

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i;ii,'s Mliii .l'iilllis,

s in'iulii'iHC^. — On se l'appcllr ilatis lit],' liiiir du palais ilii riDsiti's lie rKxjiosifioii imivt'isl l'aiili'iii', a ilis]>iis|-. .■■-alfiiifiiC li>.lraijli.|iios .lails ilillcnailrs

r .lin'clcii I l.s .■liiil,-s .IVaii

.-ex

1^. l'yrérOcs .le CiuU.r"!» il l.a H;

liACtÉ. — Vgits ferrées.

(ics torrents qui on descendent, La ville de Cauterets a ouvert dernièrement un concours pour l'établissement d'un chemin de fer

de baigneurs destiné à mettre la ville en communication avec les

sourcesdcLaRaillièreqiiirnsont diM mtcdi plusd un kilomètre

cl clcvécs iVune )iaulLurd< 12i nutu

au-dcsstis. Le projet d iscin eut qui

M. Edou\ avail étudiL i t» t effet fut

adopté de préférenci i 1 1 li^nc i en-

maillùre de M. Riffircnbiili tt i uni

nouvelle application du «v U mt l-dl

reprise par M. Tarlic dis S (liions La disposition proposeï pu M 1 diiuv

fraclionne la hauteur di 12) iiiitii i

fîra>ir en cinq étapes dilli i» nt di

25 nu'trcscliacim d'eUv itiori ipii ont

desservis par autaiil d i iciimui

Ceu\-ri sont renfermes d iii'- des toiii

spéciales repn'senlét in ioup( lir-nn 12<), qui sont réparties sui le thni di

la montagne et écaitet" 1 une di l m tre de -iO mètres en moveniiL (oiiiiih l'indique la ligure 110 <|ui donn< uni vue d'ensemlde de eelte in«tilhtion si curieuse.

Le véliicule à (ran=;pniter(s|snuli m

jusqu'ausommetdiipii miel i een eiii avec le plateau de ci lui ei piii il < rend iiutomatiqiicm< nt iti pu d du se rond, en suivant la voie fi rrec etnhlu sur un palier intermedi lire entre les

deux avec une ponfc suffisante pour déterminer l'entrainement du véhicule ; et la môme manœuvre se répète toujours pour le passage d'un ascenseur an suivant. Il en est de môiiic A l'arrivée au sommet du dernier ascenseur, car celui-ci est élevé de 10 mètres au-dessus du niveau des sources, cl il est rattaché à La Rail-

ZM

lière par un plan inrlÎDc n circulation automatique. d*(in kilomèlrc de longueur. La voiture arrive ainsi à destination sans aucane dépeo^ de force motrice, et elle est munie d'ailleurs de rrcins énei^ques [tour prévenir tout excès dangereux de vitesse dons lu descente des plans.

Le voyage en retour s'optera dans des conditions analogue'' : ;t son arrivée à La Raillière, la voilure est reçue sur un truck spi-cia! et ramenée à un plan de retour qui présente également une pente suflîsanle pour déterminer automatiijucment la mise en inttrchc du véhicule. Ce plan va aboutir directement au sommet du second ascenseur en évilanl les trois derniers, et celui-ci. qui est muni d'une installation double, ramène le wagon descendant, eu même temps qu'il soulevé le wagon montant, puis la voiture revient paru» autre palier intermédiaire â circulation automatique au sommet du premier ascenseur, d'où clic est descendue à (intérêts.'! son ])oint de départ.

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