LIGNES A VOIE ÉTROITE
Les lignes à voie étroite présentent aujourd'hui une importance considérable, et comme elles admettent sans difficulté des courbes d'un rayon beaucoup moindre que les lignes du type normal, on n'hésite pas à y avoir recours pour éviter les travaux d'art si dispendieux qu'entraîneraient les voies larges dans des pays souvent montagneux écartés des grandes voies de comniunication exploitées déjà par les premiers chemins de fer.
On en rencontre dés à présent quelques exemples en France, notamment la ligne de Hermès à Beaumont, la première en date des lignes à voie étroite, celle d'Anvin à Calais : à l'étranger, nous citerons principalement les lignes du Brésil qui ont pu être établies presque toutes dans les mêmes conditions, et on a pu ainsi réduire souvent au tiers, de 200,000 à 80,000 francs, le prix de revient kilométrique de la voie ferrée.
L'adoption de la voie étroite entraîne sans doute, dans les pays qui ont déjà la voie normale, dos transbordements qui sont toujours gênants pour l'exploitation ; mais on peut arrivera les réduire dans une proportion très considérable, en employant par exemple des caisses ou des plates-formes qui puissent être chargées directement à Taide de grues sur les trucks de la voie étroite, comme l'application en a été faite récemment d'une manière particulièrement intéressante sur la ligne de Ribeauvillé reliée à Tune dés gares du chemin de Strasbourg à Bâle.
Quoi qu'il en soit de cette difficulté, on ne saurait nier que les lignes à voie étroite ne présentent souvent des avantages réellement décisifs, et c'est ainsi souvent qu'on pourra réussir à con*
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slniiro des \oies ferivi-s dans les rêfïions ticcidonlées, dont l'itiduslrie est encore [k-w dévelojiprt-.
Nous avons cru inlèrcssanl de donner à ce srijet quelques di-Uib sur les lignes du pays de Galles ; car elles constituent le% chemins h voie étroite les plus anciennement esploités, et vWa arrivent à suffire ii un trafic que leur envieraient bien des lignes à voie normale.
Les chemins du pays de Galles compreniienl dis lipnes différentes, dont quatre viennent aboutir à l'ort-Madoc, où sVmbarqni'nt la plus grande partie des ardoises extraites dans les carrières du pays; on compte également dix autres lignes environ établies par des particuliers pour le raccordement de leurs usine".. La principale et la plus ancienne des voies ouvertes au public est la ligne de Fesliuio); allant de Dînas (Khew-Bryfder), et de Dwffs à. Port-Madoc qui en es! distant de il kilomètres.
La construction de cette voie, qui fut concédée en 1832, ptvsenta de nombreuses difficultés, surtout dans la traversée do l*liis-lan-y-Bwleh, station située dans un pays abrupt et pittoresque dont on tiYtuve une vue dans la figure 121 . La rampe moycouc est de fâmillimètres.etelle atteint mèmclGenarrÏTantà Dinas.
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