‹ Les voies ferréesChapitre 29 sur 37 · LIGNES A VOIE ÉTROITE · texte numérisé non relu

LIGNES A VOIE ÉTROITE

kilomètre exploité. Plusieurs machines ont leur mécanisme mo bile par rapport à la chaudière, afin de faciliter le passage dans les courbes; elles appartiennent au type Fairlie, dont nous avons parlé plus haut.

La vitesse de marche moyenne est de 16 à 19 kilomètres à rhcure, et les recettes annuelles y atteignent près de 30,000 francs par kilomètre. 11 est remarquable qu'une voie aussi étroite puisse suffire à un pareil transport ; mais il faut bien reconnaître d'ailleurs que cette faible largeur crée de nombreuses difficultés en raison de Timportance du trafic, car clic oblige à un entretien de la voie très soigné et dispendieux.

Une usine récemment fondée en France à Petit-Bourg, par M. Decauville, s'est créé une sorte de spécialité de la construction des lignes à voie étroite pour un usage industriel ; mais ses voies sont munies alors de traverses en fer, et constituent une sorte de porteur facile h déplacer suivant les circonstances. La figure 122 donne une idée de Tinstallation delà voie et de ce petit matériel si curieux, et elle montre en mémo temps que les petites locomotives, telles que les livre M. Decauville, peuvent encore entraîner plusieurs wagons avec un certain nombre de voyageurs. De pareils porteurs répondent très bien aux besoins de rindustrie et même de la grande culture, qui peut ainsi improviser partout, sans terrassement préalable, les voies ferrées dont elle a besoin pour ses transports, et l'usine de Petit-Bourg en a livré déjii un grand nombre dans les différents pays du monde.

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