I.A \II::iLI.E
Vous le croyez? (^A fVolJgang) Monsieur, si voulez manger un peu de soupe, asseyezvous, je vous en prie, sans cérémonie. »
^^ oîfgang accepta son invitation en silence, et continua à regarder fixement la jeune fille, dont la ressemblance avec la comtesse le frappait tellement, qu'il ne douta plus que ce ne fût elle; mais, à son grand étonnement, elle ne paraissait pas du tout le connaîti'c. La vieille lui servit du potage, et le supplia de manger.
LA VIEILLE ( à la jeune fikl).
Je vous demande sur toutes choses de vous dépêcher , et de ne pas oublier un mot de ce que vous avez à dire, c'est de la plus grande importance : êtes- vous sûre de le savoir parfaitement?
ET UNE GRANDE FOrxTUNE. n5
LA JEUN£ FILLE
Oui, certainement, je pourrais le répéter aussi bien que mes prières.
LA VIEILLE
Essayons. Que ferez-vous quand vous l'apercevrez dans le sentier ?
LA JEUNE FILLE
Je me lèverai , j'irai au-devant de lui , et je lui dirai : « Bonjour, monsieur Wolfgang , d'où venez-vous si matin ?
LA VIEILLE
Et s'il vous demande comment vous savez son nom ?
LA JEUNE FILLE
Oh ! monsieur , lui dirai-je , je vous connais mieux que vous ne le pensez : ne venez-vous pas de la Savoie ? ne vendezvous pas des souricières ?
iiG DE JEUNES AMOl'ilS