CHAPITRE V
Dans rintime conviction que c'était un messager du baron Yon Tiefenthal, envoyé pour le ramener à son château , Wolfgang le suivit, et, sans regarder le chemin qu'ils prenaient, s'abandonna à ses pensées. Elles
DE JELISES AMOURS, etc. 71
avaient toutes pour objet la belle comtesse : elle avait fait sui* son cœur une impression si forte , il était si rempli de ses charmes, qu'il ne voyait que son image. Il pensait même sérieusement (car l'amour impétueux ne doute de rien) à la manière dont il pourrait lui déclarer sa passion les jours suivans, quand son conducteur le tira de cet agréable songe en lui disant : u Nous y voilà , entrons. » Il s'aperçut alors, à son grand étonnement , qu'ils étaient arrivés à une pauvre cbaumière dont l'homme en redingote ouvrit la porte en le priant d'entrer. Déjà trop avancé pour retourner , croyant d'ailleurs qu'il pourrait peut-être trouver là le baron Von Tiefenthal, qui l'attendait, il entre dans la cabane. Il commençait à faire sombre, et la seule petite fenêtre de cette chambre étant très-sale , l'obscurité était complète.
Wolfgang en arrivant ne vil done personne , et fut bien surpris en entendant ce qui suit : . '