‹ Les Voitures de Place: Étude de la Réglementation Parisienne de la CirculationChapitre 11 sur 70 · FRÈRE · texte numérisé non relu

FRÈRE

réussit à avoir une nouvelle prolongation de quarante années à dater de 1719.

Les lettres patentes de Louis XV, en date du 2 février 1916, qui accordent un privilège au marquis de Cavoy, ne sont done que la confirmation de celles de Louis XIV de 1707 (1).

Enfin le dernier privilège accordé avant la Révolution pour les chaises portatives, est celui de Mademoiselle d'Estampes, par lettres patentes du 23 mai 1767, enregistrées au Parlement le 10 mai

Les chaises roulantes (2) étaient des sortes de boîtes suspendues par des ressorts sur deux roues latérales, et tirées par un ou plusieurs hommes appelés « tireurs de chaises ». Elles étaient connues dès la fin du règne de Louis XIII, et auraient été mises en usage depuis longtemps sans l’opposition du sieur de Cavoy et du marquis de Montbrun, titulaires du privilège des chaises portatives,

Ces derniers, non contents d’avoir obtenu, le 31 mars 1639, un privilège de 40 années, adressèrent au Roi une nouvelle demande et obtinrent, le 24 mai 1639, un brevet spécial par lequel « Sa Majesté entendait qu'ils ne fussent aucunement troublés dans la jouissance de leur privilège, sous prétexte d'inventions d’autres chaises, méme des chaises roulantes ».

G) Cf. A. MARTIN, ouvr. cité, p. 28 et p. 32. (2) Appelées aussi « brouettes », « roulettes » et « vinaigrettes », — Cf, Voyage de Lister à Paris en 1698, p. 27.

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