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trajet souvent fort long aux points de correspondance, nouvelle attente, ascension d’étages, atmosphère lourde, changements de température, bousculades, etc., etc.
Le public, vraisemblablement, préférera, dans de nombreux cas, l'automobile au Métropolitain. Nous retomberons alors dans le précédent problème : la difficulté de la circulation à l'air libre. Le Métropolitain soutiendra sans doute la concurrence des transports à la surface tant que leur circulation sera, comme aujourd'hui, entravée, ralentie par des embarras et des arrêts perpétuels, mais, en tous cas, rien ne permet de conclure qu'il améliorera et facilitera la circulation à la surface du sol (1).
Devons-nous décider que le problème de la circulation urbaine à Paris ne peut être résolu? Il serait sans doute téméraire d'exprimer une opinion
(1) M. Daniel Bellet, professeur à l'Ecole libre des Sciences politiques à Paris, étudie cette question dans un article de la Revue Economique internationale de janvier 1908, p. 205.
La confirmation de ce fait que la multiplication des moyens de transport multiplie la circulation au lieu de la diminuer proportionnellement pour chacun, se trouve dans tous les compte rendus des assemblées générales de la Compagnie Générale des voitures.
Le compte rendu du 27 avril 1903 donne notamment, page 27, cette intéressante observation statistique :
€... Durant cette période (de 1865 à 1go1), la population parisienne a augmenté d'environ 48 o/o alors que le nombre des personnes ayant fait usage des moyens de transport s’est accru de 316 0/0.