‹ Les voix champêtres [microforme]Chapitre 7 sur 15 · LA MOUCHE VERTE · texte numérisé non relu

LA MOUCHE VERTE

Quard sur la nappe je me pose, Vite.on me chasse avec dégoût :

Je pars... furieuse qu'on ose...

Et vais m'asseoir à l'autre bout.

Je sors en me cognant aux vitres.

J'y rage d'un accucil pareil,

Je vous fuis, gueuses et bélîtres,

He

Et je me perds dans du soleil !

Moi, l'inquiétante émeraude, Je vole à mon coin coutumier :

Je suis la musique qui rôde

Sur l'or humide du fumier.

Montréal, 20 octobre 1910,

LE PAPILLON

LE PAPILLON

Moi, je suis je blane papillon ;

Au-dessus des fleurs je voltige, Ou je descends dans un rayon

Et je me berce sur leur tige.

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LE PAPILLON

Je m'arrête pour peu de temps:

J'ai des pressentiments moroses Qui m'annoncent de courts instants

Pour visiter toutes les roses,

Jai bien des merveilles à voir:

Mon existence est si fragile Que me hâter est un devoir,

Lorsque mon aile reste agile.

Je veux explorer tout l'azur,

Et parcourir toute la terre, Mais mon destin est si peu sûr:

T1 me faudrait l'année entière!

LE PAPILLON

J'ai de plus un autre souci,

Petit artiste sans famille...

Lequel ? demandez-vous, — Voici:

Je possède un corps de chenille,

Montréal, 20 octobre 1910.

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