L'HIRONDELLE
Dans les cieux des jours printaniers Elle vient des pavs étranges Que parfument les citronniers,
L'oranger constellé d'oranges.
L'hiver défunt, cheminant droit, Elle cingle d'un vol agile Vers l'angle obscur de quelque toit
O se suspend son nid d'argile.
Si le cher nid est là toujours,
Malgré les neiges et la bise,
Il abrite encor ses amours,
Hors du soleil et sous la brise.
L'IHRONDELLE
Aux approches du souffle froid,
Pour un trajet de mille lieues,
Laissant vide le gîte étroit, £
On verra fuir dix ailes bleues.
Montréal, avril 1900,
LE MERLE
LE MERLE