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Tout Paris se prépare à combattre les reitres, Les jeunes et les vieux marchent sous les drapeaux ; On jure de tuer, sans pitié, tous les traitres
Et de livrer leur'chair en pâture aux corbeaux !
Les fusils, les canons, les boulets et la poudre Sont vite fabriqués et remis aux soldats ; Et, quand sonnera l'heure, aussi prompts que la foudre,
Ces terribles engins feront mille dégâts...
C'est le vingt-deux septembre, Escorté de ses troupes Le général Ducrot traverse Châtillon ; Les habitants du lieu, qui se tiennent par groupes, Agitent devant lui maint et maint pavillon.
Ducrot s'incline et dit:
‘“ Priez pour nous, mes frères, Afin que du combat aous sortions triomphants ; Demain nous camperons près des Hautes-Bruyères Où les Prussiens encor se montrent turbulents.” Et, quittant à regret ce peuple qu’il estime, Esclave du devoir, il poursuit son chemin ; Il n’a plus qu'un désir—désir vraiment sublime—
Lutter, et, s’il le faut, mourir le lendemain !