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Honneur lui soit rendu! car aux jours de souffrance, Escortant le superbe étendard de la France,
Hiante, elle volait toujours au premier rang,
Offrant à son pays son courage et son sang...
Es ne sont plus ces jours où l'humble Canadienne Quelquefois ripostait à la balle indienne,
Un autre saint devoir oceupe son esprit:
Enseigner à ses fils la foi de Jésus-Christ !
Sa voix —- sa douce voix à nulle autre pareiile — Enspire le respect et charme notre oreille ; L'orateur, le poète et le vieil érudit
Ecoutent cette voix que ma muse applaudit... : Pour savoir la raison du respect qu'elle inspire, Allons consulter ceux qui sont sous son empire, Et tous nous répondront avec de fiers accents : Nous savons que son cœur est pur comme l’encens ! Qui de nous oserait contester à cet être
Une telle vertu, la plus grande peut-être?
El serait, celui-là, (j'en appelle au lecteur)
Honni de tous les siens comme un vil imposteur ! Qui, la Canadienne est l'honneur de notre race ;
Nous sommes très heureux de marcher sur sa trace.
Or, le vingt-quatre juin, dans le temple avec nous, Recueillie en son âme, elle prie à genoux.
Après avoir longtemps, pour sa chère patrie, Imploré les faveurs de la Vierge-Marie, Triomphante, elle vient voir ses fils, orgueilleux, Déroulant des combats les drapeaux glorieux ! Elle les suit des yeux, à l'ombre de l’érable, Nourit à leur bonheur qui semble inénarrable.
Ils sont heureux vraiment ces rejetons gaulois, Défenseurs, au besoin, du pays, de ses lois!
Oh! Dieu, qu'elle est contente et qu’elle est emprassée ! L'amour de la patrie enflamme sa pensée !
Elle voudrait pouvoir — bénissant le Seigueur — S'élancer dans les rangs, marcher avec honneur ! Ah! mais la convenance (arbitre tyrannique Voulant que l’homme seul, sur ce sol britannique, Ait droit de s'affirmer à la face des cieux), Interdit à la femme un rôle aussi pieux.
Fandis que nous faisons ce doux pélerinuge, Cher au pauvre artisan comme au grand personnage, Optant pour sa demeure, elle y vole... et bientôt N'a plus pour la patrie une pensée, un mot !
Non! car elle contemple une enfant caressante :
Une enfant pour son cœur vaut la patrie absente...