LAVES
CRETACE
NEOGENE
Courbes c& profondeur de 60, de 200 et de 500 mêtr^es.
isKil.
MEDITERRANEE ET EUROPE CENTRALE
taie de Thcra allait se constituer. Les éruptions qui avaient formé les masses éruptives nouvellement émergées avaient été sous-marines ; des tufs fossilifères intercalés dans les masses de lave le prouvent. L'activité volcanique qui se manifestait dans cette région se porta ensuite un peu au nord et un énorme cône de matières meubles andésites augitiques s'éleva au point où se trouvent aujourd'hui les Kaïmeni. Il rejeta surtout des cendres et des scories, probablement en de formidables explosions successives. Aspronisi et la partie sud-orientale de Théra en sont les restes. Dans la partie septentrionale, des cônes adventifs se dressent sur le pied du volcan : Mégalo- Vuno, Kokino-Vuno et Petit Saint-Élie, composés d'andésites à hypersthène et de labradorites à anorthite, et un autre cône secondaire, probablement situé au point où se trouve Téchancrure d'entre Théra et Thérasia et qui rejeta d'abondantes scories rouges visibles de nos jours entre les coulées et les cendres des îles voisines.
Toute activité n'était pas éteinte dans le massif central, d'énormes coulées de laves en sortirent. Arrêtées au nord par la chaîne des pitons secondaires, au sud par quelque obstacle inconnu, elles se répandirent vers Test où elles formèrent les laves du promontoire de Skaro, au nord de Phira, vers l'ouest où elles formèrent celles de Thérasia. Une période de calme suivit. A cette époque l'archipel santoriniote ne formait qu'une seule île montueuse. Les pluies la ravinèrent, la végétation s'en empara; Thomme s'y établit. Des trouvailles nombreuses ont montré qu'il était déjà entré dans une période avancée de civilisation. Mais des cataclysmes suivirent; le grand bassin central se forma. Certains géologues l'attribuent à une explosion gigantesque, plus intense que celle du Timboro, d'autres à un effondrement ; Fouqué pense qu'il faut y voir la combinaison des deux phénomènes.
D'après Philippson, le magma avait fluidifié tout l'intérieur du volcan ne laissant qu'une mince croûte extérieure, surplombant la matière en fusion comme une coupole ouverte. Chaque explosion qui se produisait élargissait considérablement le cratère. Enfin, la croûte éclata, le magma vint largement en contact avec l'air ou la mer, une explosion considérable projeta la masse de fine ponce qui couvre les îles extérieures de l'archipel. La baie était formée. Toute trace de vie avait disparu sous les matières rejetées. L'explosion fut certes formidable; elle arracha au sol sous-jacent des blocs de
ÉGÉIDE Santorin
conglomérats et de sédiments, qu^on retrouva au loin, mêlés à la pierre ponce ; néanmoins il y eut des intermittences dans la succession des explosions : on distingue plusieurs lignes de niveau dans les carrières d'exploitations de Théra.
La baie était certainement plus profonde qu'elle ne l'est aujourd'hui, mais les apports des eaux et les matériaux rejetés par les îles qui allaient se dresser au centre l'ont élevé peu à peu.
Après l'immense cataclysme qui détruisit le grand cône central, les forces souterraines s'assoupirent; après une période d'activité gigantesque, le volcan semblait prendre du repos. Pendant plusieurs siècles, la baie resta entièrement occupée par la mer et les navires des Hellènes y voguèrent librement d'île en île. Mais toute activité n'était pas éteinte sous le sol du vaste bassin et les forces volcaniques allaient y édifier pendant le cours de l'histoire un groupe de cônes secondaires, dont les uns devaient émerger en îles et en îlots, tandis que les autres restaient à l'état de masses immergées ou, après une période" d'émersion, rentraient sous la couverture des eaux. Tous ces volcans parasites se dressent sur un socle commun, allongé du sud-ouest au nordest, construit sans aucun doute par leurs produits accumulés, et formant un plateau sous-marin à 1 5o ou 200 mètres au-dessous du niveau des eaux, à 100 ou i5o au-dessus du sol de la baie. Les parties qui s'élèvent aujourd'hui au-dessus des flots sont connues sous le nom de Kaïmeni, c'est-à-dire « Brûlées », et telle est bien l'aspect qu'elles présentent au voyageur. Les coulées épaisses et courtes de lave sombre, presque nue, semblent à peine refroidies. Tous ces produits appartiennent à la famille des andésites et se rapprochent beaucoup des laves de Skaro et de Thérasia.
Les anciens auteurs s'accordent à peu près pour placer au début du II® siècle avant l'ère vulgaire l'apparition, au milieu de la baie de Santorin, d'une première île, qu'ils appellent Hiera. Une autre, Thia, aurait surgi au-dessus des flots en l'an 46 avant le Christ. Les géologues ne sont pas d'accord sur l'emplacement de ces deux formations. Faut-il voir dans le cône sous-marin du Banco, situé entre les îles intérieures et la côte de Théra, les restes de Hiera, démantelée par le choc des vagues, et dans Palaea Kaïmeni, la plus occidentale et la plus (( ancienne » des Brûlées, comme l'indique son nom, la partie nord de Thia? Telle est l'hypothèse la plus vraisemblable. Palaea Kaïmeni,
MKDITERRANKEE ET EIROPE CENTRALE
formée d'un faisceau de coulées dirigées du sud-est au nord-ouest, sur une longueur d'un kilomètre et demi, est plus petite que l'île décrite sous le nom de Thia, mais elle subit en 1457, alors qu'elle s'élevait isolément dans la baie, des commotions considérables; toute la partie méridionale, où se trouvait probablement le cratère, s'abîma sous les eaux. Le piton (99 mètres), qui domine l'île au sud-est, est peutêtre un reste de la crête qui bordait cette ancienne cuve.
En 726, des éruptions se produisirent de nouveau dans la baie, auxquelles correspondirent peut-être des épanchements de lave vitreuse dans la partie orientale de Palaea Kaïmeni et la formation d'un cône sous-marin à l'est du Banco. Les eaux de la mer bouillonnèrent, des matières incandescentes furent projetées à de grandes hauteurs; les vents et la mer portèrent des pierres ponces jusque sur les côtes d'Asie Mineure et de Macédoine. Mais les produits de cette éruption, de même que ceux des éruptions précédentes, n'ont pas été parfaitement identifiés. Il n'en est pas de même des phénomènes qui suivirent, et les relations qui nous les font connaître sont assez précises pour que nous puissions retrouver les masses volcaniques auxquelles s'applique le récit des auteurs.
En 070 ou 1573 parut Mikra Kaïmeni, la « petite Brûlée », la plus orientale des trois îles de la baie. Sa formation dura une année entière, raconte Kircher. C'est un cône de 3oo mètres de diamètre à la base, haut d'environ 80 mètres, profondément ouvert au sommet par un cratère aux parois abruptes et flanqué au nord- ouest par des masses de laves probablement sorties de ses flancs. Aujourd'hui encore, l'île est presque nue; çà et là, quelques tourtes de verdure ont envahi le manteau de cendre dont le cône est revêtu.
La troisième Kaïmeni, la plus grande (une centaine d'hectares) et la plus jeune, est, en réalité, formée par les produits accumulés de plusieurs éruptions successives. La partie septentrionale de l'île, qui s'avance en pointe de lance vers le nord, déchiquetée et abrupte, et dominée par un cône d'une centaine de mètres de hauteur, parut en 1707 sans secousse, sans fumée, sans bruit; les marins qui l'aperçurent les premiers, émergeant à peine des flots, crurent reconnaître une épave. Mais l'île s'éleva bientôt ; la mer se troubla aux alentours, devint jaune, verte, rouge; l'air fut empeste d'odeurs sulfureuses; des crevasses se formèrent au sommet du récif et le feu, la flamme et les pierres jaillirent de nombreuses ouvertures. L'érup-
EGÉiDE Santorin
lion dura plusieurs années pendant lesquelles Tîle fut inabordable. En 171 1 encore, la température de la mer est très élevée autour du volcan et les éruptions sont violentes. D'ailleurs, des signes d'activité persistèrent dans la petite baie de Vulcano qui échancrait le côté méridional de l'île et c'est principalement en ce point qu'eut lieu l'éruption de 1866, célèbre dans les annales de la géologie; ce fut la dernière éruption considérable de Santorin.
Les produits de l'éruption de 1866 ont formé la partie méridionale de Nea Kaimeni, ellipse d'une superficie de 5o hectares, échancrée de larges baies. L'aspect général du massif est celui d'une table assez unie de 80 mètres d'élévation, se dressant brusquement au-dessus d'un monceau de coulées étalées vers le sud, l'est et Touest. Quelques cavités, cratères secondaires, se creusent dans ce plateau ; sept ou huit petits cônes parasites en dominent les bords; dans la partie septentrionale, en face du cône de Nea Kaïmeni, se dresse le cône du Giorgios (126 mètres), largement échancré. Des tremblements de terre, des crevasses, des affaissements de la baie de Vulcano furent les phénomènes précurseurs de l'éruption du Giorgios ; ils débutèrent le 26 janvier. La mer s'échauffa fortement et se colora de teintes diverses; des gaz suffocants, des vapeurs abondantes et des flammes s'élevèrent au-dessus de l'anse. Puis un récif émergeât, soulevant des détritus organiques, des ponces, des coquilles et les débris d'une carène de bateau englouti en ces parages quelques années auparavant. L'îlot grandissait à vue d'oeil sans secousse et sans projection. L'accroissement s'opérait du dedans au dehors comme par un mouvement d'expansion; les blocs noirs ou rouges semblaient partir du centre de la surface et progresser vers la périphérie [FOUQUÉ]. Le contact de l'air ou de l'eau les solidifiait rapidement. Point de flammes, mais une épaisse vapeur s'élevait par les fissures des roches et des grondements souterrains se faisaient entendre. Telle fut la première phase de l'évolution du volcan ; la forme que présenta le massif pendant cette période fut désignée sous le nom de cumulo-volcan.
Quelques mois plus tard, l'éruption changea de mode. Après des explosions d'une grande intensité et des projections de matière qui retombaient en pluie de feu, un cratère se forma au sommet de l'île et les coulées de laves apparurent. Le Giorgios perdit peu à peu son aspect de masse incohérente, les coulées s'accumulèrent et, en se déversant vers l'est, le sud et l'ouest, agrandirent rapidement le massif.
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Les quelques îlots qui s'étaient montrés en février, au sud-ouest, s^accroissant peu à peu à la façon du Giorgios au début de son apparition et dont la réunion forma l'île d*Aphroessa, furent en grande partie recouverts par les produits épanchés.
En mai 1866, quelques récifs se montrèrent entre Aphroessa et Palaea Kaïmeni; mais la plupart disparurent bientôt sous les eaux. II n'en reste que deux : les îlots de Mai; les sondages ont montré qu'ils occupaient le bord d'une cavité cratériforme.
Pendant deux ans, l'activité du Giorgios fut très intense. La série complète des phénomènes volcaniques y fut représentée : secousses du sol, fissures et oscillations; émissions de gaz et de vapeurs; projections de cendres et de scories, épanchements de coulées visqueuses. Puis le volcan se calma pour reprendre avec une nouvelle violence en 1870. La dernière explosion eut lieu le i5 octobre de cette année; le volcan entra ensuite dans la phase solfatarienne. Tous les savants qui la visitèrent depuis y signalent quelque reste d'activité.
A six ou sept kilomètres au nord-est de Théra, un cône sous-marin assez régulier, le Columbo, est probablement un point d'éruption secondaire appartenant à Santorin, quoiqu'il ne.se dresse pas sur les flancs du grand volcan. Son sommet est à 18 mètres du niveau de la mer; sa base à 3oo ou 400 mètres.
Columbo se forma en i65o. Bien que relativement éloigné de Théra, il y causa plus de désastres que les Kaïmeni. Pendant plusieurs semaines, après des secousses qui firent trembler les îles voisines, des colonnes de fumées s'élevèrent de la mer, obscurcissant le ciel d'épais nuages ; une odeur épouvantable se répandit à plusieurs kilomètres à la ronde; les gaz délétères firent périr les habitants des îles proches et les marins qui voguaient dans les parages. La mer était devenue verte. On aperçut des flammes, des gerbes de matières incandescentes et, enfin, une île émergeant à peine. Son apparition, d'ailleurs, ne fut pas de longue durée; la mer eut vite démoli ce massif qui n'était probablement composé que de produits meubles.
L'étude de Santorin a marqué une date importante dans l'histoire du volcanisme. Elle a permis de fixer les grands traits d'un mode éruptif spécial et celui des cumulo-volcans, particulier aux appareils à lave basique. Alors que dans les volcans aux produits de nature acide, comme le Vésuve, la sortie des laves ne se fait qu'après des projections
— IQO —
ÉGÉiDE Santorin, Ascania
nombreuses et violentes de roches pulvérisées, de gaz et de vapeurs, dans les volcans basiques (Santorin, Kilauéa, Pelée) ces phénomènes de projections n'ont qu'une importance secondaire. Le fait important est la sortie lente, tranquille et progressive des matériaux. Ce n'est qu'après la formation d'une vaste ampoule de roches fondues qu'une explosion se produit, point de départ de la formation du cratère.
Parmi les matières gazeuses rejetées par Santorin figurent l'acide sulfurique, l'acide chlorhydrique, l'acide carbonique et l'azote, un peu d'hydrogène et d'oxygène, parfois du protocarbure d'hydrogène. D'ailleurs, la composition des mélanges gazeux émanés d'un même point variait incessamment. A mesure que l'on s'écartait des centre d'émission, la proportion d'hydrogène diminuait en même temps qu'augmentait celles du protocarbure et de l'acide carbonique. L'eau fut reconnu être un des facteurs les plus importants dans le mécanisme des explosions ; à l'état de vapeur elle a figuré dans toutes les émissions de matières volatiles; à l'état liquide elle a formé des sources chaudes dont la température et le débit variaient avec l'état de la mer. Toutes les phases d'une éruption complète ont pu être observées avec soin pendant l'éruption de 1866 : ouverture du sol, formation d'un cône et d'un cratère après violentes explosions, production de coulées de lave. Pour la première fois, des gaz hydrogénés ont été recueillis sur un volcan actif et la présence de flammes véritables illuminant un foyer volcanique en éruption s'est trouvée démontrée, contrairement à l'opinion acceptée jusqu'alors par les géologues [FOUQ.UÉ]. Outre ces divers phénomènes, des indices de mouvements du sol ayant eu lieu pendant la période historique, ont été relevés ; ils ont eu surtout une grande intensité pendant la dernière grande éruption.
Autour des faits observés au groupe volcanique* de Santorin, les théories diverses se sont débattues, cherchant une explication favorable; c'est principalement à partir de cette époque qu'à la théorie des « cratères de soulèvements » qui avait dominé toute la conception du volcanisme pendant la première moitié du XIX© siècle s'est substituée celle des formations par voie de rejet, des destructions par explosion ou effondrement.
A une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Santorin, apparaissent les deux îles
Christiana et
Ascania, massifs volcaniques aux pentes abruptes, de quelques
MEDITERRANEE ET EUROPE CENTR.\LE
centaines de mètres de hauteur, de quelques kilomètres de tour ; ils sont formés de trachyte, de pierre ponce et de pouzolanne et laissent reconnaître avec certitude des traces de cratère. Peut-être faut-il voir en ces deux îlots Tîle démantelée que Pline désigne sous le nom d'Ascania. [KiND.]
Le groupe qui fait suite à Santorin vers l'ouest et dont
MilOS, ou MelO, est la partie la plus importante, — c'est d'ailleurs, avec ses i52 kilomètres carrés de surface, la plus grande des îles de la chaîne, — n'est pas à proprement parler volcanique. Les roches éruptives y apparaissent en de nombreux points, mais elles présentent rarement un aspect bien caractérisé. Ce qui dislingue surtout l'archipel, c'est l'intensité avec laquelle se produisent les phénomènes d'émanations gazeuses, de dépôts de soufre et autres manifestations d'ordre solfatarien. Milos peut, à juste titre, être considérée comme une énorme mofette, une gigantesque solfatare.
Le groupe insulaire se dresse au bord de la fosse égéenne méridionale, sur une terrasse sous-marine, d'un niveau de 2 à 3oo mètres inférieur à celui de la surface des eaux, prolongeant vers le sud-ouest le socle des Cyclades. Les deux îles orientales, Polino et Kimolo. sont des masses de quarzites et de schistes probablement primaires auxquels s'appuient quelques couches tertiaires et que des roches trachytiques ont percées en de rares endroits. A l'ouest, Antimilos est une île montueuse formée presque exclusivement d'andésites à hypersthène datant de l'époque tertiaire : sa base triangulaire n'a que 2 kilomètres de côté.
La grande île, Milos, a la forme d'un rectangle allongé suivant le parallèle et creusé d'une vaste baie qui, de l'angle nord-occidental, pénètre jusqu'au cœur même de l'île. Le bassin n'a pas plus de 5o mètres de profondeur et se prolonge par des plaines basses et marécageuses. Le plus haut et le plus large massif de l'île, le Saint- Élie (712 mètres), se dresse dans la partie sud-occidentale, vaste mont à la base triangulaire, aux puissants contreforts couverts de forêts et de pâturages que parcourent les chèvres et les moutons. Les autres éminences ne sont que de simples collines de 100 à 200 mètres d'élévation, entourant comme une guirlande de 2 à 3 kilomètres de largeur la dépression centrale Au nord-ouest, toutefois, le sol se redresse hardiment et forme un plateau dont le point culminant atteint
ÉGÉIDK MilOS
280 mètres. C'est le massif du Kastron; à son pied méridional s'élevait la ville de Milos, près de laquelle fut trouvée en 1820 la célèbre statue de Vénus, l'un des chefs-d'œuvre de la statuaire.
Le soubassement de Milos est formé de gneiss et de schistes cristallins; ces roches, probablement archéennes, affleurent en quelques points sur le bord sud-oriental de l'île, et forment un petit massif dans l'angle sud-occidental. Au sud de ce point, elles reparaissent dans l'îlot de Prasonisi. Mais les roches qui prennent la part prépondérante dans la constitution de l'île sont les schistes, les quartzites et les tufs silicifiés, mêlés peut-être à des roches éruptives anciennes qui forment le Saint-Élie et la chaîne de collines qui s'allonge vers l'orient. Des masses de calcaires pliocènes s'appuient en grande discordance sur ce sous-sol ; la branche septentrionale de l'île en est presque entièrement composée. Les couches les plus récentes, alluvions ou dépôts marins, bordent de loin en loin la mer ou tapissent le fond des vallées ; elles atteignent une assez grande largeur dans la plaine basse qui prolonge le golfe vers l'orient.
Les roches éruptives de Milos datent de l'époque tertiaire. Ce sont surtout des andésites à augite et à hypersthène (trachytes des auteurs anciens) et des perlites. Elles se montrent principalement aux pieds nord et est du Saint-Élie, dans la partie nord-orientale de l'île et sur le plateau de Kastron. En quelques points, elles s'élèvent en collines ou forment de vastes coulées et, au flanc sud du Prophète Élie, on peut voir les dykes par lesquels la matière fluide est montée. Dans la partie nord-est de l'île, la roche se présente sous l'aspect de prismes étroits, hauts d'une centaine de mètres. En d'autres lieux, le retrait a fendillé la roche en minces feuillets rappelant les schistes. Au sud-est de Tripiti s'ouvre une profonde cavité circulaire, aux bords formés de tufs volcaniques et de blocs d'obsidienne; on dirait un cratère éteint.
De nombreux filons métallifères, argent, cuivre, galène, blende et pyrite sont également injectés à travers les fractures du sol de Milos.
Depuis l'époque où les matières fluides internes percèrent les sédiments de Milos jusqu'à nos jours, le sol de l'île a été constamment traversé par des gaz et des vapeurs de natures diverses. Le soufre, l'alun, le gypse engendrés par ces émanations s'y rencontrent en dépôts abondants et y constituent encore, comme au temps des anciens Grecs, une importante source de richesse [FOUQUÉ],
Parmi les gaz qui sourdent du sol, l'acide carbonique est le plus
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fréquent. Il est souvent accompagné d'hydrogène sulfuré. Dans la plaine basse qui prolonge le golfe vers l'orient, le dégagement est intense. L'acide carbonique s'y mêle à des suintements d'eaux froides et salées qui ont formé les marais délétères de la région ; partout on voit les bulles crever à la surface des eaux. Les gaz méphitiques, de même que les fièvres paludéennes, ont contribué sans doute à imprimer à la contrée un caractère de désolation intense. La ville de Zephira, située dans la partie orientale de la plaine, qui comptait encore, il y a trois siècles, plus de 40,000 habitants, n'est plus qu'un monceau de ruines abandonnées.
L'acide carbonique se dégage également avec intensité au pied méridional de la butte trachytique du Kastron. Le gaz s'échappe à torrent des excavations de la roche. Lorsque, vers 1860, on tenta de creuser ces cavités pour en retirer le soufre qu'elles contenaient, l'abondance des gaz délétères était telle que l'on dut abandonner le travail. Non loin de là, au milieu même des champs cultivés, les émanations sont bien plus vives encore; le moindre trou creusé dans la terre se remplit aussitôt d'acide carbonique; le sol est brûlant ; partout on sent l'odeur de l'hydrogène sulfuré et l'on marche à travers un épais nuage de vapeur d'eau [FOUQ.UÉ].
Le soufre se rencontre d'ailleurs dans toute l'île, dans les ravins du Saint-Élie ou sur les rivages de la mer et il n'a cessé d'être exploité depuis l'époque où les Phéniciens voguaient dans ces parages. Des restes de galeries creusent encore la plupart des collines de la partie orientale de Milos et l'on rencontre presque à chaque pas des traces de l'ancienne industrie. On peut dire d'une façon générale que toutes les falaises qui bordent la mer de ce côté forment une suite de gisements de soufre à peine interrompue.
D'autres grottes s'ouvrent également dans les roches de Milos, dont les parois sont tapissées de cristallisations délicates de gypse et d'alun. On n'y entre souvent qu'en rampant. Dans quelques-unes, l'atmosphère, est d'une chaleur accablante et l'on respire avec peine. D'autres sont froides; au fond s'étale une épaisse couche d'acide carbonique et il est rare de ne pas trouver sur le sol quelque animal asphyxié.
En général, la température du sol est élevée autour des lieux d'émissions des gaz. En un grand nombre de points, près du bord oriental de l'île, la mer elle-même est échauffée et sa température peut atteindre 70 et 80 degrés ; l'eau en ces endroits est troublée et
ÉGÉiDE Milos, Aegina
blanchie par la décomposition de Tacide suif hydrique [FOUQUÉ].
Milos a également des sources thermales et minérales. Au mont Kalamo, formé en grande partie de trachyte, qui se dresse dans la région sud-orientale de Tîle, des vapeurs acides se dégagent de toutes parts, altérant profondément les roches qu'elles traversent et les transformant en une sorte d'argile blanchâtre. Des cristaux de soufre, allongés comme de fines aiguilles, couvrent la surface de la terre et à quelques centimètres de profondeur la chaleur est intolérable.
Mais si intenses que soient encore les dégagements dont Milos est le siège, ils sont bien faibles comparés aux phénomènes analogues des périodes passées dont la longue et puissante action nous est révélée par les imposants dépôts de soufre, de gypse et de silice. C'est surtout dans le voisinage du Kalamo que ces phénomènes durent avoir leur plus grande activité. La région a, en effet, possédé des sources d'eau bouillante, tenant en dissolution de la silice et s'élançant en geysirs puissants, semblables à ceux qui avoisinent aujourd'hui THecla. En se refroidissant, l'eau abandonnait cette silice sous forme de dépôts gélatineux qui, traversés par des bulles de gaz et de vapeur, prenait une texture spongieuse. Plus tard, cette matière a pris de la consistance et, tout en conservant sa structure caverneuse, s'est transformée en une pierre d'une excessive dureté, exploitée pour la fabrication des meules. La crête qui domine le mont Kalamo a été formée par des sources d'eau chaude.
En même temps que les masses d'eau bouillante, des Jets de vapeurs sulfureuses montaient des profondeurs et, à travers les rochers volcaniques, servaient de véhicule à la silice empruntée aux masses trachytiques inférieures décomposées, pour l'étaler à la surtace. Ainsi se trouve continuée la remarque de M. de Lapparent (i) : les épanchements de roches riches en silice favorisent les manifestations d'ordre sol fa ta rien.
De même que Milos,
Aegina n'est qu'une île volcanisée. Sa base forme un triangle régulier, de i3 kilomètres de côté, un angle pointant au midi. L'île est très chaotique et peu boisée; elle s'élève d'escarpements en escarpements vers le mont Oros (540 mètres), point culminant situé dans
1) Bulletin Soc. de France, vol. XVII, page 2H2. Paris 1889.
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la partie méridionale et où les Eginètes de la grande époque se réunissaient autour d'un autel élevé à Zeus Panhellénien.
La région nord-orientale de l'île est formée de couches horizontales de calcaires et d'argiles appartenant à la période crétacée, la partie nord-occidentale, de marnes et calcaires néogènes. C'est entre le dépôt de ces divers terrains que les roches éruptives qui composent tout le reste de l'île se sont fait jour. Ce sont pour la plupart des andésites à hornblende, à augite ou à pyroxène, dont la décomposition a formé en quelques endroits des tufs. Mais ces masses volcaniques n'ont pas de caractère bien spécifié. En quelques points toutefois, au pied du Stavro, elles se dressent en colonnades remarquables. Le mont Oros, à la belle forme conique, a peut-être possédé un cratère, mais on n'en retrouve aucune trace. Parmi les contreforts qui rayonnent vers la périphérie du massif, aucune coulée de lave n'a été signalée.
Methana, à 7 kilomètres au sud-ouest d'JEginsL, rappelle davantage par sa forme l'aspect d'un volcan. Elle est à peine reliée à la péninsule d'Argos par un isthme large de 3oo mètres. Sa base est vaguement circulaire avec pointes vers l'ouest et le sud, elle mesure 7 kilomètres de diamètre : elle est flanquée au nord-ouest et au sud (au point où se trouve l'isthme) par des masses de calcaires crétacées semblables à ceux d'iEgina et des autres îles voisines.
Les roches éruptives qui forment la masse principale de la presqu'île sont des andésites à hypersthcne, sombres, compactes, à grain fin. Elles se dressent en contreforts plus ou moins réguliers, dominés par le mont Chelona (760 mètres) au centre de l'île. La forme conique de Methana et les innombrables blocs scoriacés, tantôt accumulés, tantôt étalés comme des coulées de laves, qui couvrent le Chelona, ont fait supposer que le cône central était un volcan ayant eu des explosions importantes. Mais ce n'est pas au sommet de la montagne que les évents volcaniques se sont formés. Reiss et Stùbel ont décrit une plaine « cratéri forme » au nord-ouest du Chelona. Washington signale dans la partie orientale de l'île, près du bord de la mer, une autre plaine, au centre de laquelle quelques massifs éruptifs s'élèvent en forme de dôme. La masse volcanique la mieux caractérisée se dresse au nord-ouest de l'île ; elle est connue sous le nom de Kaïmeni Petra, la « Pierre brûlée ». La montagne conique (417 mètres) est composée de blocs de lave entassés ; à son pied, une coulée d'aspect
ÉGÉiDE Aegina, Methana
frais et récent s'étend vers le nord-ouest jusque dans la mer sur une épaisseur de loo à i5o mètres. Un cratère de 60 à 80 mètres de profondeur, aux bords dentelés, au fond envahi par une merveilleuse végétation, s'ouvre au sommet du massif conique.
Les géologues s'accordent pour voir dans Kaïmeni Petra le lieu d'éruption dont parlent les géographes et les poètes de l'antiquité. C'est là que, 3oo ans avant l'ère chrétienne, les forces volcaniques se révélèrent tout à coup. Il semble que la montagne n'était formée tout d'abord que par une accumulation de matière visqueuse [OVIDK, Métamorphose, XV], sans ouverture apparente, un « cumulo-volcan », semblable à celui qui s'est formé en 1866 dans la baie de Santorin. Des explosions auraient ensuite percé un cratère, avec projections, éclairs, dégagement de chaleur tel « que la mer bouillonnait sur un espace de cinq stades » [StraboN, Géographie, I], émanations abondantes de gaz sulfuré et émersion d'énormes récifs dans le voisinage. Il ne reste aujourd'hui de ces manifestations* volcaniques que quelques sources sulfureuses chaudes d'où s'échappent des bulles d'acide carbonique. Les roches du Chelona semblent d'origine plus récente que celles d'JEgina. La lave de Kaïmeni Petra a une grande analogie avec celle des cimes du Chelona, quoique de longs siècles semblent séparer leur épanchement au dehors.
La chaîne volcanique semble se poursuivre encore vers le nordouest jusque dans l'isthme de Corinthe. Au versant méridional du Geranéia, quelques dacites ont percé les roches tertiaires, mais le point le plus intéressant des environs est la célèbre soufrière de Sousaki, située au fond d'un ravin pittoresque, à quelques kilomètres au nord de Kalamaki, sur le bord du détroit de Corinthe. Les calcaires, probablement pliocènes, ont été percés et métamorphisés en cet endroit par des masses et de gabbro, dont l'apparition fut sans doute accompagnée d'un dégagement considérable de gaz. Partout les roches, tant sédimentaires qu'éruptives, sont fortement altérées par les émanations gazeuses. Encore aujourd'hui, les dégagements sont intenses. Le gaz s'échappe par toutes les fissures des roches. La plus haute température atteinte est 37 degrés centigrades. L'hydrogène sulfuré se révèle en quelques points et l'on a même tenté l'exploitation du soufre qu'il avait déposé. Mais le gaz le plus abondant est l'acide carbonique. La terre en rejette sans cesse
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en quantité effrayante. L'excavation la plus vaste, d'où s'épanche le gaz, est semblable à la grotte du chien près de Naples, mais la température y est plus élevée, le dégagement plus considérable. « L'acide carbonique, dont le pouvoir réfringeant est supérieur à celui de Tair, est, grâce à cette circonstance, parfaitement visible. On le voit couler comme un liquide du fond de la cavité vers l'entrée et s'épancher au dehors le long des flancs du ravin », dit Fouqué. D'après Stùbel, la formation des gaz serait due non à une action volcanique, mais à la décoinposition du gabbro.
Bibliographie
LIVRES
PUILLON DEBOBLAYEet Th. ViRLET. Expédition scientifique de Morée, T. Il, 2^ partie. Géologie' et Minéralogie. Atlas, avec carte géol. Paris, i833.
FlEDLER (G.-K.). Reise durch aile Teile des Kônigreiches Griechenland {i8J4'i8J^), Leipzig, 1840-41.
Ross (L.). Reisen auf den griechischen Insein des àgaischen Meeres. 1840.
Sauvage. Description géologique de ri le de Milo. Carte. Ann. des Mines. Ser. IV. X 1846, p. 69-100. Paris, 1846.
Leycester (E.-M.). Some Account of the Volcanic Group of Milo, Anti-Milo, etc. Journ. roy. Geogr. Soc. Vol. 22. London, i852, p. 201-227. Carte.
DE CiGALLA. Sur les iles Christiana. Dans la revue athénienne : Nouvelle Pandore, du i5 mars i863. Article résumé par KiNDdans Peterm. Mittheil., i863, p. 234-235.
VON Seebach (K.). Ueber den Vulkan von Santorin und die Eruption von 1866. Gôttingen 1867. Carte et planches. — Ueber die Eruption bei Methana im dritten Jahrhundert von Chr. Geb. Zdts. Deuts. geol. Gesell. XXI, p. 275-280. Berlin 1869.
FOUQUÉ (F.). Les anciens volcans de la Grèce. Revue des Deux Mondes. Janvier 1867, p. 470. Paris. — Santorin et ses éruptions .
BIBLIOGRAPHIE
Paris 1879. Ouvrage capital sur le volcan. Analyse des ouvrages précédents. Consciencieuses études personnelles. Carte géol. au i 196,000. Fig., profils, coupes, etc. La matière des articles publiés par l'auteur dans de nombreuses revues avant l'apparition de ce livre y étant contenue, il est inutile de signaler ces articles ici.
Fritsch (K. V.), W. Reiss et A. Stubel. Santorin und die Kament- Insein. Heidelberg 1867. Carreau i : 100,000 et planches.
StùBEL. Das supran und submarine Gebirge von Santorin. Leipzig, 1868.
Reiss (W.) et a. StùBEL. Ausflug nach Aegina und Methana. Heidelberg, 1867. Carte géol. à i : i5o,ooo. — Geschichte und Beschreibung der vulkanischen Ausbtniche bei Santorin. Heidelberg,
Fritsch (K. v.). Geologische Beschreibung des Ringgebirges von Santorin. Zcxischv. Deuts. geol. Gesell. XXHL Berlin, 1871, p. i25- 2i3. Un article sur Nea Kameni dans Mitteil. d. Ver, f. Erdk. Halle, i885, p. 27.
GorceiX (H.). Articles nombreux sur Nisyros et Kos. Comptesrendus des séances de l'Acad. des sciences. Paris, vol. 77, 1873, p. 597, 1039 et 1474; vol. 78, 1874, p. 444, 565 et i3o9. Bull. Soc. géol. de France Paris, 1873-74, p. 145 et 398. Annales scientif. de l'école normale sup., série IL vol. V, p 2o5-2i6. Carte, coupes, plans. Paris. 1876. Annales de chimie et de physique, t. II, 5« série, p. 33-354. Paris, 1874. L'Institut, 1873, p. 280, 2qq, 343, et 1874, p. 78.
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DOELTER (C). Trachyte von der Insel Kos. Verhandl. k. k. geol. Reischsanst. Wien, 1875, p. 233-234.
Neumayr (M.). Uber den Geologischen Bau der Insel Kos und ùber die Gliederung der Jungtertiàren Binnenablagerungen des Archipels, Denksch. k. Akad. d. Wissens. Wien, Mathem-naturw., CL XL. 1879, p. 21 3-3 14. Carte géol. au 1 : 120,000.
NeuM/VNN und Partsch. Physikalische Géographie von Griechenland. Breslau i885.
VOM Rath (G.). Einige geologische Wahrnehmungen in Griechenland. Sitzungsber. d. naturw. Ver. der Rheinl. 1887. S. 47-66 et 77-106.
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Lacroix (A.). Sur la découverte d'un gisement d'empreintes végétales dans les cendres volcaniques anciennes de Vtle de Thei^a (Santor'in). Comptes rendus de TAc. d. S. n^ i23. Paris, 1896, p. 656-659. — Sur les minéraux... formés... aux dépens des andésites de nie de Thera. C, R. de TA. S. n© i25. Paris, 1897, p. 11 89-1 191.
HiLLER VON Gaertringen (P.). Thera Untersuchungen, Vermessungen und Ausgrabungen in den Jahren i8g5-i8ç8. 3 volumes avec un atlas. Beriin, 1899. Un grand nombre de savants ont collaboré à ce travail sur Santorin. A. Philippson en a fait la partie géologique. La carte géologique est à i : 80,000.
DE Launay (L.). Etudes géologiques sur la Mer Egée... Annales des Mines, 9^ série. XIII. Paris, 1898, p. 157-319, pi. I-IV, carte géol. — Observations sur les directions des plissements de la Mer Egée. Comptes rendus des séances de la Soc. géol. de France. Paris, 3e série, t. XX, p. 66, avril 1892.
CviJlC (J.). Researches in Macedonia and Southern Albania, Geogr. Journ. XVI, 1900, p. 215-219.
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Depr.\T (J.). Etude géologique et pétrographique de Vile d'Eubée. Figures, coupes, croquis. pK, carte géol. à i : 3oo,ooo. Besançon, 1904. — Note sur la géologie du Pélion et sur Vinfluence exercée par les massifs archéens sur la tectonique de VEgéide, Bull. Soc. géol. de France. IV^^ sér., p. 299-338, fig., carte géol., coupes. Paris, 1904.
Hauttecœur (H.). Vile de Santorin. Bull. Soc. belge de Géogr., n« 6, 1904, p. 413 et n« i, 1905, p. 47. Bruxelles, 1904 et 1905.,
Toula (J.). Der gegenwàrtige Stand der geologischen Erforschung der Balkanhalbinsel und des Orients, Comptes rendus du IX« Congrès géol. intern. de Vienne, 1903, i^ fasc, p. i75-33o. Vienne, 1004.
Voir pour l'Egéide orientale, Bibliogr. de « l'Asie mineure », Ire partie, p. i25.
CARTES
Dans les ouvrages précités, voir surtout les cartes de Philippson. Beitràge ^ur Kenntnis des griechischen Inseln^elt; elles sont à 1 : 3oo,ooo, Santorin et Milo compris.
Carte géolog. intern. de l'Europe à i : i,5oo,ooo.
Le Grassi Muséum de Leipzig possède six reliefs de Santorin, exécutés par Stubel.