‹ Les volcans et les tremblements de terreChapitre 16 sur 98 · i:s VOLCANS m: I,'1S lande · texte numérisé non relu

i:s VOLCANS m: I,'1S lande

vr;iii en fureur; un torrent de Inve lirùlnnte sortit du côté de la montagne et se répandit jusqu'à trois lieut>s de distanee ; vers le soir du même jour, après des eraqnementsviolents dans l'inli''! ieur de la montagne, deux immenses colonnes de t'en d"un(» grandeur extraordinaire jailli n^iif du cratère; des masses énormes de rochers lurent en même temps lancées dans toutes les directions. Il faut remarquer en outre que, dans cette éruption du mont Hécla, il y avait quatre à cinq cratères en activité. Deux donnaient issue à des torrents de lave d'une centaine de pieds de longueur; on prétend qu'un troisième rejetait de l'eau bouillante. Le quatrième était le plus actif; il vomissait , presque sans interruption, du sable, des cendres et des masses de rochers brûlants.

Ces phénomènes durèrent avec intensité jusqu'au 15 avril ; et quoique le volcan restât en mouvement, sa fureur .se calmait ; les habitants espéraient que ces horribles scènes n'allaient ]tlns se renouveler; mais une nouvelle et terrible éruption eut lieu le 25 mai. Il se forma un nouveau cratère, qui vomit du sable, des cendres et du feu ; tandis que les anciens rejetèrent des masses d'eau considérables, formant des jets d'une grande hauteur. Ces convulsions, qui se renouvelèrent pendant plusieurs jours, furent accompagnées d'un IVtrmidable craquement dans rint(Mieur de la montagne. Une deniièie éruption eut lieu le 16 juillet, puis lo\it rentra peu à peu dans l'ordre.

Cette série d'éruptions fut suivie d'un grand nombre de calamités. Les habitants furent d(''cimés par une maladie

)(iC LES ViiI.i.ANS.

scorbutique, tandis qu'une épizootie sévissait sur les liesliaux. Les poissons eux-mêmes [ii'Tirent en grand nombre.

<jue]ques petites forêts situées à une assez grande distance du mont Ilécla furent brûlées pendant cette longue convulsion. Le professeur Kratzenstein, de Copenhague, examina les cendres et la pierre ponce rejetées par l;i imintagne, et trouva que la cendre était généralement composée d'une substance Iciiruse et de sulfate de fer. La jiierre ponce présentait les iiiriiics caractères, ce ipii lui lil i)enser que cette cendre n'él;iil autre chose que de l;i pii'iic ponce réduite en poudre.

lie .sable iin de pierre jioncequi fut rejeté le o avril, cl qui «'■lait argileux, fut reconnu |ilus tard comme un excellent engrais, (lu Irnuva après cette éruption «le nouveaux insectes aiildur du iiKiiil Ilécla. La même observa lion fut faite à Lima, par ddiii rUiia.i'u 1740, «■! eu P«)i-tuual, après le tremblement de Icirc ili' \'^)h. Ces insectes [liellanjios) «'taii^nt blancs, ronds; ils avaient six pattes, marcliaii'iil «linicilcment et rechercbaieiit les terrains luunid«'s. Cette description incom- |ilèli', ildul n«ms sommes redevables au pasteur \Yigfussen, est la <enle que nous possédions de ces animaux.

r.aiiks, Solander et de Troil étaient sur rilécla peu de temps après l'éruption; il- trouvèrent, à 400 pieds endessous du cijue central, un cratère d'où sortait une va])eur lrll( inciil liiùlante qut^ le thermomètre de Fahrenheit ne |i(iuvait eu préciser la température. Pendant quatre-vingts ,ins li^ volcan resta en repos, etlesouvenir des terreurs qu'il avait inspirées aux générations passées commençait à s'étcinilrc iliiii- la mi'inoire «les hommes, lorsque tout à coup

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