‹ Les volcans et les tremblements de terreChapitre 18 sur 98 · LA MONTAGNE DE MAINALOA · texte numérisé non relu

LA MONTAGNE DE MAINALOA

lo iVii, et le vent siMiililait s'y piéciitiler jiuiir alinieiiler une immense roiiilnislidn iiih'rienre.

Lorsqu'on anive au lionl du cralère, on s'a[ieiroil de l'(''lendue de la cavili', et sa prolondeui' ilevint l)ieiitôt visililc, lorsque queUpies ]iersoniu's de la lioupedeM. Wilkes y lureni descendues. I/iniinensili' du volcan, ainsi rendue sensible par la comparaison avec la stature de l'homme, frappe Tespril (rt'tonnement ; cette impression augmente à chaque inslaul. On se fera une idée de la fraudeur de ce cratère en pensant que la ville de New-York y tiendrait tout entière, et ipTou l'apercevrait à peine si eWo riait an fond de l'abime; il a en effet trois milles el demi de long, deux milles et demi de large et plus de l.ntlil pieds de profondeur. Une saillie noire en fait le tour à uiu' |)rofondeur de 660 pieds , et de ce rebord jusqu'au fond Ton compte encore 584 pieds. Pendant le jour, le fond ressemble à un monceau de ruines incendiées. H semble qu'il est facile de descendre jusqu'à la saillie inl('rieure, mais il lU' faut ]ias moins d'um^ beure pour y arrivcM-,

On dressa les tentes en l'ace du volcan, sur son bord oriental; les naturels se mirent à construire des huttes ]ii'ovisoires pour s'abriter contre le vent froid. Ces précautions une fois prises, les voyageurs eurent le temps d'examiner encore une fois le cratère avant la nuit.

Ce volcan ne ri'poud en rien à lonies les idées que l'on peut s'en faire. Il ii y a là m pic ('devi'', ni matières ignées, ni roches lancées au dehors. Lesitords du cratère paraissent être failsdeldocs massifs, revêtus, cà et là, de fougères que nourrissent les vapeurs exhalées.

i88 LES VOLCANS.

Ce qui est déjà merveilleux pendant le jour le devieuldix fois plus pendant la nuil. L'iinniense océan de lave liquide et rouge, dans un état de violente ébullition, illumine toute l'étendue; il s'agite en tous sens, comme de l'eau, taudis que le nuage fortement, éclairé forme au-dessus de lui comme un vaste dais.

« Autour de nous, continue M. Wilkes, se trouvaient plus de deux cents indigènes à demi nus. Ions contemplant d'un air effrayé ce surprenant phénomène. Leurs ancêtres n'auraient pas osé regarder ainsi ce terrible séjour de la malicieuse déesse Pelé; ils n'en approchaient qu'avec une terreur superstitieuse |)0ur jeter dans le lac de feu les offrandes destinées à obtenir d'elle qu'ils pussent traverser sains et saufs son territoire.

« Nous restâmes longtemps assis en silence sur le bordseplentrional. L'un d'entre nous jiroposa euliu de tâcher d'atteindre le bord le plus voisin du lac. Nous nous mimes sous la direction de iM Drayton et le snivinus le long du bord occidental; mais bien qu'il ciU déjà cxaniiiu'' le terrain la veille, il perdit sa route, et après avoii- l'ait deux ou trois milles, nous nous retrouvâmes sur le liord supérieur. Nous résolûmes al(U's de descendre par le premier endroit qui nous paraîtrait convenable, et nousllnimes par trouver un sentier escarpé. Nous finies ])lus d'une chute et reçûmes plus d'une meurtrissure dans l'obscurité, mais nous (M ions trop près du but que nous voulions atteindre pour revcnii' sur nos pas, sans avoir coni- |il('l('iiieut satislait notre curiosité. Nous alleignîmes enfin la saillie tant désirée, et, nous appi'ocliaiit du boi'd, nous nous trouvâmes directement au-dessus du lac de l'eu, à une liau-

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