MU.MAG.NKS VULCA.MOUES
vciiix iiiallicurs, (111 lit, mimvs riiivcriias^u, dos lerrasscmenls considérables, cl l'uii iMeva des murailles solides et massives, sciiihlahles aux iiiiiis (riiiic ciladelle. Le di'sastre avail riv si grand, et les liais (lu'exigèi-eut les travaux fureiil si cdiisiih'raMes, que dans son message annuel, le |)n''sideiil de la république en lit nieiition eoinine d'une universelle ealastio|ilie.
L'eau exerce sur la configuration des montagnes volcaniques une action continue et tellement profonde, qu'on doit même lui attribuer une part considérable dans la roriuation de ces fameuses harrancas, de ces énormes fissures que l'on observe dans les volcans des îles Canaries et qui avaient tellement impressionné Léopold de Buch, (jue le célèbre eéolo2ue v vit une éclatante confirmation de sa théorie des cratères de soulèveiiieiil, théorie qui nous semlile plutôt ingénieuse que nécessaire, et que nous aurons d'ailleurs l'occasion de soumettre à l'appréciation du lecteur.
Il y a des volcansqui s'éloignent de la forme conique ; tuulefois ce n'est là, le plus souvent, qu'un effet accidentel de leur propre activité. Loiscpriin volcan reste inactif durant une série de siècles, les agents atmosphériques se mettent à l'œuvre : ils loiigent en silence les lianes de la montagne, ils creusent des abîmes, ils éinoussent les crêtes aiguës; et, petit à petit, ils finissent par modifier sensiblement le coiitour du volcan. D'autres fois il arrive que le volcan se réveille soudain, et que dans un accès de fureur, il inntili-son corps, dont il lance au loin les énormes fraginenls. l'aifuis
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aussi, lo soiiiiiiel du cùue dispaiail apiés uue lungue suite d'éruptions. Alors le volcan présente des crêtes hérissées de pointes, des aiguilles inclinées, des rochers brisés et qui menacent ruine.
Telle esl la lornie duGargairazodans la république d'Equateur. Ce volcan, autrefois beaucoup plus élevé qu'aujourd'hui, était un côue j)ariail ; mais, dan.'; la iniit du 10 juillet 1658, à la suite d'un tremblement de terre, et probablement aussi d'une ibrmidable éruption, la montagne s'ouvrit, le sommet s'affaissa et disparut dans l'abime. Des torrents d'eau et de boue sortirent alors des entrailles du volcan et dévastèrent la cami)ague. En même temps que ces boues argileuses, le volcan vomit une (piantité innombrable de poissons, et les lièvres putrides (pii se manifestèrent à cette époque furent attribuées aux miasmes (pii s'exhalaient de ces animaux entassés au pied de la montagne, et exposés à l'action du .soleil.
I/llécla, le terrible volcan de l'Islande, conserve encore vaguement la forme d'un cône, mais les cratères qui hérissent sa cime, mais les glaces et les feux qui labourent ses flancs, ont profondément altéré la régularité de ses contours.
Le l'ichiucha, qui domine la ville de Uuito, a l'apparence d'un monunn^ut de colossale architecture. Il élève jusque dans la région des neiges quatre sonnnets Itien distincts. Un de ces pics, le Guagua-Pichincha, ou Fils du Volcan, avec ses parois crevassées, ses bords dentelés, ressemble aux ruines d'une tour gotlii(|ue. Le plus élevé des quatre scunmets, le Rucu-Picluucha, ou Père du Volcan , forun- une nnu'aille abrupte autour de l'immense cratère. Ce volcan doit, peut-
MU.NT ACN i:s Vdl.C A Mo U KS.
cti'O, sa luiiiic l'toiiiianlc à une srnv de violfiilcs coiiiiiiulions, (liiraiil lesquelles il aura drchiré ses lianes, eoiiiiiie oui lail FAllar et plusieurs aulres vuieaus des Cordillères.
Sonimcl ilii rioliiiuli:i.
11 est |irol)alile que le Cotopaxi lui-iuèiiie, ee volcan aux eoutours si réguliers, n'a pas toujours eu le sommet tronqué, tel (ju'on le voit aujourd'luii. On aperçoit, en elïet, sur le versant méridional de la monlagno un grand Moe de rocher à demi caché sons la neige, héi'issé de pointes, et que les naiurcls appelleni la Télé de l'inca. D'a{)rès nue tradition populaire qui ne s'est pas encore i)erdue dans le pavs, cet immense rocher Taisait autreCois partie de la cime du Cotopaxi. Les Indiens racontent (pie, pendani une de ses dernièi-es (''inptions, le volcan lança dans l'espace un énorme quartier de rocher, lecpiel formait la partie suprême du volcan, et recouvrait la grande cavité qui renferme le feu souterrain. « ils prétendent, dit Alexandre de Humi)oldt, que
celle catastrophe extraordinaire eut lieu jxm de temps après l'iiivasidii (le l'Iiica Tupac Yupanqiii dans la contrée, et que ce bloc de rocher isolé s'appelle la Tète de rinca, parce que sa chute lui le présage sinistre de la niorl du conquérant. » Toujours et en tous lieux, les peuples se complaisent à voir, dans les |ih('nomènes extraordinaires de la nature, les signes précurseurs de graves événcmenls politiques ou de glandes catastrophes sociales.