QUATRE YOLCA.NS NOUVEAUX
toniboi' (le chaque cùli' du cratère, et ajoute à la hauteur du cùue. Une personne digue de loi, qui habite ces pays depuis vingt-cinq ans, affirma à M. .Spiier que, dans cette courte période, la nuuitague avait grandi d'un tiers environ.
Quelquefois les explosions sont très-violentes, et les matières sont rejetées en plus grande quantité que (h'cdutuuu', mais il parait (jue les décharges sont loiijdurs régulières. Le vent porte parfois des cendres fines jusqu'à la ville de Sansonatd, qui en est éloignée de six lieues.
Jusque dans ces derniers temps, personm? ifavail Iciili'' de graviil'lsah'o. M. Squier, le voyageur intrépide qui a si hieu exploré ces contrées, le contempla des vertes collines de la jdiii' ville (le Sansoualo, ('loignée de plusieurs lieues de la montagne brûlante. Mais en 1854, M. Maurice Wagner, le célèbre voyageur allemand, voulut gravir le volcan; car le désir de voir et d'étudier ce merveilleux phénomène avait été le mobile du pénible voyage (|u"il lit dans la république de San Salvador.
«.\rmédemou marteau, dit M. Wagner, jequitlai mon gîte au point lin jour et me disposai à tenter seul l'ascension du volcan. J'étais bien résolu à le gravir aussi haut que la nature du terrain nie le permettrait et à braver le dangei' au prix des efforts les plus pénibles. Les brouillards du jour précédent s'étaient un peu dissipés ; les nuages avaient disparu du sommet et des versants de la montagne; les intervalles entre les éruptions étaient de deux à trois heures, ce qui a lieu rarement sur risalco ; eu outre, le vent du nord-est, soufflant
avec violence, chassait la riiini''(' et les scories dans une direction opposée à celli' que je suivais. »
Le voyageur espérait arriver aux bords du cratère pendant une de ces pauses. Après avoir suivi pendant quelques heures un courant de laves, il commença l'ascension du versant escarpé du cùne. Celui-ci, recouvert de pierres et de cendres, offrait les plus grandes difficultés. M. Wagner enfonçait à chaijnc pas jusqu'au genou, souvent jusqu'à mi-corps, glissant en arrière à chaque instant. Il ressentait aux pieds nui' ( haleur insupportable, il avoue que les dangers et les fatigues qu'il avait ('prouvés en visitant les volcans de l'Italie, de l'Arménie, de l'Asie-Mineure, du Nicaragua et du ('luatémala, n'étaient rien auprès de ceux (jue présentait l'isalco.
Après des efforts indescriptibles, il jiarvint eidin à gagner un bloc de trachyte et à réparer un instant ses forces épuisées. Le jour était déjà très-avancé, et la solitude lui apparaissait dans toute son horreur; partout, autour de lui, le chaos le jilus affreux, rien que des scories. Du point où il se trouvait, il apercevait distinctement une partie du cratère, déchiipieté et abrupt, à l'aspect sombre, offrant çà et là quelques teintes rougeàtres et jaunâtres.
Au sud-ouest s'élevait un cùne de cendres qui s'était formé dans le cratère même et qui aura probablement dis|)aru depuis cette époque.
Aucuiu^ végétation ne croit dans ces lieux d(''solés ; les lichens eux-mêmes manquent totalement, mais, à la grande surprise du naturaliste, il y trouva quelques insectes, des di-