‹ Les volcans et les tremblements de terreChapitre 7 sur 98 · INDICES DUNE CRISE PROCHAINE · texte numérisé non relu

INDICES DUNE CRISE PROCHAINE

Kcs effets des volcans en aelivilé suiil leriihles, suiloiit lorsque la colère du volcan éclate après une longue période de repos. Aussi la crainlequ'inspirent ces grandes calaslrnplies a-t-elle appris aux liounnes à observer avec soin les phénomènes qui semblent annoncer le procliaiii réveil du monstre endornu. Ils observent avec anxiété ses moindres mouvements, d quoique la crise ne s'annonce pas tonjoui's par des sigiu's éclatants,on reiu'oiitre iiéanmdins parmi les li()inmes(|iii sont nés et ([ui ont vécu au pied même des volcans, je ne sais qnelle merveilleuse aiititude à pressentir les dispositions de Icnrs redoutables voisins. Il en est de celte aptiinde commode celle du marin qui, en voyant passer rnilivcmenl quelque léger nuage, j)rédit, sans jamais s'y tidoqiçr, la tenqjèle doiil nul autre ne souiu'ouuait rap|irochc.

Dans beaucoup d'endroits, surlonl dans les environs du Vésuve, on a oliservi' (jne lors(pi"uiie crise ('lait proclu'. l'eau des

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puits chaiige;iil, de niveau cl iiièiiit' disparaissait oiilièiriiuMit. C'est ainsi qu'eu 1770, ([ueiques iieures avaut ri'ruplion du Vésuve, l'eau tarit dans les puits de Naples et dans ceux des autres localités situées au pied de la montagne. Ce jdiénoniènc se reproduisit non-seulement quelques jours avant l'érnptiou de 1806, mais aussi trois jours avant la mémorable catastrophe de 1822, alors que des pluies torrentielles avaient abon- (iainineni alimenté tous les puits des environs. On serait donc en droit de considérer ce phénomène comme un indice certain d'une prochaine éruption, si à cette règle il n'y avait de trop nombreuses exceptions ; on a, en effet, observé maintes fois que le Vésuve entrait en lurie alois que l'eau des puits n'avait pas baissé sensiblemcnl, et d'autres fois que Feau tarissait sans motif apparent, et sans que le fait fût suivi de la moindre (''iiiption.

On croit aussi avoir constaté qu'à l'approche d'une éruption, l'eau des sources changeait de couleur et se chargeait de matières étrangères qu'elle déposait partout sia- sou passage. C'est surtout dansl'ilc de Java que ce phéuomèue étrange a été bien observé. On y vit un jour le ruisseau dcTsicounier, qui coule au pied du volcan de Celunguiig, prt'inire lout à cou|) luie teinte blancbàtie. Personne n'y lil alleniion. l'ourqiioi les indigènes, qui cultivaient la terreau pied de la montagne, se seraient-ils émus à la vue de ce curieux phénomène? loul était tranquille dans l'air et sur la terre, et personne dans le pays n'avait entendu dire que cette montagne recelai du feu dans sou sein. Ei cejK'iidaiil, ce jour-là uième on eiilendil soud.iiu MU hriiil ('■pouv.iiil.ililr (pii (il frendijer l,i lerre. Il se

propagea dans tout le pays, et du flanc de la montagne s'éleva une épaisse colonne de l'nnKM' f|iii cnnviil la ((nilrée d'horribles ténèbres. Des torreiiK de iioiir iru-aiidescenle sortirent dt's entrailles du volcan el se prc'cipitrrent dans le lit des livirres, entraînant dans leurs Ilots brûlants les débris des villages qu'ils avaient détruits, el les cadavres mutilés des lioniines et des aniin.nixrprils avaient eiif;lniiti<.

Le bruit que Ton vient de mentionner, et qui se fit entendre au monieni ii:'i le (ielungung se n-veilhiil d'un soinnn'il plusieui's lois séculaire, précède souvent les éruptions volcaniques. On peut même dire qu'il est l'indice le plus siir(|n'iiii volcan est à la vieille de passer de l'état de repos à celui d'éruption. Toutefois ce bruit précurseur n'a poini la violence el l'éclat des frémissements qui accompagnent la crise même du volcan ; t;intrit il rappelle le bruit d'nii lnuid cbariot (jui passerai! Mir la chaussée, ianh'il il res>endile au iduleuienl lointain du tonnerre.

Ces bruits ont quelque chose de sinistre. Ils senililtMit provenii' (lèsent railles de la terre ; et cependant on ne saurait préciser le point d'où ils partent. Ou recoiuiait seulement iju'ils perdent de leui- intensité à mesure (ju'on s'éloigne du volcan. Ce bruit est parfois tellement sonnh'l indiei-, (jne lesnl n'en éprouve aucun i''l)iaulenieiit.

C'est là néanmoins l'exception. Le plus souvent des tremblements de tei-reiinl lien en même tenqisque les détona lions sdu-

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lorminos, lesquelles snnt d'.iiil;inl plii'^ (''npi'r;iqnos que le «ol ii^cillc |)ius fortement.

Les tremblements de ferre qui précèdent l'émption d'un volciii IN' sefont pasordinairenieiit sentir à une distam-e eoi;sid(''i-al»lc ; mais, quoiqu'ils constituent des jdu''noiuciics d'un caracli-rciocal, ils ne sont pas moiusd'uiie vidlence extrènu'.

Avant ri'iuplioii qui détruisit les villes de Ponqx'i et d'IIei'culanum, éruption dont on retracera plus loin les effets méminaliles, le Vésuve n'était |)oint considi''i('' comme un volcan eu aclivil(''. IMusieurs années avant la catasiioplie, lesol commença à osciller rnV|ucnnnenl autour di^ la montagne; et six ans avant r(''ruptiou, une formidable secousse réduisit en poussière la ville dePonqt(''i et quelques autres localit(''ssituées an |iied de la moidasiu'. Les secousses avaient cessé, et l'on s"(''lail mis à réparer le désastre; mais ni la ville de Pompé'i ni la ville d'IIercidanum ne s'étaient encore entièrcnu'nl rcle vées de liMirs iiiiues, lorsque la terre trembla de nouveau.

Il n'y eut ([u'iuie seule secousse; mais elle lui leiiible. Quelques instants après, la montagne s'ouvrit avec fracas, et des jets de feu surtirent de ses entrailles.

Depuis celte époque, la plupart des éruptions du Vésuve oui été précédées de violents tremblements de terre; notamnn^nl celle de 1794. Pendant trois jours, la terre ticmbla ; puis tout fui lianquille. Les Vésuvieiis, qui avaient recoiniii lians le siluslre pbénomène le signe |)récurseur d'une grande catastrolibe, selivrèrenl à la joie que l(Mir causait ce d(''iioùnu'nt impr(''vu ; mais tout à coup la terre oscilla violemment, le volcan mugit, el un torrent de l'en endirasa lacouti'é'C.

Ml) NT. m;. m; s V (il.CAMOrKS. ,S7

On pourrait citer Mil ^l'iiiul iioiiilirc de l'ailsaiiaUiLiiios cl (|iii sonibleraieiil ('laliliiMiiic des trcinlilcnicnlsdc Icirc pit'ccdiMil Idiiidiirs les i''rii|ili(iiis volcaniques. Toutefois, (pu'lipic nombrouxque soient les faits à l'appui, celle conclusion ne sérail point d'une exacliliide lijioureuse ; cardes laits non moins liien c(Mistat(''s di'nionl iiMit (pu' dans toutes les contrées soumises à l'empire du l'en volcanique, de loris trenildeinents de lei'reoiit lieu, sans que les volcans s'en (Muenvent cl enireiil en l'ureur. On doil donc se bornera dire que les (iscillations du sol |ienvenl èlre rangées parmi les indices les plus surs d'une pi'dciiaiiie l'cuplion.

Un phénomène grandiose, dont l'impression ne saurait s'effacer de la mi'inoire de quiconque en a l'Ii'' t(''m(iiM, pi(''cède aussi quebpiefois l'éruption dos volcans. C"esl la soudaine cl tumultueuse agitation de l'Océan ; nous-mème iravons cduliTupli' ce i^rand phénomène qu'une seule l'ois, dans le i^olfe du Mexique, pendaid un tremblement de lerre (pii occasidiina de graves désastres dans l'archipel des Antilles. Ouoiciue ce pln''nomèue accompagne surtout les giands Irendilenienls de terre, on a vu |>ai'fois, au minueul d'une ('rnpiion Vdlcanique, les lldis de rOc(''an s'amonceler, et s'éloigner en mugissant de la plagcoù allait ('m later le feu soulerraiii.

En 177.'), (pndques heures avant une ('ruplion du Vésuve, la mer s'éloigna des côtes napolitaines avec une telle impétuosité, (pi'on eût dil ([u'elle s'engouffrait dans des cavernes soutei'raines. Le même pl^'^udinèue avait eu lieu an mdmeni de la grande (''ruiitido ipii (h'Iiuisil llei'culaiium. Mais ce fut sur-

LES VOLCA^'S.

font lo 28 septenihiT 1558 qu'il se ni;iiiirosl;i (i;iiis luiito «-a graïKlpur. Los flots s'agitèrent violemment; pnis, par nu hrusqne inouvenicnl, ils se retirèrent à| 200 mètres du ri-

,inifi'.i'>i'''"i:'ii»- ^ ^ ^ iBli lii'H ■' 1

vage. Le Vésuve restacii repos, mais on vit s'ouvrir un gouffre épouvantable iToù jaillirent liruyamnienl (l(\s flauiines et (les matières ineandescenles. L'('ruplioii dura pcudaiii plu-

sieurs jours ;ivoc une violonro oxtrrnio. lorsque la l'uroiir des ('lémciils s'apiusa, cl (|ui^ les lialiilauls (|iii s"(''laieiil ciiriiis, osèreiil a|i|tr()clit'r du lnyci' de riurciidic, ils se Irouvriciil en présence d'un ncnvcau volcan i[ui avait plus d(^ IIIO pieds de liantenr cl environ -1 Uiloniclrcs de cii'conCéreiice. Au soninu'l il V avait un lari;e cratcic, d'où sortaient continuellcnicnl des substances eml)rasées. Cet étrange spectacle avait |»('u à p(Mi attir('' au pied de la nouvelle montagne, une foule a la fois int|nictc cl curieuse, lors([ue soudain, le volcan entra dans un accès de Inrenr cl ensevelit sons un lorrenl de l'en les imprudents qui avaient osé le toucher.

Depuis ce jour, le Moate-Nuovo, — c'est ainsi qu'on appela le volcan, — n'a {this eu d'éruptions. Debout sur le rivage, il dort depuis deux siècles; mais un jour il se réveillera |ieutètre, pour désoler de nouveau la contrée. Quand on creuse légèrement le fond de son cratère, on voit s'en échapper des fumées chaudes; et l'on reconnaît ([ue les entrailles du volcan couveni encore les élémenfsd'un liilur iui'endie.

L'éruption des volcans, dont le sommet pénètre dans la région des neiges perpétuelles, est parfois précédée d'un phénomène effrayant : celui de la fonte subite des glaces qui couvrent la nionlagne.

Ce phénomène a été fréquemment observé dans les (Miip- ' lionsdes volcans del'Islande, du Kamtchatka, et surtout dans celles des gigantesques volcans de l'Amérique méridionale.

Le Cotopaxi, dont on admirait naguère la lieauti'', n'est pas seuleuieiil le plus pil toifscpie des volcans: il est aussi celui

'.Ml I. i;S VOLCANS.

qui ,1 le mioiix nfl'ort lo spootacl»^ dti sinistre phénonièno.

En 1742, iilors qno Bougnor o! la (londaininc niosnrnionl, flanslo voisinai^c.un (lof;rt' mriiilii'n, les neiges qui eouvraicnl la einic de ee volean lundirenl el se |)i'éeipitèrenl dans la plaini' quelques instants avant réiu|ition; six cents maisons fni-eni détruites et plus de huit cents |»ei's(iniH's périrent dans les flots. A partir de cette année, ce volcan resta, il est vrai, en état (r(''rupti(in ; mais c'était une activité l(>nte et cnntemn\ et qui n'avait plus rien de la violence du premier jour. On commençait à se rassurer, lorsrpi'en 1744 les feu.x souterrains déchirèrent lesflancsdela montagne. SousTaclion de la chaleur qui layouna par ces fissures, les neiges disparurent suintement . A la suite de cet événement, des torrents d'eau se précipitèreiil (lu iuuitdela montagne et inondèrent la magnifique vallée di' 'Juilo. Les iiuligènes pensèrent que ces nniniilMliles torrents sortaient des entrailles du volcan en même temps que les cendres qu'il vomissait, et qui allèr<'nl troubler les eaux de l'Océan, que -MI lieues si'paiaienl de la montagne embrasée. Cette éruption causa d'irréparables désastres dans la contrée; elle lut telleiuent violente qu'on entendit le uuigissenii'nl du Vdkaii, uon-seulenuMit à (luayaquil, mais aussi dans la ville de Ihinda, située sur les Innds du lleuve de la Madeleine, à une distance de 200 lieues environ.

L'explosion (pii arriva en lcS(iri,à l'époque où Alexandre d(> Huniboldt se trouvait dans ces parages, l'ut également d'une violence extrême. Depuis quinze ans, aucune lunuM', aucune vapeur visible ir(''tait sortie du cratère, el dans nue seuli' iniil, le l'eu volcauiipie devint si aciil', (prausuleil Icvaiil, Ic^

M (i\ TA cm; s VOLCAN 10 ri: s. m

parois oxti'iiciiii's du cùiic se iii(»iilr(''iciil ;'i nu, et a]ipririir(^iil coiiiini^ une (■■iioniii^ masse iidiic, d'un as|ii'(l sinislr(\ Au \n\\\ iloriaya(|uil, dans un ('■lniuucnn'nl de plus de Ml lieues eu li^ne droile du cralère, Ihnuliuldl eiileudii jeui- el nuit li^s uni^isseiU(Mils du \(tlcan, euniiue les d(''cliai'i;es i(''p(''l(''(^s iruiu' ballei'ie. Il distingua uièiue ce Iniiil ('■puuvaidahle en pleine mec, dans rne(''an l'aeiiicpu', au siid-unesl de ril(> de la l'una.

Au reste, la liiaisi(ue dis|iaiil ion des neiges qui convreni la rime des voleans esl hiupinis le pi(''sa!i(' d une (''pouvanlahli^ cnlasiioplie : ear, alors nu''nie ipie le fcw du vulcan ireniln.isei'aii jias la oonti'ée, Teau pi'(i\euaiil île la loule snliile des neiges viendrai! la désoler.

Le volcan Toliina, par exemple, qui, pareil à un f;(''nnl,se dresse sur le seuil de risllinie de Panama, élail resli' inaclil' depuis plus d'un >iécle. Jamais les neiges qui le couvraient alors, coninu' celles (pii le couvrent anjourd'liui, n'avaient laissé voir sa ciuu' élevi'e. Mais, le |-2 mais 159'), les glaces séculaires dispariireid instaulaui''inent sons l'action du l'eu iuii'iieni', et aussiliM ajtrès, le volcan se mit à nuii;ir. Il vomit des substances enllauiuu'es; luulerois, ce qui ravagea le pays, ce ne fut point le l'eu, ce lurent les neiges qui, subitement ti'ansformées en eau, se pri'cipilèrenl au bas de la montagne, entraînèrent dans leur (bute rapid(^ des blues de rochers, se jetèrent dans les rivières, (pi'elles lireiil dédiurder, el i-avagèrent ainsi la |ilaiue enviroiniaute.

(a's dinV'i'enls pliénonn"'iH's oui lieu, parfois, plusieurs nmis avant rérnptiun, d'autres l'ois aussi ils ne la précèdent que de

quelques instants. Il est probable, comme le fait remarquer M. Poulett-Scrope, que duranl ces phénomènes la lusiflii des minéraux devienl plus intense dans le laboraloire soulerrain, et que, sous la pression des lluides élastiques, cette masse de lave incandescenle force son chemin d(> bas en liant, à Iravers les fissures et les crevasses que le feu volcani(|U(' a ouvertes dans la montaijne.

Ces menaçants indices d'nne crise prochaine peuvent, ou se monli'er isolémenl, ou se manifester sinnillaïK'menl. Dans ce dernier cas, l'érupliou est proche et cerlaine.

Il y a en néanmoins des l'rnptions (pii navaient été annoncées par aucun des pluMiomèncs que l'on vieiil d'éliidier. On ne vil point Feau des pnils disparaître ni ci'lle des sources changer leur couleur liabilnelle; il n"\ eut ni (b'Ionalions sonteri'aines, ni tremblements de tei'ie, ni même quekpu^ légère oscillation, lelle (pi'en occasioiuie lonjours le moindre craquement dans liiih'iienr de la monlagnc.

(iC fnl en ISôri, je ci'ois, que le Vésuve entra en fnreur sans (pTancnn signe précurseur eût annoncé rinuniiu'ucc du danger. El cejiendant on assure (pu* les haliitanls dn pays savaient (pu^ leur volcan était à la veille d'nne crise violeide. Il est VI ai (pi'il y avait dans l'air je ne sais ipioi de sinist re ipii ponvail impressionner des hommes habitués, dès leur enfance, à voir dans le monstre qu'ils redonteiil, l'anteui' d'iiiM' foule de plii''iioiiiènes saisissants. Il régnait dans l'air un calme ex- Iraordiiiaiic, et (pioiipie ralmosphère ne fnl pas |(lns chaude ipie d'Iiabilnde, on ('■prouvait une indi'linissable sensation de pesanteur et d'oppression.

I/ÉUUPTION

Le luuiiiL'iil .suiuèiiiccsl profile : la terre tremble plus Ibrteiueiit, et les détonations souterraines se succèdent sans interruption Tout à coup le bruit cesse, et, pendant quebiues secondes, il règne dans la nature un silence absolu, effrayanl. Puis la terre oscille de nouveau ; un nuage épais couvre de ténèbres la contrée et une explosion iormidable ébraide la montagne jusque dans ses fondements : c'est le volcan (pii mugit et qui entre en fureur.

De sa bouche sortent de lourdes bouffées de vapeurs ; des craquements effroyables se foid entendre au sein du gouffre et un nuage de fumée en jaillit avec fracas. Il est aussitôt suivi d'autres jets semblables (pii se pressent, qui se poussent el qui montent vers le ciel. T/(''|)aisse fumée ne s'est pas encore entièrement développée dans l'espace, que déjà un cylindre de cendres presse les Ijords du cratère. Soulevé par des forces d'une iiiê.driilable puiss.iiiee, cet amas de rendre^ et de sco-

',11 l.i;s VDI.CA.NS.

rii's s'i''l;iiicc lidrs du crjilrrc cl va se iiicMci' ;'i la (■(lidiiiic -le rimii'c, (iiii se dilalaiil liori/oiilalciiieni, [(ri'iid la luniic d'iiii jiiii d'ilalic, i:ii pliilùl celle d'un ^igaiilcs([ui' palmier.

Colonne de fumée.

Kii iiième temps, le voli'aa lance des pierres entlamniées ; des globes de feu éclatent comme des bombes; les coiiiants atmosphériques se précipitent vers rinimense brasiei- (jni les attire; le vent son Hle avec inipéinosilc, et la ienipèlc se d(''cliaine. Impnissanle à bi'iser la grande colonne de Inniée, elle l'ail Idiirbilloinier les cendres ({iii retondient en pluie di' I'.mi >iir la cduirée envirouiiiiule.

Mii.NT AG NL ^ \ n |,i; A M ij I KS. ii;,

l.;i riiiiK'i' l'I los cendres, LMi rmiiKiiil Ar IminK mi;i;:c~-, mil couvert (le Iciu'hres le [t;iys ; mais (l'aulio iiiiaui's ihmi iiKiiiis épais s'aiiKHieellciii ;iii-ilcs>ii-. du ci-alérc, el (It'i'oln'iil au reifard la ciiii(> embrasée. Aux mugissements du volcan vieiil se mêler le rouli'iiii'iil du tonnerre; la Inudii' éclate, et les éclairs qui sillonnent le front dn i:éant illuminent la scène et ajoutent encore à la grandeur du spectacle.

Au plus l'orl de cette lutte des éléments, — aKii> ipie la linnée et les cendres voilent le lirmanient, (pie le volcan mugit, ({ue la foudre éclate, ipie les éclairs se snccèdeni, (pie l'espace est rempli de globes embrasés, — au plus fort de cette effroyable convulsion, la montagne s'ouvre et de ses entrailles jaillit un tlenve incandescent. C'est la lave (pii sort en bouillonnant. Elle déborde de toutes paris; elle s'élève au-dessus du cratère; en retombant, elle fornu' un torrent de feu (pii se précipite en cascades sur les pentes de la montagne et embrase la cabane du iiàtre et la vaste forêt. Au sein de lincendie qu'elle alhnne, la lave se couvre de débris enflammés; elle les entraine; elle i-onle ses ondes embrasées vers les villes et les villages, ([uelle consume ; tandis que les babitants fuient épouvantés, et que dans les campagnes, erre la faune des renions Incendiées.

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