‹ Les volcans et les tremblements de terreChapitre 81 sur 98 · Ti;i:Mr. I, i;mi:n T hk tkh iie. mi · texte numérisé non relu

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(le t('ii'(î cl tt'riiiiiH'i\l les catastrophes. Ce soiil des IViMiiissemeiils de ce genre (lu'oii (■iiiniivc à Marseille el ((iidii a ressentis (luelquefois à l'a ils

Les effets (jne ])roduisent ces tressaillements siuil sans importance, et offrent rarement dn danger. C'est à )M'iiie si des olijels mobiles sont renversés, si quelques tniles tombent des toits, si des murs se crevassent.

\ussi, dans TAmérique dn Sud, distingue-t-on ces Tremblores des violentes secousses (|ue l'un nonnne Tcria motos, (ienx-ei, h^s vrais tremblements de terre, se maMifestent pai- des oscillations verticales, horizontales et giraloiies ou circulaires. Humboldt est le premier observateur (jui aii dégagé ce fait bien nettement d'une nmltitude d'observations souvent contradictoires. L'action verticale de bas eu haut prodnil des effets comparables à ceux d'une mine (pu éclate. C'est ainsi qu'au moment du tremblement de terre de Riobamba, en 1707, les cadavres d'un grand nombre d'habitants furent lancés sur une colline hante de plusieurs centaines de pieds, et située au delà du ruisseau de l.ijiean.

In mouvement semblable se lit sentir en Espagne, le !2I mars 1829; il renversa plus de 5,500 maisons dans la seule province de Mui'cie.

Selon llamilton, lors du terrible Iremblement de terre (pu ravagea laCalabreen 17!S.'j.les montagnes s'élevèrent et s'abaissèrent tour à tour, les maisons furent transportées san.s dommages importants à des endroits plus élevés, d'antres, au contraire, lurent arrachées de leurs fondements et renver-

sées. Quelques habitants furent enlevés soudainement et déposés sains et saufs sur les hauteurs voisines, et une personne qui se trouvait sur un citronnier se vit portée sur le sol sans avoir éprouve aucun mal.

Le troisième mode d'agitation, le mouvement rotatoire, est le plus rare, mais il est aussi le plus dangereux. On n'a jamais pu observer bien distinctement ce mouvement du sol, mais on le conjecture d'après les effets de certains tremblements de terre.

Pendant ces oscillations giratoires, la surface de la terre paraît liquide; elle est semblable à une mer agitée par des vagues irrégulières. Des murs ont été retournés sans être renversés, des allées d'abord rectilignes ont été courbées, des champs couverts de cultures ont glissé les uns sur les autres lors du tremblement de terre de Riobamba en 1797. Pendant celui de la Calabre , en 1783, les |)iédestaux de deux obélisques, placés devant un monastère de la ville de Saint-Étienne del Bosco, restèrent dans leur position première, tandis que les pierres qui les surmontaient furent entraînées autour de leur axe par le mouvement de rotation du sol et dévièrent de plusieurs centimètres.

On prétend égalemeiU que, pendant la secousse qui bouh'versa l'île de Majorque, en 1851, la base d'une toui' fut entraînée dans un mouvement rotatoire horizontal et (pi'elle tourna aiilour de son axe de 60 degrés euvii-(»ii, tandis que la jiartie suiiéiieui^e conserva sa position priiiiilive.

11 arrive parfois aussi que la terre treuililc dans plusieurs-

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(liicftiuiis oj)|ios(''os ; l;i suilaci' toiiciioie en iih'miic lciii|is qu'elle s'agite de liaul en lias cl luirizonlalement.

Le trembleiiieiit de lenc de la Jamaïque, en IGO^, uous eu oITre un e\ein|ile liieu remarquable. A Port-Hoyal, les oseillatious du sol tMaient si rapides, que toute la surface de la terre paraissait être à l'état liquide; les objets furent renversés pêle-mêle avec les habitauts, qui, roules dans tous les sens, furent horriblement meurtris. Quelques-uns d'enlie eux furent lancés, dit-on, du centre de la ville jusque dans le poil, où ils jiurent se sauver à la nage.

Lorsque Humboldt levait le plan des ruines de Riobamba, ou lui montra la place où, au milieu des décombres d'une maison, on avait retrouvé tous les meubles d'une autre demeure, et,ai»rès la catastrophe, il fallut que le tribunal prononçât sur les contestations qui s'élevèrent au sujet de la pro[)riété de meubles transportés ainsi à une grande distance.

11 est évident, comme le fait remarquer Humboldt, que lorsque des terrains glissent ainsi les uns sur les autres, il va une sorte de pénétration des couches superficielles; ces champs cultivés qui se superposent, ces allées qui se courbent, ces maisons qui changent de place, piouvrnl un mouvement général de translation. Sous l'influence des courants qui se sont dirigés tour à tour de haut en bas, puis horizontalement, puis circulairement, le sol meuble s'est mis en mouvement, comme un liquide tumultueusement agit('' par des chocs opposés.

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