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pâle, ei ils paraissent ne point devoir supporter les fatigues de la route. Ceux qui ont ob-
Ils liTrenieDt leur père Pour un peu d'ai^genl.
Lacliaine toute entière Ne fait qii*un cri :
Ah ! ah ! à là chianlii , A la ehianlît.
Allant dit à un voleur,
Je sui§ un homme' d'honneur,
C'eat un menteur.
On lui a prouvé Que l'un de ses deux frères..
Dépuis peu d'années - Est sorti des galères ,
Il en rougit.
Ah I ah ! à la chianlit,
A la chianlit.
Les agens vont dès Tmaiin Chez un tailleur peu malin ,
Louer un frusquin.
Voyez ces friquets En hahit du dimanche »
Ce gueux d'Hulinei , Et ce gouèpeur de Lange
En vieil habit.
Ah ! ah 1 à la chianlit , " A la chianlity etc., ete.
lenu soit à prix d'argent, $oit parce qu'ils ODt la protection de quelques-uns des employés de la prison , une place aux premières loges, et peuvent voir des hommes vêtus d'un habit militaire et l'épée au côté , occupés à choisir et à examiner les colliers qui doivent servir aux forçats. Lorsqu'ils ont achevé leur tâche , ils placent par rang de taille et font asseoir vingt-six individus auxquels ils lâchent les plus dégoûtantes épithètes.
C'est alors . que commence le ferrage.
Cette opération &it quelquefois frémir ceux qui en sont spectateurs , car elle est vraiment terrible , et si le marteau ne tombait pas d'aplomb sur le rivet du collier, il est évident que le crâne du condamné serait infailliblement fracassé. Au reste, plusieurs fois des forçats ont été blessés très-grièvement. Lorsque l'opération du ferrage est terminée, et quelle que soit la rigueur de la saison , on fait déshabilla complètement chaque forçat , et les plaisanteries, assaisonnées de quelques coups de bâton, ne leur sont pasépargnées, ce qui parait jréjouir infiniment les grandes dames qui ne quittent pas les fenêtres auxquelles elles sont placées. On distribue alors à tous ceux qui doi-
vent faire le voyage une paire de sabots , des vêtemens de grosse toile grise qui tés coa?rent A peine ; ensuite vidnt le perruquier qui (aille en échelle les cheveux de chaque forçat , tandis que les argousins coupent le bord des chapeaux et la visière des casquettes.
Quelle que soit la saison, les forçats sont ensuite placés sur les voitures découvertes , altelées chacune de quatre chevaux, qui doivent les conduire au lieu de leur destination. Au signai du capitaine de la chaîne, le triste convoi se met en marche , accompagné de quelques 4andys à cheval qui veulent être speeiateuradtt (Jernier acte du triste drame qui se joue devant eux , et assister au Grand RapioL
Le Grand RofHot^ ou fouille générale, a lien ordinairement a la fin de la première journée de marche. On fait alors descendre les forçats fies voitures sur lesquelles ils sont juchés , on les feit déshabiller, les vètemens et les fers sont visités avec la plus scrupuleuse attention ; 1^ condamnés sont ensuite fouiHés dans les endroits les plus secrets.
Cette opération se lait très-vite et au commandement des argousins. Ceux des forçats i|ui n'exécutent pas la manoeuvre avec assez ^