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seurs.CesdevnietSf quelle quesoit la profession qu'ils exercent , s'arrangent de tout ce qu'on leur présente. Ainsi, un apothicaire achète des sabots , un savetier dés lunettes et dès longues vues 9 etc., etc.
FOURGUER , V. a. — Vendre à un Fourgat des objets volés.
* FOURLOURD , s. m. — Malade,
* FOURLOURER , v. a. — Assassiner.
FOURMILLER, v. a. — Marcher. FOURMILLON, FOURMILLON A
GAYETS^ s. m. ^— Marché , marché aux cbe** vaux.
FOURCHU , s. m. — Bœuf.
FOUROBE , s. f. — Fouille. Terme des forçats et des argousins.
FOUROBER , V. a. — Fouiller les effets des forçats.
FRALIN*E, s. — Frère, sœur.
FRANCILLON, s. m. — Français.
FRANCS - BOURGEOIS ou DROGUEURS DE LA HAUTE, s. m.— ^ Les pauvres diables que l'on rencontre sur la voie publique , sales et éclopés , accroupis, les genoux dans la boue au coin d'une borne, et auxquels on jette un sol sans seulement daigner laisser
tomber sur eux un regard de commisération , ne sont pas les seuls meiidians que renferme la bonne ville de Paris* Il y a des mendians là où on ne croit trouver que des gens possédant pignon sur rue, ou une inscrip* tion sur le grand livre; au café de Paris, au concert Masard, par exemple , quelquefois même au balcon de l'Opéra, assis entre un diplomate qui lorgne les tibias de Fanny Essler, ou un banquier qui se pâme aux roulades de M^^ Falcon.Ges mendians , il est vrai, ne sont pas couverts de haillons, ils ne sont ni tristes, ni souffreteux ; bien au contraire, leur linge est d'une blancheur éblouissante, leurs gants d'une extrême fraîcheur, le reste à l'avenant ; leur te^nt est fleuri et leur regard fixe.
€ Le ^rai peut quelquefois n'être pas vraisemblable, »
a dit quelque part le régent du Parnasse, et jamais ce vers ne fut cité plus à propos. Comment ! me direz-vous, ce jeune dandy, cette petite maltresse pimpante et minaudière , ce vieillard à cheveux blancs qui porte à sa boutonnière une brochette de décorations, tous ces individus qui paraissent si gais, si contens, si insoucieux du temps qui passe, sont des
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mendians ? Eh ! mon Dieu oui ! Prenez seulement la peine de lire cet article^ vous connaîtrez tous les mystères de leur existence ; et si , ce qu'à Dieu ne plaise, vous avez rompu avec tous les nobles sentimens^ vous pourrez suivre leur exemple, et mener bonne et joyeuse vie sans vous donner beaucoup de peine.
C'est un agent de police , dit-*on de rhomme qui mène, dans la moderne Babylone, la vie d'un sybarite , et auquel on ne connaît ni revenus ni industrie. Quelle profonde erreur ! Quelqu'élevé que soit le chiffre des fonds secrets, le nombre des agens soldés du ministère de l'intérieur , de la préfecture de police et de l'état-major de la placedesTuileries, du Palais- Royal, est trop considérable pour que chacun d'eux puisse recevoir mensuellement une bien forte somme ; l'individu dont l'existence paraît un problème insoluble, est tout simplement un Franc Bourgeois, ou Drogaeurde la haute ^ et voici comment il proeède.
VAlfiuinach da Commerce ^ PAlmanaeh R4jyal^ celui des vingt^cinq mille adresses, sont les mines qu'il exploite, et dans lesquelles il trouve tous les jours quelques nouveaux filons* Après avoir choisi une certaine quantité
d'adresses, il se mei en course el bientôl il arrive chez un personnage de haute volée*, il a décliné au valet-de- chambre de Monsieur ou a la eamérisle de Madame un nom bien sonore, toujours précédé de la particule aristocratique; et , comme il serait malséant de faire fiure antichambre à un noble personnage ^ on Ta immédiatement introduit près de la personne qu'il désire voir ; c'est ici que la comédie commence. Je vais prendre pour type certain personnage très-connu 'dans Paris , qui se dit le dernier rejeton d'une ancienne Êimille de la basse Normandie , famille si ancienne en effet qu'il serait vraiment impossible à tous les d'Hozier de l'époque de découvrir son éeusson.
Monsieur le Baron, monsieur le Comte, loODsieur le Duc ( le Droguear de la haute ressemble beaucoup au tailleur du Bourgeois Gentilhomme^ il n'oublie jamais les titres de celui auquel il s'adresse , et , s'il savait que cela dût lui faire pbiisir, il lui dirait trè&-volon tiers votre majesté), je n'ai point l'honneur d'être connu de vous , et cependant je viens vous prier de me rendre un important service; mais tout le monde sait que vous êtes bon, généreux^ c'est pour cela que je me suis adressé à vous ,
ici il parle de ses aïeux : s' il s'adresse à un des partisans de la famille déchue , ce sont de vieux bretons , son père qui était un des compagnons de Sombreuil, est mort à Quiberon; s'il s'adresse à un des coryphées du juste- milieu , il se donne pour le neveu ou le cousin de l'un des 221; s'il veut captiver les bonnes grâces d'un républicain, son père, conventionnel pur, est mort sur la terre étrangère , son frère a été tué le 6 juin 1832 à la barricade Saint-Merrv. Après avoir fait l'histoire de sa famille , le Dragueur de la haute passe à la sienne, venu à Paris pour la première fois, dit-il, j'ai donné tète baissée dans tous les pièges qui se sont trouvés sur mes pas : j'ai été dépouillé par d'adroits fripons , il ne me reste rien, absolument rien , je ne veux pas demeurer plus longtemps dans la capitale, et je viens, Monsieur , vous prier de vouloir bien me prêter seulement la somme nécessaire pour payer ma place à la diligence , plus quelques sous pour manger du pain durant la route, cela me suffira; je dois supporter les conséquences de ma conduite, et sitdt mon arrivée , mon premier soin sera de m'acquilter envers vous. J'aurais pu, pour obtenir ce que je sollicite de votre obligeance,
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m'adresser à monsieur le Comte , à monsieur le Marquis un tel , intime ami de ma famille ; mais j'ai craint qu'il ne jugeât convenable de l'instruire de mes erreurs.
H est peu d'hommes riches qui osent refuser une somme modique à un gentilhomme qui s'exprime avec autant d'élégance. Au reste , si sur dix tentatives deux seulement réussissent, ce qu'elles produisent est plus que suffisant pour vivre au large pendant plusieurs jours. Quelquefois, et ici le cas est beaucoup plus grave , ce n'est point pour leur compte que les Drogaears de la haute mendient , c'est pour une famille ruinée par un incendie, pour un patriote condamné à une forte amende. Sous la restauration , ils quêtaient pour les braves du Texas, pour les Grecs ; ils ont , à cette épo* que reçu d'assez fortes sommes , et les compagnons du général Lefebvre Desnouettes ou d'Ypsilanti n'en virent jamais la plus petite parcelle.
Il vaut mieux, sans doute, lorsque l'on est riche, donner quelques pièces de vingt francs à un fripon que de refuser un solliciteur dont la misère peut-être n'est que trop réelle^ aussi je n'ai point écrit cet article pour engager mes
lecteurs à repousser impitoyablementtousceux qui viendront les implorer , maisseulement pour leur faire sentir la nécessité de ne pointdonner à Taveuglette^ et sans avoir préalablement pris quelques renseignemens , et surtout pour les engager à ne point perdre un instant de vue ceux de ces adroits et audacieux solliciteurs qui sauront leur inspirer le plus de conflanoe; car les événemens qui peuvent résulter de leur visite sont plus graves qu'on ne le pense ; plusieurs d'entre eux sont liés avec des voleurs de toutes les corporations^ auxquels ils servent d'éclaireurs ; il leur est facile de savoir si les concierges sont attentifs^ si les domestiques se tiennent à leur poste, si les clés dont , à Taide de la Boite de Pandore^ ils chercheront à prendre les empreintes, restent sur les portes; s'ils ont remarqué un endroit vulnérable, ils pourront l'indiquer à un voleur praticien du genre qu'ils auront jugé le plus facile à exécuter, et au premier jour on sera volé avec des circonstances telles, que Ton sera pour ainsi dire forcé de croire que le vol a été commis par des habitans de la maison.
Que conclure de ce qui précède? Qu'il ne faut recevoir personne, et ne point soulager
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rinfortune? Non, sans douie, C6 serait sê priver du plus doux de tous les plaisirs ; mais on peut sans inconvénient avoir contihuellement l'œil ouvert, et ses portes constamment fer* mëes.
* FRANCSMITOUX,s. m.r-Mendiansde l'ancien Paris ; ils entouraient leur front d*un mouchoir sale, et marchaient appuyés sur un bâton ; ils se liaient aussi les artères , et savaient si bien prendre les apparences d'hom«* mes malades , que les médecins' les plus expérimentés se laissaient tromper par eux.
FRANGIN-NE, s. — Frère, sœur.
FRANGIN DABE, s. m. — Oncle.
FRANGINE DABUSCHE, s. f. — Tante.
* FREDINE, s. f. —Bourse.
FRÉGATE, s. m. — Jeune pédéraste. Terme
des bagnes.
FRETIN, s. m. — Poivre.
FRIC-FRAC (Faire), V. a.— Faire effraction.
FRILEUX-EUSE, s. — Poltron, poltronne*
FRIMER, V. a. — Envisager.
* FRIMION, s. m. — Marché.
FRIMOUSSER, v. a. — Tricher au jeu, préparer les cartes.
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FRIMOUSSEUR-EusB, s. — Celui ou celle qui triche au jeu.
FRIQUET , s. m. — Mouchard. Terme des voleurs de la Cité. ( Paris. )
FRIPOUILLE, s. m. — Misérable.
FRISÉES, m. — Juif.
FRIT ( Être ), v. p. -•— Être condamné.
* FROLLAUX, s. m. — Traître.
* FROLLER SUR LA BALLE, v. a. — Médire de quelqu'un.
FROTIN, s. m. — BUlard.
* FRUQUER ou FONCER, v.a. — Donner.
FRUSQUE, s. m. — Habit, habillement.
FRUSQUIN, s. m. — Habillem«Dt commun.
FRUSQUINEUR, s. m. — Tailleur.
FUMÉ ( ÊTRE ), V. p. — Être tout-à-&it sans ressources.
FUMERON, s. f. —Jambe.
GAPE A GAYÉ, s. f . — Gendarmerie ou garde municipale à cheval.
GAPE DE SORGUE, s. m. — Gardien de marché, patrouille grise.
GAFER, V. a. — Guetter, être eh fectîon.
6APEUR, 8. f. — Sentinelle, guetteur.
GALETTE, s. m. — Homme maladroit, dépourtu d'intelligence.
GALINE , s. m. — Jeune pédéraste. Terme des bagnes.
GALIOTTE ou GAVE (Fmrb iwe ), v. a* —