LAN— L ET
LANSQUINER, v. a. — Pleurer.
** LANTERNE ( Vieille ), s. f. — Vieille courlisane.
LAPIN-FERRÉ, s. m.— Gendarme. Terme des voleurs normands.
LARBIN-NE, s. — Domestique des deux sexes.
LARBINERIE , s. f. — Domeslicité , vale^ taillé.
LARGOTIER, s. m. —Paillard.
LARGUE y s. f. — Femme, généralement parlant.
LARTIF, s. m. — Pain.
LARTON BRUT ou BRUTAL, s. m. — Pain noir.
LARTONNIER-ÈRE, s. — Boulanger, boulangère.
LARTON SAVONNÉ , s. m. — Pain blanc.
* LASCAILLER, v. a. ^Uriner.
LAZI-LOFFE, s. m. — Mal vénérien.
LEGRE, s. f. — Foire.
LEGRIER, s. m. — Marchand fiorain.
LÉON, s. m. — Président de Cour d'As* •ises.
LETTRES DE JÉRUSALEM. — Les événe-
mens de notre première révolution ont donné naissance aux Lettres de Jérusalem ainsi qu'aux Vols à la Graisse et à plusieurs autres. De la fin de 4780 à Tan VI de la république , des sommes très-considérables , résultats de Lettres de Jérusalem » sont entrées dans les diverses prisons du départemeol de la Seîne , et notamment à Bicétre. En Tan VI, il arriva dans cette dernière prison, et dans Tespece de deux mois, plus de 1 5,000 francs.
Voici quelle était la manière de procéder, des prisonniers qui voulaient faire un arcat^ c'esi-à-dire escroquer de l'argent à une personne au moyen d'une Lettre de Jérusalem. Ils se procuraient les adresses de plusieurs habitansdesdépartemens, et, autant que possible , ils choisissaient ceux qui regrettaient l'ancien ordre de choses , et qu'ils croyaient suscepti- Ues de se laisser séduire par l'espoir de faire une opération avantageuse; on adressait à ces personnes une lettre à-peu-près semblable à celle-ci.
< Monsieur,
« Poursuivi par les révolutionnaires , M. le vicomte de ***, M. le comte de ***, M. le mar-
quts de ***y (on avait le soin de choisir le nodi d'une personne connue et récemment proscrite ), au service duquel j'étais en qualité de valet de chambre y prit le parti de se dérober par la fuite à la rage de ses ennemis ; nous nous sauvftmes » mais suivis |X>ur ainsi dire à la piste, nous alUons être arrêtés lorsque nous arrivâmes à peu de distance de votre ville ; nou9 fûmes forcés d'abàndcmner notre voiture, nos malles , enfin tout notre bagage ; nous pûmes cependant sauver un petit coffre contenant tes bijoux de Madame y et 30,000 fr. en or; mais, dans tel crainte d^ôtre arrètids nantis de ces objets , nous nous rendîmes dans un lieu écarté et non loin de celui où nous aviims été forcés de nous arrêter ; après en avoir levé le plan, nous enfouîmes notre trésor, puis ensuite nous nous déguisâmes, nous entrâmes dans votre ville et allâmes loger à Thôtei de ***. Nous nous informâmes en soupant d'une personne à laquelle on pût, au besoin, confier des sommes un peu fortes ; nous voulions charger cette personne de déterrer notre argent, et de nous l'envoyer par petites parties au fur et à mesure de nos besoins, mais la destinée en ordonna autrement. Vous connaissez sans doute l6s
circonstances qui accompagnèrent Tarrestation de mon vertueux mattre, ainsi que sa triste fin. Plus heureux que lui , il me fut possible de gagner l'Allemagne , mais bientôt assailli par la plus affreuse misère » je me déterminai à rentrer en France. Je fus arrêté et conduit à Paris; trouvé nanti d'un &ux passeport, je fus condamné à la peine des fers, et maintenant , à la suite d'une longue et cruelle maladie , je suis à l'infirmerie de Bicêtre. J'avais eu, avant de rentrer en France, la précaution de cacher le pian en question dans la doublure d'une malle qui, heureusement, est encore en ma possession. Dans Ja position cruelle où je me trouve, je crois pouvoir , sans mériter le moindre blâme , me servir d'une partie de la somme enfouie près de votre ville. Parmi plusieurs noms que nousavions recueillis, mon maître et moi, à l'hôtel, je choisis le vôtre. Je n'ai pas l'honneur de vous connaître personnellement , mais la réputation de probité ei de bonté dont vous jouissez dans votre ville, m'est un sûr garant que vous voudrez bien vous acquitter de la mission dont je désire vous charger, et que vous vous montrerez digne de la confiance d'un pauvre prisonnier qui n'espère qu'en Dieu et en vous.
Ui LEt
i Veuillez , Monsieur, me faire savoir si vous^ acceptez ma proposition. Si j'étais assez heureux pour qu'elle vous convint , je trouverais les moyens de vous faire parvenir le plan y de sorte qflî'il ne vous resterait plus qu'à déterrer la cassette; voiis garderiez le contai! ettti^e vos mains; seulement vous me fbriez tenir ce qbi me serait nécessaire pour alléger ma malheureuse position.
c Je suis, etc. »
• P. S. Il n'est pas nécessaire de vous dire qu'une affaire semblable i celle que je vous propose doit être faite avec la plus grande discrétion ; ainsi , dans votre réponse , qui devra passer par le grefie de la prison avant de m' être remise , bornez-vous, seulement à me répondre , oui , ou noA . »
Toutes les Lettres de Jérusalem étaient calquées sur le même modèle , et tous les jourâ il eu sortait , des prisons de la Seine , une trèsgrande quantité; sur dix, sur vingt même, une tombait entre les mains d'un individu qui, par bonté d'ame, ou dans l'espoir de s'approprier tout ou partie du trésor, voulait bien se charger de la commission , et qui répondait
au prisonnier. (C'est ici le lieu de faire remarquer que ce n'étaH jamais à celui qui avait monté \arcai que la réponse était adressée ; un autre prisoni^er était chargé de figurer^ c'est-à-dire , de représenter, au besoin , te domestique infortuné du comte ou du mai*<)uis.) Lorsque la réponse du P antre était parvenue k\ jârcdtëinear^ il s'empressait de lui écfire qu'il bénissait le ciel qui avait bien voulu per-^ mettre que la première personne à laquelle il s'était adresjsé , fût assez bonne pour compatir à ses peines; il était prèlt, disait-il , à lui envoyer le plan qui devait le guider daijus ses recherches; mais pour le moment cela lui était impossible, atteodu que, pour subvenir à ses premiers besoins , il avait été forcé de mettre sa malle, et tout ce qu'elle contenait, entre les mains d'un inGrmier, en garantie d'une soipme
de (la somme était toujours en rapport
avec la fo^tun^ présumée de l'individu auquel on s'adi^essait.)l^is pourtant, ajoutait en ter-^ minant X Àrcasineur^ si vous voulez avoir l'extrême complaisance de m'envoyer la somme due par moi à l'infirmier, je vous enverrai 4e suite le plan , et toutes les indications qui vous seraient nécessaires «
La cupidité exerce un tel empire sur la plupart des hommes, qtie^ presque toujours , k prisonnier recevait la somme q^'il avait demandée; il arrivait même que , par excès de complaisance ou de précaution» le Sînve l'apportait lui-même, ce qui ne Tempêchait pas de sulnr le sort du commun des martyrs.
Aa^ALeitmesdeJératalem ne sont pas mortes avec les drconStances qui les avaient fait naître; tous le9 jours encore, des arcats sont montés ^DsJes prisons, etl'audacedes^ir^^m^ii/ve^, si grande, qu'ils ne craignent pas de s'adresser à des individus qui doivent , par le fait seul de leurs relations antérieures , connaître leurs u$ et coutumes; cela est si vrai, qu'un Arcasineur m'adressa , il y a peu de temps, la lettre suivante :
Toulon, le li novembre 1835.
« Monsieur y
< J'ai fait du bien ; qu'il est doux , ce mot ! Ce mot renferme des pages entières, des volumes même. Un bienfait n'est jamais perda. Quoil le bienfaiteur désintéressé a*t-il besoin de récompense? Non ! Il est trop payé, s'il est hu-
main et généreux, par cette satis&ciion qui enivre les âmes sensibles après un bieofait,
I Telle j'étais, Monsieur, à votre égard, lors de votre évasion de Toulon, et vojkre nom m'eût été toujours inconnu , sans mon petit-fils, dans les mains duquel se trouvait votre biographie en me faisant le récit de cette avanture, me mit à même de connaître le nom de TiiKlividu auqpel je m'étais intéressée. U me i^taijL cependant le doute que vous ne fussiez tel que je le sov^itais , ce qui aurait pu attirer sur moi la divine réprobation et rexécratjon des bommes. Mais Taveugie coofiance que vous eûtes en moi en était un sûr garant ; et jç me disais : le coupable endurci n'aime que la nuit, le grand jour l'épouvante. JSnfin le ciel même parut me Taltester, quand il vint lui-même à votre secours ^ et vous offrit, par le moyen de l'enterrement, la voie de salut que vous me demandâtes, et que, par un excès d'humanité, je vous promis. Pourquoi donc. Monsieur, après votre aveu et voire prière : Sauvez-moî, ame sensible y Dieu vous en tiendra boncompt€y ne continuâtes -vous pas à me dire : Vous sauvez un malheureux qui n'a pas trempé dans le crime dont il a été accusé, et qui l'a plongé
dans Tabime dont il est si diiliciie , mais doq impossible de se relever! Cette déclaration aurait redoublé en moi Fintérôt qui me portait à vous aider, et aurait laissé en moi cette secu* rite y et cette satisfaction que Ton éprouve à la suite d'un bienfait qui est ignoré de tout le monde, liais, hélas! comme les temps sont changés, depuis lors, pour nous! Vous, eo butte alors à la plus cruelle destinée, manquant de tout, obligé à fuir la société des hommes, et moi qui meni^s une vie paisible, quoique veuve d'un maître marin mort au service du roi Louis XVI , par le moyen d'un modique commerce, et une conscience pure, qui me mettait, ainsi que mes deux demoiselles en bas âge , à Tabri des premiers besoins.
« Depuis que cette faible ressource m'a manqué, n'en ayant pas d'autres, je n'ai fait que languir.
c Atteinte une des premières par le choléra, je croyais toucher à la fin de mes maux , mais le ciel en a disposé autrement. La volonté de Dieu soit faite. Dieu a voulu m'épargner eo prolongeant mon existence; Dieu y pourvoira.
« Je souhaite , Monsieur, que Dieu continue
à prospérer vos affaires, et que vous soyez toujours le soutien des malheureux.
a Agréez, Monsieur, les sentimens de ma considération, ayep lesquels je suis,
Votre dévouée servante,
GBlfBVIÈVB PEYfiON, V« DlAQQB.
Rue du Pradel, 19.
Yoici en quels termes je répondis à cette lettre; car, quoique bien convaincu qu'elle n'émanait pas de la personne qui m'avait rendu l'important service de favoriser mon évasion , mais bien de quelque ^rra^m^arpeqsionnaire du bagne de Toulon j qqi avait appris la circonstancequ'il me rappelait, par mes Mémoires,, je ne voulais pas, si contre toute attente mes prévisions étaient fausses , m' exposer à man-^ quer de recpnnais^nce.
< Je serais mille fois heureux , Madame , si le hasard me faisait retrouver la femme qui m'a si généreusement aidé , à Toulon , lors de mon évasion ; je suis tout prêt à reconnaître, comme je le dois , ce qu'elle a fait pour moi , mais je ne veux point m'exposer à être dupe.
Ce que vous me dites, Madame , me prouve jusqu'à Tévideiiceque vous n'êtes pas la femme généreuse qui me procura les moyens de sortir de la ville de Toulon , et que vous ne connaissez cette circonstance de ma vie que par la lecture de mes Mémoires. Au reste , si vous êtes réellement la personne en question , vous pouvez aisément m'en donner la preuve, en me rappelant un incident qui m'arriva lorsque j'étais chez vous; inddeDt que la mémoire la moins locale ne peut avoir oublié ; si vous pouvez faire <ie que je voue demande , je suis prAt à vousenvoyer 500 fr., et même plus, etc., ^*
V Arcasineur ne se tint pas pour battu , et il me répondit en ces termes :
Toulon, le 30 novembre 1835.
« Monsieur,
« U sied à la bieo«fàance de répondre à une honnête missive, mais il n'est p9S permis d'hu* mîlier les personnes.
< Née dans une classe médiocre , apparte* nant à des parens dont l'honneur et la probité
ont été les idoles , j*ai m répondre à leur attente, et me mériter, par une conduite toujours exempte de blâme, l'estime publique. Quoique illettrée, la nature m'a douée de ce tact qui tient lieu d'éducation soignée, et qui nous met i même de juger du procédé d'une per-^ sonne. Mon petit-fils, né dans un siècle plus heureux que le mien, quant à l'instruction, a été choisi par moi pour être l'organe de mes pensées , et l'interprète de mes sentimens.
« Oui , monsieur, je l'avouerai sans réserve, la tonrnure de votre lettre, et vos phrases ont tdlenient blessé mon amour*propre, que j'en ai été indignée. Vous eussiez beaucoup mieux &it de ne pas répondrequedem'ofienser, et réserver votremanière der&diger pour des amesbasses et vénales. Cependant, un seul de vos paragraphes a mérité toute mon attention , et m'a paru être le plus fondé : c'est la crainte d'être trompé. J'ai apprécié vos doutes , et je les ai même admis. Mais, d'ailleurs , m'examinant attentivement, comment admettre en moi de pareilles idées , et supposer en moi un subterfuge, m'écriai-je au fond de l'ame, m'attachant à la ligne au contenu ^e ma lettre ! Demandait-elle une reconnaissan * pécuniaire? Contenait-elle
un emprunt? Exigeail-elle un sacrifice? Nou! rien de tout cela. Elle ne contenait que répan-' chemeni sincère d*une ame sensible en appr6 nant l'heureux changeaient de votre sort ; et si la comparaison de nos destinées en différentes époques a été interprétée pour une demande quelconque , je la repousse de toutes mes forpeSyCt hautement je m'écrie : miet;^ vautnwurir que s' humilier.
« Quant à la preuveconvaincante quevous me demandez , afin de reconnaître si je suis la persopne en question, je répugnerais à la donner, précisément parce qu'elle a pour but la propo* sition d'une somme , si ce n'était une satisfac-^ tion personnelle. Je vous observerai donc que» soit vous , soit un autre individu auquel soii arrivé un pareil accident , vous ne fûtes jamais chez moi ^ n'ayant pu faire, sans me compromettre; que le court entrelien dans lequel je vous fis espérer les moyens de sortir , eut lieu publiquement, et que la circonstance et l'iW- </f/i/dont vous me parlez, me sont aussi inconnus que le Phénix. Et qu'enfin , n'ayant jamais joué , pendant ma vie , quoique orageuse,
que des rôles honorables , y^ ne commencerai
LÈV— LIL 253
)>as à l'hiver de mon âge à démentir mes sentimens.
J*air honneur d'être,
Monsieur ,
Voire servante ,
GENEVltTB PETRON, V« DUQUE.
je ne voulus point prendre la peine de répondre à cette seconde missive. J'engage toutes les personnes qui en recevraienl de sembables à suivre mon exemple.
LÈVE-PIEDS, s. — Escalier, échelle.
LÉZARD , s. m. — Mauvais camarade.
LÉZINER , V. a. — N'être pas sûr de son fait, hésiter au moment d'achever une entreprise, tromper au jeuw
LICES ou TIRÀNS-DOUX, s. m. — Bas de soie.
LIÈGE, s. m. — Gendarme.
LIGOTTANTE, s. f. — Corde.
LIGOTTE, s. f. — Corde.
LIGOTTER, V. a. — Lier avec des cordes.
LILANGE, s. — Lille.
LILLOIS, s. m. — Fil.
254 LIM— LOll
LIMACE y s. f. — Chemise. LIMAGIÈRE, 8. m. — Lingère.
LIMANDE 9 s. m. — Homme plati sans cœui*.
* LIME, s. f. — Chemise.
** LIMOGÈRE, s. f. — Chambrière.
* LIMONADE, s. m. — Plat, assiette.
LIMOUSINE, s. m. — Plomb.
LIMOUSINEUR , s. m. — Couvreur qui
vole le plomb garnissant les toits.
LINGRE , s. m. — Couteau.
LINGRER, V. a. — Frapper à coups de couteau.
LINGRERIE, s. f. — Coutellerie.
LINGRIOT, s. m. — Canif, bistouri, petil couteau.
LINSPRÉ, s. m. — Prince.
LITRER, V. a. — Posséder.
LOCHE, s. f. -- OreilIe^
LOCHER, V. a. — Écouter.
LONGE , s. f. — Année.
LONGUETTE DE TREFFLE, s. f.— Carotte de tabac.
* LORDANT , s. m- — Portier.
LORCEFÉE , s. f. — Prison de la Force. LORGUE,s. m.— As.
LUR— LYO 255
LtlRON , s. m. — Saint-Sacrement, hostie.
LORGNE, LORGNE-BÉ, s. — Borgne.
LOUBION, s. m.— Bonnet.
LOUBIONNIER - ère , — Bonnetier , bonnetière.
*LOUCHE,s. f. — Main.
LOUPEL, s. m. — Pouilleux. Terme des Floueun parisiens.
* LOURDE , s. f. — Porte.
LOURDIER-ÈRE. — Portier, portière.
* LÙGQUE , s. m. — F^ux certificats, mainnant faux passe-port.
LUISANTE , s. f. — Lune.
* LUYSARD, s. m. — Soleil.
* LUYSARDE, s. f. —Lune.
* LUYSANT , s. m, — Jour.
LYONNAISE , s. f. — Soierie.
MAC 9 s. m. — Amant et souteneur d'une fille publique. II s'est opéré une telle fusion dans nos mœurs, que plusieurs types se sont ei&cés sans laisser la moindre trace de leur existence. Bientôt le Mac sera un de ceux- là ; il est déjà fossile, bientôt il sera anté-diluvien. Mais cela ne prouve rien en faveur de nos mœurs ; notre belle jeunesse d'aujourd'hui ne ^ut guère mieux que celle d'autrefois; les dehors sont sans doute moins repoussans, mais Tintérieur est le même , et la seule conclusion
i60 MAC
qu'il soit possible de tirer de ce qui se passe, c'est que le nombre des êtres vicieux est plus grand. Le métier de Mac^ autrefois, n'était guère exercé que par des voleurs ou des mouchards. Ces messieurs étaient jadis les seuls sultans des harems publics; maintenant les prêtresses de Vénus Gallipyge ont pour amans des jeunes gens de famille , ils ne volent personne,ils ne rendent aucun service à la préfecture de police, ils ont même de l'honneur ! Ce qui ne les empêche pas d'envoyer leur femme au vague j et d'avoir conservé toutes les traditions du métier, hormis celles qui pouvaient les compromettre. Que l'on ne croie pas cependant que les filles de joie ont gagné à cel échange; il y avait autrefois entre elles et leurs amans une certaine conformité de périls et d'infortunes qui rendait la communauté plus douce, communauté qui n'existe plus mainte nant. Cependant celui qui s'est foit le despote d'une courtisane 9 à la charge par lui de It défendre envers et contre tous, s'il n'^t ni voleur ni mouchard, est bien prêt de devenir tout cela.
Le monde des if^^:^ était autrefois un monde à part. On voyait ces Messieurs , réunis dans