‹ Les voyages de CyrusChapitre 16 sur 17 · Î>Î5C0URS · texte numérisé non relu

Î>Î5C0URS

•que la Vie entière est un songe pevpëtuel dont ceux de la nuit ne sont que des images.

Enfin Zenon e'tablit une quatrième école ^ vers la i3oe olympiade. Ce philosophe tacha de concilier les disciples de Démocrite avec ceux de Platon , en soutenant que le premier principe e' tait une sagesse infinie, mais que son essence était un pu» éther, ou une lumière àubtilequi se répandait partout pour donner la vie, le mouvement et la raison à tous les êtres.

Dans ces derniers temps on n'a fait que renouveler les anciennes erreurs. Jordano Bruno (i), Yanini et Spinoza , ont rappelé le monstrueux système d'Anaximandre ; et ce

(x) JoaBANo Brttno ou Jordanus Sfunus, ni à Noie , au royaume de Naples , vers le milieu du seizième siècle , fut d'abord dominicain 5 il se fit ensuite lulhe'rien , et finit par être biùle à Rome le 17 février x6oo.

Vanini [Lucilio], né à Taurozano, dans la terre d'Otrant«, en i585, se fit prêtre ^ professa ensuite l'athéisme, et fut brûlé à Toulousç le 19 février 1619.

Spinoza. [Benoît), né à Amsterdam, d'un juif portugais, le 24 novembre j632 , mourut à la Haye le ai f«vriier iC'77, après avoir enseigné hautement le matérialisme , et mené d'ailleurs une vie assez réglée.

HoBBES [ Thomas ] , né à Malmesburg , en Anglelerre , le 5 avril i538 , moui'ut le 4 décembre 1679, à Hardvvick , dans le Devonshire « avec autant de pusil» <ç lanimité qu'il avait montré de Lardi«s«e «n attaquant ff Us d"gmcs las plus saorci. »

dernier a idché d'éblouir les âmes faibles, en donnant une forme geomelrique à ce système.

Quelques spiuosistes, sentant que l'c'vidence leur échappe à tout moment dans les prétendues démonstrations de leur maître, sont tombés dans une espèce de pyrrhonisme insens-'y nommé l'égomisme, où chacun se croit le sciil être existant.

M. Hobbes, et plusieurs autres philosophes, sans se déclarer athées, osent soutenir que la pensée et l'étendue peuvent ^tre des propriétés de la même substance.

{i) Descartes, le père Malebranche, Leibnitz, Bentley, le docteur Clarke, et plusieurs métaphysiciens d'un génie également subtil et profond, tâchent de réfuter ces erreurs, et de

(1) Descartes [René] naquit le 3 avril iSgG , à U Haye , en Touraiue , d'une famille noble et ancienne. Il mourut le II fe'^TÏer i65o, à Stockliolni , où la reine Christine l'avait appelé.

Malebranche [ Nicolas ] , prêtre de l'Oratoire, né à Paris le 6 août i038 , y mourut le i5 octobre 1716.

Leibxitz [ Guillaume- Godefroy, baron de ] naquit à Leiptick >e 20 juin 1646 j mort à Hanovre le l't novembre 1^16.

Bentley [ Ricbard ] , ne' dans le comté d'Yorct em 1662 , mourut directeur du collège de Cambridge en 1742.

Clakkr [ Samuel ] , né à Norwick le 1 1 octobre 1C7 5, movt à Londres , où il avait obtenu une cure, le 11 ij»t4 1770 , après avoir abjuré l'arianisiiie.

confirmer^ par leur raisonnement, l'ancienne ihe'ologie. Ils ajoutent aux preuves tirées des effets, celles qu'on tire de l'idée de la preniièi'e cause : ils font sentir que les raisons de croire sont infiniment plus fortes que celles qu'on a de douter. C'est tout ce qu'il faut chercher dans les discussions métaphysiques. L'histoire des temps passés est semblable à celle de nos jours. L'esprit humain preijd à peu près les mêmes formes dans les différens siècles; il s'égare dans les mêmes roules. Il y a des erreurs universelles, comme des vérités immuables j il y a des maladies périodiques pour l'esprit comme pour les corps.

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