‹ Les vrais mystères de ParisChapitre 6 sur 21 · DB PABU · texte numérisé non relu

DB PABU

ée chercher tootes les personnes en étal de me donner quelques renseig^nements de nature à me mettre sur les traces de votre malhenreox flis; J'ai ? u le successeur du bon père Humbert, à l'hôtel de TEcu, mesrieurs Fazy Pasteur et Piachnnd, ainsi que Tancien bourgmestre de la ville et les divers membres du tribanal devant lequel le pauvre Fortuné, faussement accusé d'avoir assassiné celui qui avait pris soin de ses Jeunes années, a été forcé de comparaître, et J'ai aujourd'hui la douleur de vous annoncer que toutes mes démarches ont été inutiles, toutes ces personnes ne m'ont appris que ce que Je savais déjà.

» Excité par le désir de vous être agréable, et Jaloux de m'acquitter dignement de la mission qui m'a été confiée par la malheureuse Jazetta, J'ai fait publier par toute la ville que Je donnerais une bonne récompense à tous ceux qui pourraient me procurer quelques ren* geignements sur le Jeune Fortuné. Gomme le crime dont ce malheureux Jeune homme a été accusé, avait eu beaucoup de retentissement. J'espérais que peutêtre quelques personnes l'auraient rencontré lorsqu'il était sorti de la ville pour n'y plus revenir, et que alléchées par l'espoir d'obtenir la récompense promise, elles viendraient me dù-e de quel côté il avait porté ses pas.

«lion espérance n'a pas été déçue, peu de Jours après la publication de l'avis que J'avais fait insérer dans les journaui, on paysan des environs est venu me trouver et m'apprit que le Jeune Fortuné, avait été recueilli lors de son départ pour Genève, par une famille de saltimbanques, dont le chef se nomme de Riberpré : cet homme que la curiosité avait engagé à assister au Jugement de votre fils l'a parfaitement re*

conna, et c'est de lui-méine qu'il a appris que ne saf .cbant plus, que €ûre, puisque tous les habitants de te ville dans laquelle il avait été élevé le repoussaient doremeot» malgré son innocence, il s'était déterminé à courir le monde ayec ces saltknbanqites.

•Les reoseignetnems que j'ai immédiatement fait prendre m'ont domié la certitude que les faits avancés par cet homme pouvaient être vrais, il y avait effectivement à Genève lors du Jugement de Fortuné, une famiUe de saHimhanques dont le chef se nommait de Riberpré* Nous possédons donc, M. le marquis, un premier jalon^ et peul-étre que si nous parvenons à découvrir la famiUe de Riberpré, ce qui ne me paraît pas impossible, il nous sera facile de savoir ce qa'est devenu votre fils, .dans Je cas probable où il ne serait pas avec elle.

nJ'anrais très-volontiers continué ces recherches, mais Je malheureui Fortuné dont tous les habitants de Genève qui ont conservé sonisouvenir, se plaisent (maintenant que son innocence a été démontrée d'une manière éclatante), à louer l'extrême douceur et l'in^ telligence, a un. père auquel je n'ai pas voulu enlever la satisfoctton de tenter lui-même tout ce qu'il était humainement possible de faire pour qu'il soit rendu à sa tendresse.

«Je désire bien sincèrement, M. le marquis, que les démarches que vous allez faire soient couronnées de succès, il me serait doùi d'apprendre qu'un malheureux jeune homme auquel je m'intéresse, bien que je ne Je connaisse pas, a. enfin recouvré le nom et la position qui lui appartiennent.

» Je ne pais accepter l'offie gracieuse que vous me faites, d'aller passer un certain tenais au châtewi de

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