‹ Les vrais principes du chant grégorienChapitre 10 sur 84 · CO P I · texte numérisé non relu

CO P I

^O •— aS ***

(i) Celai qol eontriboa le plos à faire adopter le ri dana la gamme , fot Henri Van de Pntte, auMi appelé Eryclus Puteanus, et Dupuy , par les biographa franfala. Il appela cette septième ayllalM hi, tiré de l'Hymne *t gtieant laxit,».. labu reatum, ete.

Tan de Patte lueeéda dans la chaire de Bellet-Lettrei à l*UniTerflté de LovTain , à Jaste-LIpte. Il novrût dans cette riUe le 47 Septembre 1 C4C.

CkfdtJT sur la troisième ligne.

Ut ré mi fa

ut si la sol fa mi.

Clefd'vT sur la quatrième ligne.

Ut ré

ut si la sol fa mi ré.

Clef de FA sur la deuxième ligne.

Fa sol la si ut ré

fa mi ré ut.

Clef de FA sur la troisième ligne.

Fa sol la si

fa mi ré ut si la.

3. Remarque I. La clef de fa ne se pose jamais sur fa première ligne; elle se pose fort rarement sur la quatrième.

Les vingt clefs réduites à deux , représentent Téchelle tonale suivante :

SO

-dd-

•bb

•ff-fiP-

12 ** fc

ff

II. En comparant la clef d'ut sur la quatrième ligne avec la clef de fa sur la deuxième ligne, on obtient le même effet. Néanmoins, on ne peut pas pousser plus loin cette comparaison ; car on trouverait la clef de fa ou sur la première ligne , ou entre les lignes ; or ni l'un ni l'autre ne sont admis dans la pratique.

III. La clef de fa est la plus basse, de manière que la clef d'ut lui est supérieure d'une quinte^ c'est-à-dire de cinq notes. Il arrive quelquefois que tel morceau de chant a une trop grande étendue de notes, pourque celles-ci puissent être contenues dans le diapason de la portée , tout en laissant la clef à sa place. Dans ce cas , on transpose la clef d'une ligne sur une aulre , en la haussant pour les passages qui excèdent dans le grave , tandis qu'on la baisse pour les passages qui excèdent dans Taigu; d'où il suit que plus on hausse la clef, moins on peut monter, et plus on la baisse, moins on peut descendre (<).

EXEMPLES

Clefd'vT transposé.

Clef de FA transposé.

Par la même raison , on trouve quelquefois les clefs d'ut et de fa entremêlées, en voici un exemple tiré de l'Antiphonaire, Répons I du premier dimanche de l'Avent.

ÎTTJI

4. On vient de voir que toutes ces transpositions sont précédées d'un

signe 1^1 appelé guidon^ parce qu'il indique, ici comme partout ailleurs où on le rencontre , l'élévation et le nom de la note à chanter après la transposition de la clef, ou au commencement d'une portée nouvelle (2).

(1) Lorsque les noies qui excèdent la portée de* quatre liguer sont fort raret dans un morceau de chant , on

ne sert aussi quelquefois d'une petite ligne additionnelle, au lieu de transposer la clef.

.2) Il est encore un guidon d'intonation dans la psalmodie, dont nous parlerons plus loin.

5. Lorsque huit notes composées de cinq tons et deux demi-tons se succèdent par degrés conjoints , on a ce qu'on appelle une gamme ou une échelle tonale diaionique.

EXEMPLES

Gamwje avec la clefd'vr.

Les demi-tons sont marqué par ce signe , ( ^""^ ) ; les autres degrés sont des tons.

Ut ré mi fa sol la si ut ut si la sol fa mi ré ut.

Gamme avec la clef de fa.

Ré mi fa sol la si ut ré ré ut si la sol fa mi ré

6. Remarque. Pour avoir une idée claire et précise des éléments constitutifs d'une gamme diatonique, il est nécessaire d'avoir une notion exacte des tons et demi-tons qui font une gamme.

D'après Boéce et tous ceux qui, après lui, ont traité de la constitution tonale du genre diatonique , le ton (entier) est un composé de cinq parties qu'on appelait dièses {àeai^^ divisio). Le demi- ton, celui qui est seul admis dans le chant grégorien (1) , ne contient que deux dièses ; de sorte qu'il n'est pas la moitié d'un ton, mathématiquement parlant. Ainsi, tous les tons de la gamme excepté mi-fa et si-ut , sont des tons entiers contenant cinq dièses ; mais mi- fa ou fa-mi ^ et si-ut ou ut-si sont des demi-tons enharmoniques qui contiennent deux dièses seulement (2).

Une deuxième espèce de demi-ton était le demi-ton diatonique, composé d'un demi-ton enharmonique précité, plus un dièse. Enfin, on

(1) Ce demi-ton était appelé enharmonique ou mineur.

(2) Narchctti, Lucid. mus. Tr. 11. C. VII.

airait le doBt-too diroantique composé de quatre dièses (1). Voîei des esumpfes eomparatife de ces espèces de demi-tons :

ii'È. too enbarmoniiiiv? oa

L« MO diatiiui{iu»

ot Vt «

le

Mi fil & mî

adm» dans le cliant ' j aiiBis «lans U> diaoc

grê^nen.

11 Um cftrfïilutiffae

admis acdrlfMtelIflBeiK (fana le

oaa admûi dans te diaat jré^nen,

6. Les théories précédeoles nous conduisent an conséquences que Yoici :

L Qall y a sept gammes diatoniqttB :

Pnmim gaatme éiainmipâe.

rémifiisotlasiiit ntsîbsolfiiaitréat.

Rémifiisollaa atré réntsilasolfiimiré.

Mi fil sol la si nf ré

ré ni si la sol fil

Fasoilasintrémifii fiimiréntsilasoifii.

sol solfiimiréiit&h soL

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