‹ Les vrais principes du chant grégorienChapitre 45 sur 84 · re-mus. De-us cu-^i proprium est etc.. peromni-a sae-cu-la · texte numérisé non relu

re-mus. De-us cu-^i proprium est etc.. peromni-a sae-cu-la

sœ-cu-lo-rum.

6. Cette manière de chanter les oraisons est indubitablement fautive, parce qu'elle adniet des ports de voix que ne souffre pas le plain-ehant. On sait que c'est un cantus planus , c'est-à-dire un chant tint qui veut que l'on chante d'aplomb , et que l'on attaque les notes avec fermeté , sans amener la voix par de petites intonations préparatoires.

De plus ) en chaulant les oraisons des morts comme on les chante ordinairement , on fait des inflexions de voix en descendant par un ton et un demi-ton , ce que repousse la tonalité grégorienne. £n effet , de quelque ton ou mode que l'on suppose cette intonation , toujours est-îi que le bérhol est ici une anomalie et une faute grossière, parce qu'il nV a pas lieu à éviter le triton^ qui ne s'y trouve pas.

7. L'intonation fériale précédente doit être appliquée à l'oraison de l'aspersion de l'eau bénite , qu'on chante les dimanches , et à d'autres semblables^ comme à celles en usage lorsqu'on lave les pieds aux pauvres , à celles des bénédictions des cierges y des cendres et des ramaux , excepté les deux premières qu'on chante avec l'intonation festivale; enfin, aux oraisons qui précèdent la messe du samedi-saint, et de la bénédiction des fonts.

8. Une dernière intonation d'oraisons est celle qui se chante le vendredi-saint, après la passion deN. S.; mais comme on la trouve dans le missel et qu'elle est en tout point conforme à celle du rituel romain , nous croyons inutile de la reproduire.

Intonations de THymne Angélique Gloria in excekis Deo.

i . L'intonation du Gloria est de quatre espèces, qui se règlent selon li^ nature et la solennité des fêtes.

EXEMPLES

Pour les fêtes doubles des deux classes.

Glo - ri-a in excelsis De - o.

% Cette intonation est seule admise dans la chapelle Sixtine à Rome (1). On la défigure souvent dans la pratique , en chantant ainsm. :

Glo - ri-a in excel-sis De - o.

(1) BaTni II, p. lOS.

Pour les fêtes de la Ste. Fierge.

GIo - - ri -a in ex-cel-sîs De - o.

3. On Ceiusse la tonalité diatonique de cette intonation , lorsqu'on y introduit des demi-tons chromatiques en chantant :

Glo

ri -a in ex-cel-sis De - o.

Pour les dimanches^ les fêtes semi-^oMes et pendant les octaves , eoccejaé

celles de la Ste. Fierge.

Glo

ri -a in excelsis De-o.

Pour les fêtes simples.

Glo - ri -a in excekis De-o.

Intonation de l^pitre, de TEvangile et de la Passion de N. S.

i. L'épitre et Févangile n'ont qu'une seule intonation. L'épitre débute ])ar la note ut , sur laquelle on continue sans varier , sauf une légère modification aux signes d'interrogation (1).

(1) Le diaat d« répttre et celai de révaagile, que lat anciens riu nous indiquent ordinairement »ous le nom de leçon* de Tancien et du nouTcan tettanient, datent des premiers temps da christianisme. Ils étaient déjà eo «sage a^ant que lé chant des psaumes et des cantiques ne fût définitiTemfut réglé. Cependant, leur intonatio» a éprouvé des Tariations fréquentes. Elle approchait autrefois plus de la lecture que du chant, ce qui s*ohserve encore dans Péglise de Lyon , où le sous-diacre récite VépUre sans la moindre infleiion de la Toiz. « Dieilur » leetie , quia son cantatnr ut psalmus tel hyuraus, sed legitnr (Durand). » Le rit romain proprement dit n^esl pas fort éloigné de cet antique usage ; car , encore aujourd'hui Hotonation de Tépltre et de rétangile est des plus simples. Néanmoins , quelques anciens m s. nous montrent des variations notable» dans quelques ^lises, notimasent pour certmnes fêles. Ainsi, Ducange affirme qu'anciennement il était dHin uage unifersel daes les Gaales, d'intercaler dans Pépttre de la fête de S. Etienne des paraphrases en langue du pays , où la vie et les niracles des saints étaient racontés au peuple. Teetefois noes croyons vteelsBomf^ que ce sommaire historique

is

EXEMPLE

LecU-o libri sa-pi-enti-œ. Be-a-tus vir qui inventus est sine

macula , et qui post aurum non abi - it , nec speravit in pecuni -a

et thesauris. Quis est hic et landabi-mus eum P Fecit e-nim

niira*bi-Ii-a in yita su-^a..., et eleêmosynas illi-us enarrabit

■il I . III ■ - 11» T |i« » ■■ 1 I » « ^1 —

omnis ecclesi-a sanctorum.

ëtail chanté «Tant la célébration de» SS. M yttèret. Voici, da rette, on tpédmend^un épttre que Gerbert troQYa dans un ms. de la bibliothèque S. Biaise, On y Toit le texte de PEpltre entre-mélé de périphratet , à peu-prèt comme nouH'aTont tu dans les Mlrot7«.

Lec - ti-o actuum Âpostolo - rum.Vernante forti-a sanctorum

trophe-a in cœlis re-gi-a. Indi - ebus il-lis Fa-cla a-scen-

si-onis nova solempni-a. Ste ^ phanmplenus grati-a et forti--

tu - di-ne lu -. mi-ne vultus tu-i Do-mine in si-gni-tus

fa-ci^eiat prodi-gi^a et signa margna in papu-h, etc..

3. Cette manière de chanter Tépitre est la manière romaine. Elle est certainement la plus conforme à l'esprit de l'Eglise, au caractère des paroles et aux anciennes formules et pratiques (1). Cependant , dans presque toutes les églises de France , de Belgique , d'Allemagne et des Pays-Bas, on chante autrement. Il serait long de reproduire toutes les petites variations de ces pays. Chacun doit, au reste, se conformer aux usages de son diocèse. Néanmoins, comme dans notre méthode nous nous adressons spécialement au clergé belge , il sera bon de donner l'intonation de répitre et de l'évangile telle qu'elle est communément reçue en Belgique.

3. L'intonation qui nous occupe ici se chante ordinairement sur la note u<, mais avec les modifications indiquées dans cet

EXEMPLE

Gommepcement.de rintonatton.

Denx-|H)1nt&

Lecti-0 I-sa-ï -œprophetœ. In di-^'ebus 4Mis: lô-cutus est

Dominante.

Dominusad Achaz di^cens : pe4e tibi ^signum à Domino De-o

Point

tu-o in pro-fundum infer-ni , si-ve in excel - sum su - prà. etc.

Interrogation.

Numquid parum vobis estmolestos esse homi-nibus, quia molesti

Monosyllabe devant un point.

estîs et De-o me - o? etc. Qui autém judicat me Dominus est.

Fin , on eonclasion.

Et tune laus erit unicuique à De - o(2). Non enim qui se-ipsum

•i^Jm

(1) GnidetU Dinet, Chor. p. 677.

(S) Où TOtt qn^aprèt les repofi d*an point, de deux points, et d*iwe ÎBlerrofitioa , Pon reprend to, po«r nenter à «i. Cela B» «e ftiit pas lersqn'après «n tel repos le mot suivant commence par une syllabe brève , on que c^cst on monosyllabe. La même chose s'applique au oliant de révaoçile. On yarie le cbant du laqnosyllabe , leloB qu^il est suivi de deui points, ou d^ne t>oint seulement.

Monosyllabe devant dem points. pu

commendat pro4)atiis est ! sed. et supporta-te me :

4. Dans quelques diocèses on a encore une variante concerm monosyllabe , en chantant : '

Qui autem judi-cat me Dominus est.

Dans d'autres on emploie cette terminaison seulement pour l'éva

5. Nous sommes loin d'approuver Tintonation précédente de 1'^ Pour légitimer notre critique nous renvoyons le lecteur aux remâ que nous avons faites au sujet de l'intonation des Oraisons. Quan dernière modulation sur le monosyllabe, le demi-ton ou dièse chante ici, est encore iin non-séns en plain-chant (1).

6. On se sert quelquefois d'une deuxième intonation , pour les é] dans les messes des morts. La différence qu'on y met consiste p paiement en ce que , sur la dernière syllabe , devant un point monte seulement jusqu'à si. Ensuite , on ne descend pas sur les i syllabes , mais on les traite comme un point ordinaire.

EXEMPLE

Fratres. Mo-lumus vos igno-ra-re de dormi-entibos ut i

contriste-mi-ni... qui spem non habent. etc. Tune fîet sermo

scriptus est. D'autres chantent : Qui seriptus est.

7. On donne aussi un tableau sur la manière de chanter l'épi l'évangile. Le voici :

(t) Vwr $ II, n.- 8.

(2) Il y a des diocèiet où Ton m sert habituellemeat df et tte deuiîème intonation^ san» distinction d

Deux points

PolBl dlnterrogalioD.

Sic ca-ni-tur duploi pimctum : sic ca-nilur pubctum in-ter-ro-ga-

Point. Monosyllabe.

ti-o-nis? , Sic ca - ni-tur punctum. Sic mo-no-sy-la-bùm

TermÎDaison.

ca-nendum est. Sic ca - ni4ur fi - nis.

Remarque. 11 faut ici appliquer au point , ce que nous avons enseigné touchant la médiation du troisième , quatrième et septième ton (1).

8. D'après cette pratique , l'évangile se chante comme Fépitre , excepté le point , qui descend sur la tierce mineure /a. Les. deux semi-brèves sont encore des notes de- remplissage ; et , par cpuséquei^t , elles constituent une fauta.

Sic ca-ni-tur pun - ctum.

s VI.

Intonation de Tévangile diaprés la méthode romaine.

1 . L'intonation de l'évangile se fait sur ut , qui descend sur la k là fin de chaque période , pour remonter ensuite jusqu'à ut. La terminai3on se chante par la- tU de la manière indiquée ci-après. Quant aux interrogations à la fin d'une période , on les chante comme dans l'épîlre.

EXEMPLE

Dominus vo-biscum. Etcum spî-ri-tu tu - o. Sequen-ti-a

sancti E-vange-li-i secundùm Matthœ-um. vji. Glori * a ti-bi

(1) p. IS5 et 1S8.

yariante.

Domine. - Glo-ri-a ti-bi Do -mine (1). In il-lo tempo-re ,

di-xit Simon Petrès ad Je-sum: Ecce nos re-liquimus omnî^à,

et se-cu-ti sumus te, quid ergo e-rit no-bis?..

Et yi-tâm

K—fT \ ,^ H-' »'^^ *■-''»"

œ-ter - nam possi-de-bit (2).

(1) heti est évidemment une note de passage, qu*on y a arbitrairement introduite.

(3) Quelques ordre*^ monaitiquet chantai e nt jadi» V^mugile sur un ton très-s<(l|Bniiel t Ion d«s grWHlea fâltf • Noos empruntons à Serbcijrt line mëlod» de cette nature. Il la trouTa dans un ms. du XIV siècle. C*esi TëTançile de \û fête de l'Assomption de là sainte Vîerçe.

Do - mi-nus to,-.bi -^ schm. Et cum spi-rî - tu

tu

o Sequen - ti-a sa - ncti

Evan - ge-lii

se

cun - dùm Lu - cam. Glo - ri -a ti ^ bi

Do - mi-ne. In il - lo tem

pOTrCî..a..., ,.'. :V.vr:.>C\

Intra - vit Je - sus in quod-dam ca - stel - lum , et ^

;/ *iv»

mu-li-er quœdam Ma-rllia

no - mi-nc

ex - ce-

Manière de chanter la passion de N. S.

L Dans Tintonaf ion de la Passion il faut remarquer les trois parties diverses du prêtre., du diacre et du sous-diacre. Le premier représente notre Seigneur ; le deuxième l'Ëvangéliste narrateur , et le troisième les Jui6 pu les autres personnages qui interviennent. Les cadeîie^ de chacune des trois parties sont partout les mêmes, à la reproduction des inémes signes de ponctuation, excepté la terminaison de l'évangéliste , qui varie selon qu'après lui le sous-diacre représente la multUiule des Juifs , ou un seul personnage (1). -

EXEMPLE

Passi-o Domi-ni nostri Jesu Chri-sti secundùm Matthae - um.

In illo tempore dixit Je-sus di-scipu-lis su - is : i^ Sci

tis

illum in

do - mum su - am, etc. Ab e - a.

11 arriva pàMob qa*oo oatre|»aMa Im boroet «Tob bon plaw-chant en faisant des modolations iBcoaspatibles avec la clarté des paroles de Térangile, de répUre on de la préface. Mais TEglise eut toujoors Tiril oaTort s«r ces ater.7ii1le andodis sco cantilçn» ia «pislolis , eranselKs et prsfatioBibas , dnm cantantnr, inUllwfni

• aodicatnm iaqwdîant rel pertarbcat» ^ prepter boc ia «etflibw fidelioBi devotio viMialor, aoctoritate » concilu dnûaiiis stadneadnaii, nt epistolc et CTaBf^elia et pnefationes in aûssb , eiceptis Ubei^genermtéomiê, «f » faeimm êU MrfiÉs ,' el priaûs oTangeliis diaconomm, cnm melodiis prcter episcopi liccatian ■nllafesas

• d e c an ten tnr; triigreiiorci antcn per septimaBam ab officie et bénéficie sint sospeo«i (Cooc. Grad. Cas. 7. > aBia97.>.«^

(1) Cb — cenMit JMM fmiâêMt 4n «basi dft laTassioB. ITaprls BdM il adn être comp o sé par qoelqpie cbaatf» ée la diapeUe Papale, ▼■ que ce cbant y était àéj^ en vsa^e an oûlien dn XIII* siècle, et pent-étre ■ éma et na t cette époqnOk Le «avant nMMÎcien nons apprend ^^1 y a en une nMNiificalion dans la asélodie de la Passîan, à U dite cbapelle , par suite 'd*nne publication de Tb. L. da Vittoria, en 1565 , c'est-à-dire nn an avant qne Oaidetti fit la sienne. Le ceai|»«tenr ospoynol avait aiii le chant de la Hi sîon en ansiqne foorfnatf» et cinq VMLd^ne âanière eacchenle. Antsi In cbapeOe dn Pape a ' aas p ress a t ^^le d'en ndofter«né partie, à aavoîr la»

tattifc iiqni dans le texte représentent les loiCi. Titteria avait bannonisé ces p as safei avec nnn farea irrétisti

Me de ■anière à ce gnlla ensient nn caractère de vérité qui était bien propre à é Mo nv e îr lesc— nctàfaire

«Mlerde

quia post bidu-nm pascha fi -et : et fi-li-ns homi-nis trade-tur ut

cru - cî-fi-ga

tur. c Dicebant autem : s Non in die

festo , ne forte tumultus fi-e-ret in po - pu-lo. c Yi-dentes

autem disci-pu-Ii indignati sunt dicentes : 8 Ut quid perdi-ti - o

hœc? po-tu-it e-nim i-stud venumda-ri multo, et da-ri pau-

p-^yj^rwi

pe

ribus. c Sci-ens autem Jésus ait illis : ^ Quid

mo-iesti estis huic mu - H - e-ri P opus e-nim bonum o-pera-ta

est in me. Nam semper pauperes habe-tis vobisHuim :

me autem non semper ha - be-tis. Mittens enim haBC

um

hoc in corpus me'*um , ad se-pe*U-endum me fe*cit. A - men

di-co vo-bis , u-bi-cumque prsedi-catum fu-erit hoc eTan*gc-Ii-um

— un

in to-to mundo, di-oetuf et quod hœc fe-^it in mémo -* fi-am

jus. c Tune abi-it unus de du-o-de-cim , qui

diceba-tur Judas Is-ca-ri - o-tes , ad prin-ci-pes sa-cerdotum , et

a-it î

llis : 8 Quid vultis mihi da-re, et e-go vobis eum

tradamP. . .c Tune expu-e-runt in fe^ci-em ejus^ et co-laphis e-um

ce-ci ^ de - runt. A-li-i autem palmas in fa-ci-em e-jus dede-runt

di-centes : s Prophe-tiza nobis Ghri^te , quis est qui te percus-sit P. . .

c At illi dix-e-runt:^ Ba-rabbam...cDi-cunt omnes : s Gru-ci-fi-

tur. c A-it il-lisprœ

ses : s Quid. e-nind mali

fe-citP. . • c Et di-centes : 8 Vah qui destru-is templum De-i, et in

tri-du-o il-lud re-œ-dî-fi-cas : salva teinct ipsum : si fi-lî-usDe-î

— itë —

es, descende de cm

ce. . • c Et circa ho-ram nonam chmavit

Jésus vo-ce magna di-cens : ^ E

ii , eli lamma

saba - cthâni? c Hoc est:»^ De

ns me-us ,

De-us me-us , ut quid de-re-li-qui-sti me?. • .cJesus autem i-terum

damans voce magnâ e-mi-sit spi-ri-tum. Et ecce ve-Ium templi

scissum est.... Erat autem ibi Ma-ri-a Magda-lene, et alte-ra

Ma-ri-a sedentes contra sepulchrum.

. 2. La mélodie précédente de la Passion est en usage dans les églises de Rome depuis le milieu du XIII siècle (Baïni mem, 11^ p. 109.). Elle fut publiée par Guidelti avec l'approbation de Sixte V, l'an Îa86 (i).

3. Une autre formule qui est généralement suivie dans les diocèses de Belgique s'apprend plus facilement. La voici :

Passi-o Do-mini nostrî Je-su Christi secundùm Mat-thse-um. Sic

(1) U Passion n*a pat toujours éié chaolëe (laoi l'Eçlife. Go la déclamait autrefois à llnsUr des leçoat, sauf Uê parçljBsd* N.S. qii*on chaotail sur ie ton de rérangile, particulîèrameBt eelleé-ei : Beli, beli lamma aabao- Uumi. « More antem leetionw pastio legatnr , excepta Toee Oomini , que in aliis dicatur (Joan. Abrio. de offie. • p. 59.)* Diaconus in alba aote alUre légat passiocem more lectioois, excepta Toce Domini, qn« more eYaogelii » legatar. (Prevot. tn Ord. et off. ma ilotom.). •

di-a-conus ca-niitlu-a puncta : sic coma, sic pun-ctum. Sic

reddit subdi-acono tonum : sic sa-cerdo-ti to-num. Sic sa-cerdoti

tonum. Sic canit contra se-pukhrum. Sic e-mi-sit spi-ri-tum.

Sic canit contra se-pidchrum. Sic emi-sit spi-ri-tum. Sic sacerdos

canit du-o puncta : sic coma, sic punctum. Sic reddit di-acono

tonum. Sic subdi - a-conus canit du-o puncta : sic coma, sic

punctum. Et i-ta reddit tonum di-a-cono.

s VI.

Intonation du symbole (1).

1. — Le rit romain ne connaît qu'une seule intonation du Credo; elle est celle-ci :

(1) L^asage de chanter à Tëgliso le symbole de Constantinople nous est venu des églises orientales. U parait qu*en Espagne on a pris Tinitiathre dans Tadoption de cette pratique; cela résulte du deuxième canon du Concile de Tolède de Tan 589. « Pro reverentia sanctissima fidei , et propter coroborandas hominum inyalidai » inentes, consuUu piissimi et gloriosissimi domini nostri Reccaredis régis, sancta eonstituit synodut , ut per » omnes ecclesias Hispania et Gal1icia,secundùm formam orientalium ecclesiarnmConciliiConstaatinopolitani , » hoe est centnm et quinqnaginta episcoporum, symbolum fidei reciletur,et priusqoam dominica dicatur « orttio, Toce claràà populo decantetur, quo et fides Tera manifestum testimoniam habeat, et adChritti > Cor)>us et Saoguinem prclibandnm pectora populorum fidê puriÉcata accédant. »

Les églises des Gaules et de rAIIemagne imitèrent cet exemple tous Charlemague avec Tautorisation du Pape

Credo in unum De •- um.

% — Souvent on intercale ici arbitrairement une note entre sot et mi #ur b syllabe do. La gravité de l'intonation ne peut qu'y perdre.

EXEMPLE

Gre*do in unum De - um.

s vu.

Intonation de la préface.

1 • L'intonation de la préface est encore solennelle ou fériak. L'une ci l'autre sont du deuxième ton.

Intonation solennelle de la préface.

Per omni--a sse-cula saecu-lo-rum. A-men. Do-minus vo-»

Léon m. Quant à Pëglise de Rome , on ne Morait préciser af eo certitude Tépoque ou eUe adopta le chant du Symbole. Bemon al>bé de Reichoau en Souabé (C. 9. Lib. iê nb, ad misê, jMrlte.) nous apprend que let Romaînt B*ont pas chanté le Symbole a^ant que Tempereur Henri II eût décidé BenoH Ylii à Tadopter. « Uique ad » b«c tempora divc memoris Henrici imperatorit nuUo modo ceoinérunt. Sed ab eedem interrogatt car ità » agerent , me coram asti»tente audÎTÎ eoi hujusmodl retponsum reddere , Tidelicet qu6d romana eocletia H non fuistet aliquando ulia hereseos fece infecta ; sed lecundùm S. Pétri doctrinam in soliditate catholies » fidei permaneret ineoncussa. Et ided magis blc necessarium esse iilud symbolum scpiut cantando M frequentare, qui aliquando ulia haeresi potuerunt maculari. — At dominus imperator non anteà detiit quàm » omnium consensu id domino -fienedicto apostolico pertuasit , ut ad publicam missam illud decantarent. » Ceci se passa Pan 1014.

Ce témoignage parait concluant , d*autant plus que le cardinal Bona {Rer, lUur, £. //, €, F'IIL) affirme que nulle part il n^est fait mention du chant du symbole à Rome avant cette époque. Cependant , des Ordres romains de la plus haute antiquité et publiés par Mabillon sont contraires au témoignage de Bemon et à Topinion de Bona. Mabillon cite entre-autres Vordrè II que Onuf. Panviuus prétend être de Gelase et corrigé par S. Grégoire I. Or, dans cet ordre il est dit que « post leclum evangelium candels in sao looo extioguiMittir » et ab épiscopo eredo in unum Deum cantatur etc. » Ce qui d'ailleurs est confirmé par Jean ViU , Léon III , Amalarius et Walef. Strabon. Plusieurs auteurs entraînés par ces grandes autorités ont cru que le Symbole fut suspendu depuis le milieu du 1X« jusqu'au commencement du Xl« siècle, ce qui n'est guère probable. En effet , comme le remarque avec raison Martene, Bemon ne dit pas que le Symbole ne fut pas récité; mais seulement qu'il ne fut pas chanté. jSnsuite, Martene cite les paroles mêmes de Léon III, qui dans une entrevue arec Charlemagne parle formellement dans ce sens : « Quod vorô asseritis , idée vos ita caotare Symbolum , » quoniam aliquos in istis partibus vobis priores audistis décantasse, quid ad nos, qui idipsum non cantamus , » sed legtmus. »

Reste la difficulté de concilier avec la déclaration de Léon III , les anciens ms. romains , qui, indiquant clairement le chant du Symbole. Nous expliquons cette apparente contradiction en disant avec Martene que le Symbole était bien chanté à la messe pontificale , mais qu'il était lu seulement dans toute autre messe.

bi-scum. Et cum spi-ri-ta tu-o. Su - rsum cor-da. Ha-

be - mus ad Do-mi-num. Gra-ti-as aga - mus Do-mino

De - o nos - tro. Di - gnum et ju - stum est. Ve-rè dignum

et justum est , aequum et salu - ta - re , te qui-dem Domine

omni tem-pore. sed in hac po-tissimùm di-e glo-ri-o-si-us

prœdi -i^ - re ^ cùm pascha nostrum immola ** tus est Ghri-stus»

Ipse e-nîm verua est a-gnus , qui a - bstu-lit pec-ca - ta

mun-di. Qui mor-tem nos tram mo-ri-endo de-stru-xit, et

vî - tam re-surgendo re - pa-ra-vit. Et i - de-ô cum Ange-lis

et Ar-chan-ge-lis, cum thronis et dominât! - o -nîbus, cumque

raani mi-li-ti-a cœ-lestis ex-er-citus, hymnumglo-ri-œ tu»

ca-nimttS^ si -^ ne fi -ne di-cen-tes

3. L'intonation qai précède est conforme à celle qae Tabbé Baini a trouvée de la préface^ dnpater^ de Vite missa est et da glana dans des ms., dont quelques ans sont antérieurs au XI siècle {Mem. crith.). On la retrouve aussi , par bonheur dirons-nous ^ dans nos missels , sauf le commencement d'intonation sur les paroles habemus adDominum.

Intonation fériale de la préface.

3. L'intonation fériale est pour les fêtes simples , pour les jours fériés et pour les messes des morts.

Per omni-a sœ-cula saecu-lo - rum. A-men. Do-minus vo-

bi-6cum. Et cum spi-ri-tu tu-o. Sursum cor-da. Habemus

ad Domi-num. Gra-ti-as agamus Domi-no De-o nostro.

Dignum et ju-stum est. Ve-rè dîgnum et justum est , aequum rt

V" 1 ♦ ■ I il-^-M

salu-tare , nos tibi semper et ubique gra-ti-as a-ge-re. Domi-ne «

sancte , Pa-ler omni-po-tens, œterne De-us , per Chri-stum Do-

minum nostrum. Per quem ma-jesta-tem tu-am laudant Ange^li,

adorant domi-na-ti-ones, tremunt po-testa-les. Gce-li coaJo-

rumque virtu-tes, ac be-a-ta se-raphim, soci-a ex-ulta-ti*one

conce-Ie-brant. Cumquibus et nostras voces ut admitti jube-as

depre-camur, sup-pli-cî confes-si-ono dî-centes (1).

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