‹ Les Yeux ClosChapitre 6 sur 7 · LA JUSTE ATTITUDE · texte numérisé non relu

LA JUSTE ATTITUDE

Îers, qu’il se rencontrerait des gens capables de froisser une

fi-mème. De ces réflexions maladroites et puériles, de ces ‘

. . ES La A : : LE , COR lessures qui parfois vous laissent longtemps meurtri et

ffcouragé, il en est dont le souvenir m'obsède encore, comme

À LR |

CROECRENNTANE TU CES

hriosité, car elle ne pouvait m'être utile en rien. Je me tenais

— Ah! c'est ce pauvre aveugle!

innût fort bien et qu'autrefois nous fussions même bons

|Nompagnons de chambrée.

|| Au reste, ces démonstrations irréfléchies, qui tantôt me Mroissaient, tantôt m'irritaient comme une injure, n’expri- [naient pas des sentiments vils et témoignaient plutôt d'un |nanque de psychologie très excusable. C’est surtout au début Mue j'étais sensible à ces réllexions spontanées et à ces mala- Mresses, tant me déroutaient les impressions nouvelles qui n'assaillaient journellement. Je n'oublierai jamais ce temps ‘éja lointain, où je fis, après mon stage à l'hôpital de la rue Manin, mes premières sorties aux Buttes-Chaumont : les bruits | TOME 11. — 1931. PA)

{| J'étais installé depuis quelques jours à l'École polytechnique, . Îrsqu'eut lieu une conférence, à laquelle j'assistai par simple >

| Ce n’est pas en de tels milieux, parmi ces personnes éclaifes sur nos besoins, nos possibilités et nos désirs les UC

{sceptibilité, douloureusement aiguisée par le repliement sur :

bne assis devant la tablette sur laquelle on avait placé ma achine à sténographier, quand le professeur entra, pour véri- Fa br la disposition destableaux ; m'apercevant, ileut ce motéruel, à hi me déconcerte encore par sa brutale incompréhension : à Hs

(lui, abordant l’ami au bras duquel je me promenais, lui souhaita l bonjour, sans même m'adresser la parole, quoiqu'il me

Page 1