FANTAISIE COLONIALE
Interpellé à la Chambre des Communes, dans la séance du 31 février dernier, le Chancelier de TÉchiquier concluait en ces termes :
«... — Ce que je puis hautement affirmer,
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c'est que des ordres énergiques ont été déjà transmis au capitaine Footsomewhere, ce vaillant pionnier de la civilisation dans l'Afrique équatoriale. Le Parlement peut avoir l'assurance que l'Angleterre manifestera, contre tous, sa résolution de maintenir la légitimité de ses droits sur la Cote S Ivoire, »
A Paris, vers la même date, du haut de la tribune du Palais-Bourbon, le ministre des Affaires Étrangères s'exprimait de la sorte :
«... — Certes, il serait téméraire d'indiquer aujourd'hui plutôt qu'hier ou que demain, l'attitude finale que le Cabinet songerait à adopter sur n'importe laquelle des questions actuellement pendantes de la politique coloniale. (Très bien ! . . . Bravo ! . . .'Assentiment général). . . Néanmoins, nous sommes en mesure de proclamer dès à présent que nous saurons faire respecter les droits imprescriptibles de la France sur la Côte i Ivoire. Notre résident, M. Taupin, va recevoir des instructions précises sur ce point qui intéresse, au suprême degré, la marche du progrès humain.» (Rumeur prolongée à droite, à gauche et au centre.)
Ces deux déclarations solennelles répon-
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daient à une note du Viario Topular^ ainsi conçue :
ce Aucune puissance ne s'aviserait de contester les droits antérieurs du Portugal sur la Côte iIvoire,y>
Quelques jours plus tard, le bulletin de ïlndépendance "Belge débutait par Tinsinuation suivante :
(( Les droits exclusifs que la Belgique vient d'acquérir sur la Côte d'Ivoire..,»
Les droits de l'Europe sur l'Afrique constituent, après celles de la vapeur et de l'électricité, la plus grandiose découverte du xix® siècle. Tout l'honneur en revient à la diplomatie contemporaine. Lorsque assez de puissances ont jeté assez de leur dévolu sur assez de territoires du Continent Noir, un congrès se réunit. La flibusterie internationale y reçoit une consécration cérémonieuse. Entre voisins de table, autour du tapis vert, on se passe, comme des assiettes de dessert, tous les droits imaginables sur le tNJger^ le 5X7/ ou le Congo. Parfois, cependant, on se dispute ces droits avec aigreur ; on se les vend ; on se les échange. Il advient aussi qu'on les superpose les uns aux autres; ce qui rappelle cette
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complainte des nourrices, dont les bébés tirent leurs premières notions d'équité. Vous souvenezvous?... « Biquette ne veut pas marcher. Il faut chercher le Chien pour mordre Biquette.
Le Chien ne veut pas mordre Biquette. Il faut chercher le Loup pour manger le Chien. Le Loup ne veut pas manger le Chien, etc.» Cette naïve berceuse développe successivement les droits du bâton sur le loup, du feu sur le bâton, de Teau sur le feu et de Féponge sur l'eau. Evidemment, les droits de l'Europe sur l'Afrique mériteraient la place d'honneur dans ce Corpus Juris enfantin.
Quoi qu'il en soit, enhardis par le langage ferme et net de leurs divers gouvernements, une foule d'industriels prirent leurs dispositions pour l'extension commerciale, dont le monopole leur était garanti, et qui devait seconder l'épanouissement du génie chrétien parmi tant de populations misérables et plongées encore dans les ténèbres de l'idolâtrie.
Plusieurs maisons d'Anvers s'absorbèrent dans le retapage des vieux chapeaux à haute forme, à regard desquels les populations sauvages poussent, jusqu'au fétichisme, l'esprit de clientèle.
A Lisbonne, les forgerons et les cordiers reçu-
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rent d'importantes commandes de liens qui étaient destinés à favoriser l'essor des transactions entre marchands d'esclaves.
Sur les marchés de Nantes, de Marseille et de Bordeaux^ on vit soudain apparaître cinq étoiles, au goulot des bouteilles neuves d'une eau-de-vie d'exportation, qui était consciencieusement composée par un mélange proportionnel des acides tartrique, acétique, tannique et sulfurique.
Enfin, à Norwich, sous la raison de « Société pour l'exploitation de la Côte d'Ivoire (limited) », les frères Tripotson construisirent une immense usine, ayant la forme d'un triangle rectangle, dont chaque côté abritait une entreprise distincte : Tabacs, Toudres, oArmes. Et, les commanditaires affluant, on adjoignit bientôt, avec un soin géométrique, des édifices parallèles, perpendiculaires et obliques. Si bien que les toits de l'affaire Tripotson and C°, hissés jusqu'aux nues, semblaient avoir été ainsi surélevés et alignés pour démontrer le problème du carré de l'hypoténuse aux habitants de la lune.
^L convient d'exposer, sans plus tarder, letat de la Côte d'Ivoire, dont il s'agit ici; car il y a autant de Côtes d'Ivoire en Afrique qu'il y a de Villeneuve en France et de Newport en Angleterre.
C'est une mince bande de terre, limitée au sud par une mer furieuse de sa lutte éternelle contre les récifs, fermée au nord par des forêts impénétrables et fertiles en serpents verts, dont les anneaux se confondent avec le feuillage. A Test et à l'ouest, s'allongent des pelouses étranges dont l'herbe déchire les jambes comme une griffe de tigre^ et des ^lagunes pestilentielles dont l'eau
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saumâtre est le réservoir naturel du typhus, de la dyssenterie et de leléphantiasis.
Au centre de cette solitude, une région habitable, qui n'a pas plus qu'une lieue 4e superficie, forme le royaume de Sotokoto.
En Tespèce, les droits de l'Europe sur cette contrée de l'Afrique avaient, pour unique base, le résultat d'audiences accordées successivement par le roi du pays, un certain Koukourounou, à un major anglais, à un missionnaire portugais, à un contrefacteur belge et à un médecin français. Aux projets de traité que chacun de ces personnages avait soumis au roi, celui-ci s'était borné à répondre par un geste, fréquent plutôt chez les gens civilisés et fruit d'une culture exceptionnelle, qui est inspiré par l'idée de frotter une allumette sur la partie supérieure du pantalon. Or, Koukourounou ne possédant ni allumettes ni pantalons, les plénipotentiaires avaient logiquement déduit, de cette manœuvre familière, qu'elle exprimait l'approbation la plus chaleureuse et une aspiration manifeste vers les réformes sociales.
Le roi Koukourounou régnait sur trois cents nègres environ des deux sexes, auxquels se joi-
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gnait une population flottante d'un millier de singes. Il habitait une hutte conique en grosses pailles, close avec un rempart d'euphorbes vénéneux, au milieu du village où ses sujets s'abritaient sous des toits de boue soutenus par des branchages. La nourriture habituelle de ce monarque débonnaire était de chenilles frites, de sauterelles crues, de dattes et de millet. Son abondante chevelure blanche et son collier de barbe également blanche paraient sa noire figure d'un grand air de majesté. A distance, il ressemblait au fourneau artistique d'une de ces pipes culottées qui se présentent, aux étalages, dans une garniture d'ouate. Koukourounou vivait en compagnie de ses dix-huit femmes et de leurs soixante-douze enfants.
Le seul conseiller qu'il admit dans son intimité était un vieux gorille, dont le physique rassurait ses "tendances à la jalousie conjugale. Ce primate, qui avait regagné la côte à la faveur d'un naufrage, méritait son surnom de « l'Explorateur», par sa science et ses voyages de circumnavigation. Il avait joué jadis un rôle célèbre dans les cirques de Berlin et de Chicago; et, par l'aisance de ses manières, il en imposait
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à son souverain, auquel il réussissait à faire partager ses vues. Les vues de l'Explorateur consistaient surtout à bâiller du matin au soir, à dévorer tout ce qui lui tombait sous la patte, et à grimper dans les branches, au-dessus du vol des moustiques, dès qu'il était temps de la sieste.
L'existence de Koukourounou avait été paisible et heureuse jusqu'à l'époque où deux étrangers, débarqués à quelques lunes d'intervalle avec un déploiement de force tapageuse et terrible, s'étaient installés dans son royaume pour y représenter deux faces de l'autorité européenne.
Dans Tobscure cavité qui lui servait de conscience, le roi se rendait parfaitement compte que le capitaine Footsomewhere et M. Taupin étaient les ennemis naturels de sa dynastie et qu'ils rivalisaient de zèle pour la détruire, chacun à son profit. Aussi ne pouvait-il apercevoir Tun ou l'autre de ces individus, sans être aussitôt pris furieusement de son tic dallumeur imaginaire d'allumettes idéales; ce qui, pour des yeux moins prévenus que ceux des intrépides colons, signifiait clairement que Koukourounou était de très mauvaise humeur parce que quelque chose lui démangeait quelque part.
On sera suffisamment renseigné sur le caractère du résident anglais, en sachant qu'il était raide et haut comme une potence, et que son grade de capitaine lui avait été conféré par le chef de TArmée du Salut.
Quant à M. Taupin, parisien de naissance et décavé par habitude, c'était ce que vingt ans de boulevard laissent d'un homme élégant, spirituel et robuste. Ce reste avait eu naguère des succès comme sportsman ; il avait aussi montré de la poignedansun court sous-préfectorat, et s'était mêlé d'aquarelles non sans agrément. Mais, en toutes circonstances, un penchant immodéré pour le beau sexe avait interrompu ses efforts et brisé sa carrière. Pour les lecteurs curieux de connaître la cause qui avait amené M. Taupin à la Côte d'Ivoire, je me contenterai de citer la fin d'une conversation qu'il tenait, huit jours avant son déparc, avec un ancien camarade de collège :
... <( — Non, mon vieux, répliquait ce dernier, non, je ne te prêterai pas un radis. Je te considère comme un bon garçon; mais tu es carottier, fainéant et noceur. . . Tout ce que je peux faire pour toi, c'est de te recommander très chaudement au Ministère. On te casera au
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loin, par exemple en Afrique, avec six mille francs d'appointements. C'est plus qu'il ne t'en faudra là-bas où tu ne subiras pas le moindre entraînement vers ta dépense favorite : aucune jupe ne t'y tournera la tête; car les habitants de ces pays vont tout nus, de telle sorte que tu ne discerneras même pas les hommes, des femmes... »
[ N matin d'août, sir Footsomewhere se présentait à la porte du roi, très pressé de constater l'effet produit sur la cour> par les présents qu'il y avait envoyés la veille. Conformément à sa mission de propager la religion réformée, il avait fait porter au roi quinze Bibles traduites en Sotokoto, et imprimées, par un ingénieux raffinement, en lettres blanches sur fond noir. Il avait également donné de la part de Sa Gracieuse Majesté, cinquante fosils et une caisse de cartouches.
A propos de ces derniers engins, le capitaine, au moment d'ent rer, se demandait encore
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s'il serait sage d'en expliquer le dangereux maniement. Mais, dès qu'il eut franchi le seuil royal, ses doutes s'évanouirent et firent place à la plus intense frayeur.
En effet, une rangée de fusils avait été brusquement abaissée dans sa direction; et vingt têtes menaçantes le couchaient en joue. Sur le cri violent de protestation que laissa échapper sir Footsomewhere, le gorille fut le premier à se remettre au port d'arme ; le roi et ses dix-huit épouses s'empressèrent de suivre son exemple. Puis Koukourounou, pour rassurer la mine bouleversée de son visiteur, s'écria en éclatant de rire :
« ^- C'est l'Explorateur qui nous a appris à nous amuser avec ça... »
Le vieux singe s'inclina et grinça modeste^ ment des dents. L'exercice de la carabine avait été la base de ses anciens succès dans les tours gymnastiques. Le spectacle de l'arsenal, offert à la couronne de Sotokoto, avait ravivé les souvenirs de sa jeunesse aventureuse : il avait porté « arme », présenté « arme », chargé en douze temps; et aussitôt son entourage, mû par cet instinct d'imitation qui caractérise la race hu- *
meiinej Y SLvait singé y si j'ai le droit de m'exprimer ainsi. Mais TExplorateur, dont Thorreur à l'égard des détonations n'était jadis vaincue qu'à coups de fouet, s'était abstenu de démontrer l'usage de la gâchette ; heureusement pour sir Footsomew^ere, qui ne dut alors son salut qu'à cette répugnance particulière.
A force d'amabilités et de remerciements, Koukourounou fit oublier au capitaine le singulier accueil dont il avait été gratifié ; et, lorsque celui-ci prit congé de son noble hôte, il était radieux et plein de sécurité dans l'avenir de son vaillant apostolat, sur la Côte d'Ivoire.
Non loin du palais, sir Footsomewhere se croisa avec M. Taupin qui venait, à son tour, présenter ses hommages au souverain, et recueillir les témoignages de gratitude bien acquis par des cadeaux concurrents.
Les deux Européens avaient pour principe de feindre, l'un envers l'autre, avec l'aménité la plus gracieuse, une franche sympathie.
« — How do you do.**» dit l'Anglais, en donnant une vigoureuse poignée de mains à son rival.
« — Pas mal... Et vous.^... »
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« — Il pleut plus aujourd'hui qu'hier » reprit le capitaine.
« — Oui, répondit sentencieusement M. Taupin, mais je crains qu*ilj)leuve encore davantage demain... 33
La pluie qui, dans ces parages, règne sans interruption durant huit mois de l'année, était effectivement le sujet de conversation qui devait leur venir le plus vite à l'esprit. Et, d'ailleurs, sous tous les climats, la pluie ne fournit-elle pas, aux causeurs les plus distingués, un fonds de propos toujours achalandé ?
... Koukourounou laissa le résident français séjourner longuement dans le cloaque qui lui servait d'antichambre. Enfin il le reçut, mais d'une façon glaciale. A la vérité, le roi s'était bien ceint la taille d'un parchemin illustré du sceau de la République, qu il portait en guise de caleçon pour lui faire honneur. Seulement, avec une moue dédaigneuse et des mots sarcastiques, il se plaignit d'un autre don sur lequel il s'était cassé une dent en essayant de mordre.
M. Tau pin comprit qu'il s'agissait d'un buste présidentiel en biscuit de Sèvres, et ne put que se courber devant le courroux royal.
Du reste, il était mal à Taise pour s'excuser, en protestant d'un dévouement inaltérable; car il savait Koukourounou instruit de ses manœuvres politiques qui tendaient, suivant les instructions de la métropole, à soutenir l'opposition, à chercher appui dans le parti libéral. A cet effet, M. Taupin avait de fréquents conciliabules avec la jeunesse turbulente et les mécontents. De plus, il entretenait des intelligences auprès d'un certain nombre de singes, contingent pauvre, industrieux et batailleur, dont l'excès d'imagination et de mouvement était un motif de perpétuelles alarmes pour la bourgeoisie nègre.
Aussi M. Taupin se dépêcha-t-il de saisir un prétexte qui lui perniît de se retirer.
Pour oublier ses perplexités et changer le cours de ses méditations, il alla décrocher, dans sa case, un cor de chasse, qui lui était resté d'une folle soirée de mi-carême, et dont il avait su constamment empêcher la saisie, en lui attribuant la qualité d'instrument de travail. Ainsi muni, il gagna la lisière de la forêt proche, et s'installa tranquillement sous un arbre à bœutre.
Tandis qu'il sonnait gravement de la trompe, des pas pesants tournaient autour de lui sous là
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futaie; des muffles innocents de grosses bêtes apparaissaient entre les ramures des acacias et des baobabs. C'étaient des cerfs confiants, des sangliers curieux, des biches sensibles à Tharmonie... Et M. Taupin réfléchissait à l'influence variable de la musique sur les ruminants, suivant les latitudes. Il sentait que son auditoire animal, à l'inverse du gibier civilisé, se conformait vraiment au vœu d'amour de la nature qui n'a si bien marié les chants du cor et les échos des forêts que pour le calme et le délice de tous les êtres...
Soudain, les feuilles s'écartèrent en face de lui, et une jolie petite négresse apparut, en souriant.
Le Français reconnut Tioli, la plus jeune fille de Koukourounou. Sa peau, d'un noir très clair, était d'un ton chaud et rougeâtreaux jointures. Ses yeux brillaient comme des diamants noirs* Ses cheveux tressés, de chaque côté des tempes, étaient tenus par une bandelette de cuir fauve, brodée de coquillages. Elle avait un collier de perles, et, à l'oreille droite, un anneau d'or.
M. Taupin> toujours galant, se leva et fit mine de baiser une main tendue vers lui. Mais la char-
mante fille se recula agilement, et, d'un signe, réclama la continuation du solo.
Quoiqu'un peu las déjà, l'artiste se soumit à ce désir. Il fit retentir tous les airs qu'il savait, dans son cuivre; mais lorsque, époumoné, il s'arrêta, Tioli ne voulut pas que ce fût fini. Elle suppliait si gentiment!... Lui céda, inventant des compositions, soufflant, bouffissant, cramoisissant...
« — Encore! encore!... » murmurait la petite qui, joyeuse, enchantée, se tordait de rire, assise dans une haie de mimosas.
Pour lui complaire, M. Taupin obtempérait toujours. La respiration lui manquait; le globe de ses yeux saillissait tellement qu'il en devenait aveugle; et son propre vacarme l'avait tout assourdi.
Dans son trouble, il perdit la notion de la réalité... Il se revit un instant, rue Prony, dans le boudoir de la nommée Tata. Agenouillé devant la cheminée, il essayait de ranimer les bûches avec son souffle. Et sa chère amante riait à perdre haleine, en lui répétant qu'il soufflait très bien, qu'il était très beau quand il soufflait, et qu'elle l'aimait comme ça...
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Épuisé, M. Taupin écarda Tembouchure du cor, de ses lèvres défaillantes.
« — Étais- je assez bête, pensa-t-il, dans ce temps-là ! . . . »
Il jeta un regard tendre vers la haie de mimosas; mais Tioli avait disparu.