‹ Les zodiaques de Denderah: mémoire où l'on établit que ce sont des calendriers commémoratifs deChapitre 10 sur 26 · ETOILE DE SOTHIS ET MOIS PHAOPHI · texte numérisé non relu

ETOILE DE SOTHIS ET MOIS PHAOPHI

Après l'emblème du mois Thôt vient une vache couchée dans une barque, une grande étoile entre ses cornes: c'est indubitablement SothlS^). L'orientation du zodiaque circulaire nous a montré que la ligne du nord vrai passe précisément par cette étoile , et que là commence l'année sothiaque. Malgré l'état plus qu' imparfait.

*) Il est à remarquer^ que la pleine Lune aussi est représentée sur une colonne , auprès du dieu lunaire Thoth; par ex., sur le plafond du Portique de Denderah et ailleurs. '') Hug : Untersuchungen p. 49 et 76 a bien vu qu'il faut transposer les attributs, de sorte que le texte porte: daï H oï rot;; jLiiv l^i^jutptvovs Jtpôs T(â)v Kvvwv jupvviaSoi liovXovrai .... toi/ be rpojtiKov, v\\jt)X6v 6vta Kai iiaK€Kavju ivov iipaB 8i}XoL J'ai corrigé aussi; dans ma traduction; le kvvwv du texte en KvvpKi^âXiov, eu égard au passage d'HorapoUon. ^) Dans mon Mémoire sur la statue de Bokenchons qui se trouve à la glyptothèque royale de Munich. HorapoUon I; 36. *) Comparez Lepsius: Chronologie p. 136, 165.

dans lequel . le texte des bandes du zodiaque rectangulaire a été publie, il est facile de lire, auprès de la vache, le titre explicatif: ,,/a dwine étoile Soihisf^ (pi. H, 17) et: „Sois propice, divine étoile Sotkisl Sois propice, 6 Isis/^' (pi. H, 18.) Cela prouve que, sur le zodiaque circulaire, on doit rapporter à ce même commencement de Vannëe sothiaque la légende: „Isis la grande j la divine mhre, la dame de Tentyra . ... la divine Sothis'% d'autant plus, que la prière des deux bandes latérales s'adresse précisément à la même déesse.

Je n'entrerai pas ici dans des détails pour constater, d'après les textes monumentaux, que le lever héliaque de cet astre brillant annonçait aux Egyptiens le débordement du Nil et que cela formait un autre point de départ pour l'année fixe. Je me contente de relever seulement les épithètes les plus significatives de la déesse Isis. Elle est appelée „la divine Sothis, la princesse des lampes'^ ^) — „a été établie pour lui (le défunt) sa lampe (décan) par Isis au ciel, là oh se trouve la divine Sothis^ et il suit Horus dans la divine SotTiis**'^) — „les maîtres du commencement de Tannée, ce sont Osiris^Sahou (Orion) et la divine Sothis^'^) (pi. II, 19) — „il té donne que tu brilles comme Isis-Sothis, au matin du commencement de TannéeJ'^) C'est un fait acquis depuis longtemps à la science que cette étoile de Sothis, écrite Soupd (pi. n, 20), est identique au nviùv des Grecs, à la canicula des Latins.*^)

Isis-Sothis est appelée, dans une inscription ptolémaïque „la grande, la maîtresse du commencement de Vannée (sothiaque), laquelle fait déborder^) le Nil à son temps.** Elle dit à un des Ptolémées: „Je te donne le Hapi (Nil) plein à sa saison.** Cette connexion du lever héliaque de la Sothis avec le débordement du Nil nous est garantie déjà dans une liste de fêtes, appartenant à la,XII~ dynastie.') Le zodiaque

') Brugsch : Z d. DM G. IX, 515 pi. II b, 20 traduit ce titre par ^,Schutzsteme =• étoiles protectrices**, en y voyant les décan s. Cependant khêbs signifie ,jLampe** aussi bien que ,,operire, tegere**. ^) Todt 101, 7. Ce chapitre, ainsi que 107 et 129, où il s'agit de la porte de Test du Soleil et du phénix, est caractérisé par une étoile rouge. ^) Brugsch: Recueil LXXXII, 2. *) Plafond du Ramesséura. *) Plutarque Is. et Osir. c. 21 et 61 — Damascius, Vettius Valons, Chalcidius, qui rapporte la forme JEoXtx^^ {soleka canicula?). •) Brugsch: Géogr. p. 78 (Nro. 409— 412) traduit ,,crai^re'*; mais le groupe s et i (pi. II, 21) se rapproche aussi bien de 8ITI projici, transire que de SÔT expandere. ') Voir Tarticlede M. de Horrack dans la Revue archéol.

circulaire de Denderah confirme pleinement ces données. Car immédiatement derrière la vache Sothis, couchée dans sa barque, on voit paraître deux figures bien connues. Ce sont les déesses Satis et Ânoukis, la première caractérisée par l'arc et la flèche; la seconde reconnaissable à ses deux vases à libation. L'inscription des cataractes, trouvée par M. Rfippell, les joint au dieu Chnoum criocéphale, pour indiquer la triade principale des Cataractes où la crue du Nil se montre tout d'abord. ') Ues dcax

déesses représentent iei le mois PhaophI et nous en expliquent le

nom. Voici les preuves de mon assertion.

Ce nom se décompose, comme on l'a soupçonné avec raison, en Pha- et -ophi. La première syllabe pha sert, en copte, à exprimer le pronom possessif „celuz o?e'% le mot „mots^^ ABOT ou heb ,/êtef^ (pi. II, 23) étant sousentendu. Quant à ophi, Mure^) le rapporte k i/o^ (o9)/ç) le serpent, Salvolini*) h. ôp numerare, en traduisant: „le0^ois) du nombre^ celui oh Ton comptait les coudées du Nilf^ Il n'y a point de texte monumental qui confirme ces hypothèses. J'avais songé d'abord que la grande fête d'Amonem-Ape, célébrée pendant cinq jours consécutifs, du 19 au 23 Phaophi, avait donné à ce mois le nom qu'il porte. Car le temple d'Amon étant transscrit en ^Auiv^6q}i^ et ^Ajuev'O ç eiov dans les contrats grecs, on conçoit aisément que pa-ape et ^a-^og^i s'y prêteraient assez bien. Mais le zodiaque de Denderah m'a fait abandonner cette hypothèse. Car, dès que j'eus trouvé le principe d'après lequel les mois y sont rangés, il en résulta nécessairement que les deux déesses 8atisetAnoukis devaient représenter ici le H api, c'est-à-dire, le plein Nil, et que le nom du mois Phaophi dérive de la grande fête des iVeiAcôa. *) On pourrait demander pourquoi le H api n'a pas été choisi lui-même, quand il s'agit d'en représenter la légende? Un coup d'oeil jeté sur le monument suffit pour constater que le dieu H api y figure déjà comme vbpoxôo^ (Aquarius)

1864, Janvier. Le groupe ^yVapparition de Sothis'* y est en connexion avec ,.la réception de rinqndation.%f4i^) Plinius H. N. V, 10; VIII, 71 — Seneca: Natur. quaest. IV, 2. •) A dissertalion on the calendar and zodiac of ancient Egypt ') Des principales express, lettre U, 45. *) Héliodore: Aethiopic IX, 9: (fwîjreae rà JSsiXwa t6u, ri}p jLieyi<JTt;v itap* Aiyvnriois ^opr^v, iviarpKfvai narà rponàf julv ràs ^ipivds judXiaTa naï ort dpx^^ f^f avè^Oicos 6 jtOTa/uôf IjuoaCviL riXovfnivTi)v.

du zodiaque. Donc, afin d'éviter l'ëquivoque, il fallait choisir un autre emblème pcHir exprimer le nom du mois FhaophL

Quant à la forme — (ixpi^ ope, opj, 6pe, 6pi, elle s'explique parfaitement par le Kp'iûpi et M'^pi d'Hërodote (II, 28). L'hiërogammate de la déesse Néith à Sais rapporta au père de l'histoire, qu'il y avait, entre Syène et Eléphantine, deux mon* tagnes k cimes pointues, appelées l'une Kp^q^i et l'autre Miâg^t, où se trouvaient les sources du Nil etc. Or M. Chabas*) a constaté que qerti, déteroiiné par l'anglei et quelquefois par deux trous (pi. II, 24), doit représenter les prétendues sources du Nil, parce qu'il est dit, dans l'inscription de Eadésieh, que l'eau abondante du puits creusé dans le désert par les ordres du pharaon, est comparable à celle de l'abîmei des deux qerti d'Eléphantine. M. Brugsch') a confirmé ce résultat

Supposons maintenant un instant qu'un de ces deux qer {tt est la désin^ence du duel) ait été composé avec le nom du Nil : H ap i , et l'on conviendra qu'alors le Kp^ipA serait expliqué. Quant à M'<aq>i^ la valeur m ^) pour le bassin est constatée, et Le groupe H api (pLII, 25, 26) est suivi constamment du bassin qui pouvait, dans la lecture,^ pré-* céder le mot Hapi. Ainsi nous aurions le M-Jçii, lequel indiquerait l'autre trou, d'où le Nil-Hapi était censé provenir.

La flèche dans la main de la déesse Sati dont le nom, dans le zodiaque Yectafi-* gulaire, s'écrit précisément „la divine flêchef' {sati en copte), est employée, de nos jours encore, pour indiquer le courant d'un fleuve ou sa rapidité. C'est Chaerémon qui nous l'assure. Fartant du mot dpyvporoë^o^ d'Homère, il finit par dire: rd roEov arf^ juaipH ri}p oEelav bvvamv. Or cette signification de force rapide convient le mieux au plein Nil, quand il tombe du haut des cataractes, autrefois plus élevées qu'aujourd'hui. Le bassin rempli d'eau sur les grands monuments, ainsi que le nom le plus ordinaire de ce fleuve : Nou-hel (Nou-her), d'où '^n: et ti;, puis iVe-'îA-of, iVeiAo^, Nilus, nous donne la traduction: le „hassin pleivf* ou „T abîme supérieur*^ pour les noms MiZq^i et NiL H faut noter aussi que chez les Arabes ainsi que chez les

^) Sur les inscriptions des mines d'or p. 6—9. *) Zeitschrift fiir aegyp. Spr. u. Alterthumskunde^ cahier 2. ') Un nouvel exemple m'est fourni par M. Birch: On two egyptian tablets of the Ptolemaic period p. 31 •

Barâbra dans la Nubie et dans le Soudan, le mot nil signifie Teau de l'inondation (Brugscli: Matériaux p. 5).

Quant à la signification primitive du mot H api, elle me semble pouvoir se rattacher k la racine hapu*) ^^n^, CjBn occultare, texit, operuit, ce qui admet une allusion aux sources inconnues du Nil. L'omission de l'aspiration se trouve aussi dans le nom Opas, conserve par Cicéron*), pour ne pas parler de TA pi s, écrit H api dans les textes égyptiens.

Eestènt à expliquer les légendes et les symboles relatifs au „2^ mots de Tinondation*^ à Edfou et au Ramesséum. Ce dernier porte: ,,fe dieuPtah de son mur deSvd^' et cette divinité est placée dans une châsse soutenue par de petites et minces colonnes. A Edfou , c'est elicore le dieu Ptah avec les mêmes emblèmes, sauf le sceptre qui renferme le prétendu Nilomètre. Mais la légende porte: mench, „le hienfaisanlf* , ivEpyirrjç^. (Comp. PL IV, a, b.)

n n'y a point de rapport direct entre Ptah et Phaophi. Mais nous savons par un ancien auteur ^) , qu'on célébrait à Memphis la naissance d' A pis; deux manuscrits donnent Nili pour Apis. Or le calendrier du papyrus Sallier (IV, 3, 2) di^ au sujet du 28. Thôt: „les dieux virent en ce jour la naissance de Nou-hel z=: Nil/^ Comme la fête durait sept jours, sa plus grande partie tombait dans le mois Phaophi. En effet, le même papyrus porte (pag. 7, 2) au dernier {ayrêdj) jour de ce mois: „panégyrie du [dieu] Nil, p^re des dieux'^.*) D'après le texte d'un autre papyrus*^) M. Chabas cite le passage: „on a fait à Hapi (le Nil) des tephou (sources ou réservoirs) h TKèhesJ' On voit par là que les prêtres transféraient artificiellement à Thèbes et

Les racines redoublées, telles que am-am (pi. IT/^) prouvent que la diversité des Voyelles ne s'y oppose pas. •) De natura deorum Itl, 22: ^Secundua vero (Vuloanus) Nilo naitia [Opas, ui Aegyptit appellantj étc^ Je rapporte O pas au NMus, non à Vuloanus (Phthas). ^) Ammien Marcellin XXII, 15, 17: Crocodili per septem caerimoniosos dies mitescunt, ab omni sa^evitia desciécentes/ quibus sacerdotes Memphi natales' célébrant Apis (Cod. 'Florent, et Stephaniis donnent Nilî!). *) La même légende s'applique au Nil comme Bahou, au Rituel chap. 110. Si cette panégyrie ailleurs (Brugsch: Recueil LXI, 1) est célébrée au mois Fâchons, il faut tenir compte 'de Tannée vague. *) Pap. Sallier II qui contient un bel hymne au Nil. Chabas: Sur les inscriptions des mines d'or p.^ 8.

à Memphis la scène du fleuve qui de passait naturellement à E};ëphantine. Comme il y avait un Nilomètre k Eléphantine, de la même manière il y en avait tm à Memphis, vraisemblablement au mur sud du temple de Ptah. Voilà la raison pourquoi, sur deux monuments astronomiques d'époques différentes, le dieu Ptah est mis en' rapport avec le mois Phaophi. On lui a donné le surnom de mench, mot nos evepydrtf^] car c'est au Nil qu'on conférait, entre autres, le nom A^^JtyaSo&aLjutop.^)

lies deux Tases dans les mains de la déesse Anonkls

nous expliquent en outre pourquoi les prêtres, à la grande fête des iVeiAcoa, jetaient dans le goufifre du Nil deux pliiales, l'une d'or, l'autre d'argent'); lesquelles devenaient ensuite les symboles du Soleil et de la Lune dont les phases étaient censées être en connexion avec le débordement du fleuve.

§. 11. MOIS ATHYR.

Nous avons vu la colonne du mois Thôt en correspondance avec le Cancer. De même l'emblème du mois Phaophi se trouve immédiatement sous le Lion zodiacal Au-dessous de la Vierge avec l'épi est assise une déesse

qa^on doit nécessairement prendre poar Hathor. S'il restait encore un vestige de doute, il serait levé par. le zodiaque rectangulaire, où la même déesse Hat h or, divinité éponyme du temple de Denderah, tient sur ses mains un enfant qui représente l'empereur Tibère. Car ce sont ses généthliaques qu'on y a représentés. Bonjour natal: le 17 Novembre, répond au 21, Athyr de l'année fixe alexandrine, en usage alors. De plus, le commencement de la troisième décade du mois Athyr, c'est-à-dire, le 21= jour, y est exprimé énigmatiquement par un serpent à dix replis, dont la bouche est tournée vers la déesse Hathor: on conviendra que cela ne peut être l'oeuvre d'un accident Par cette comparaison l'explication de la figure divine avec un petit enfant sur la main, telle que je la propose, acquiert une

Ptolémée IV, 5. ') Plin. H. N. V. 10; VIII, 71. Seueca natural. quacstion. IV. 2. Il 86 peut aussi que Ton ait pris yiàXai pour Vite de ^IXai où Ton célébndt OQ^ris-Hapis.

force ilTëfiistible, et les figures ëtant en connexion — car elles forment une série non interrompue — on devra admettre aussi mon explication des noins T.hôt et Phaophi.

J'ai dît plus haut que le jeune personnage qui se trouve sur la main de la dëesse Hat h or, représente ici Ptolémée, le plus jeune fils d'Antoine et de Cléopâtre; . L*époque du zodiaque, circulaire (36 avant Jésus-Cîirist) s'y prête parfaitement.

Quant au nom du mois Athyr, les anciens') et les modernes sont d'accord; toiis le rapportent an nom de la Vénus égyptienne, Hat -h or ^); et du reste les monuments le confirment.- Car au Ramesséùm, aussi bien qu' k Edfou, on lit, au-dessus dq „le 3^ mots de Fmondation'' , auprès d'une déesse tutélaire , la courte légende : Hat- h or. Elle était la divinité éponyme de Denderah, comme oela est prouvé, entre autres, par le passage : „Ha1rhor avec son ensemble ^) de diemcJ'

L'aspiration initiale s'est conservée dans l'appellation arabe Hatôur. Les' formes iiathôr, athôr, ^AS^tSp{i)y^y4xvpiy 'A%ip y 3ont conformes. Je crois avoir trouvé l'expression hiéroglyphique biou Hathor Comme désignant le troisième mois Hathor.^)' Le papyrus calendrique mentionne (pag. 7 , 3) Ja fête â Hathor au premier Jour du mou Athyr.'^

§.12. MOIS CHOIAHK.

Immédiatement après la déesse Hathor vierit un personnage mâle k tête dé boeuf, manoeuvrant des deux mains le hoyau égyptien : Il correspond à la Balance

et nôiïs représente le mots Chofttfah.

A Edfou , ainsi qu'à Esneh , une feftime tenant le sceptre et la croix ansée, porte la légende Kahika, laquelle se trouve au-dessus du groupe „le quatrième mots

• *) Hésychiii^: '^^vV !./"(?*' kûI ,i3oi3f, , (yache); Utymolog, ^lagn.: Ti)v 'A^pobirpv Aiyvjtrioi KaAovcSii^ A^i^p * Kai ju^vd y s top rpirov tov ïrovs ijtwvvjuov ravrij jztjroii^Ka(Tiv, ') Pltitarque donïie k thEidubtion bren correcte: oîno^ "Sïpov nocîmoç Is, Ôâîr. c. 66. *) Brugsch: Z. d. DMG. X. p. 668, pi. Nro 22, provenance de Denderah. Le groupe „pau^' est rendu en dépaotiqt^ par pi-neb ,/'e7k8embfe^^ du 125duBituf^l,, ^;) L^inscrîption grecque du même sarcophage de Tfpi5f (Letronne: Opu^cul^s p. 113 pL B et Xxmag: Accoiuitpl.dôd^s Hiei*oglyphic9) pprte: iytvySi^ vr> '^Vp ^ • • Kai ira^^ « .. i. 'A^vp . ... A JSsneh (Bn|g;|oh: Mat^fii^ux pi. XI. col. 6) les trojf oiseaiuxdésigoo^t le troisième jour d'un mois (Çhoifik). i

de rinondatwn.'^ Le Eamessëum met Paeht, la bien -aimée de Ptah, au lieu de Kahika, qu'on a pris, à tort, pour un surnom de cette déesse. Les zodiaques de Denderah nous révèlent la vraie nature du groupe Kahika 9 prototype évident du nom . CHOiAEK ou cHoiAHCH , CHoiAK , CHOiACH , KoiAK , x^^^'i tihak. Car la figure emblématique montre clairement qu' Il B^ag^lt du laboorage 2i Talde dii boeuf •

On sait que le signe initial (et final) du groupe Kahika, signifie le taureau; je cite seulement le groupe „le taureau de sa mère'' ^ titre ordinaire d'Ammon ithyphallique, devenu en grec IC a 1x17 91;? ç.') Dans le second ka du groupe Kahika, nous aurons un verbe ayant le sens de labourer. En effet, le tableau du chapitre 110 (Rituel) qui me fournira une éclatante confirmation pour les noms^es mois Choiahk, Tobi,

Méchir, Phaménoth, Pharmouti — commence par „seka her . . ./ z= labourage sur son

• (terraMy (dans les Champs Elysées zz Aalu). Or le se ayant la signification d'un impulsif ou causatif, pour ka reste la notion d'arare; le copte skai^ âfir^jsr présente le même sens, mais restreint, à ce qu'il paraît, à l'action de l'homme, comme pascere et pasci sont distincts.

La fête de Kahika est lùentionnée plusieurs fois. A Edfou^) on parle d'un sanctuaire dont on donne les proportions. Le préambule dit: yjusqylau 30^ (j^ur) lequel est la fête de Kahika (fêté)J^ C'est précisément comme pour le mois Phaophi, oïl l'on a choisi le dernier jour ^) , et le même fait se présentera pour le mois Mes o ri. On n'aura pas choisi sans raison la fin du mois Choiahk pour célébrer la fête agricole du labourage. Car elle coïncidait ainsi avec le terme final de l'inondation, après que les eaux du Nil débordé avaient commencé a rentrer dans leur lit.

Un papyrus *) en fait deux fois mention dans le passage : „Le matin de la fête 'panégyrique Kahika" Comme le pharaon Sésostris est mis en rapport avec cette fête publique, on pourrait songer k une fête^) semblable à celle des Chinois où l'empereur, dans un jour solennel, prend la charrue pour tracer le premier sillon. Pour

*) Stobaeus: Eclog. phys. I; 52; Damascius de princip. apud Wolf: Anecd. gr. III, 261. Bmgsch: Becueil, pi. LXXIV, 1. Comp. les Matériaux etc. de cet auteur p. 85. ') Pap. Sallier IV, 4, 1.3 et 4; Pap. Ânastas! VI, 3, 4 parlent du labourage sous le 30. Méchir. C'est probablement d'après le calendrier vague. *) Pap.ÂnastasilII; 1,7; III, 3, 4. ') Comp. Brugsch: Matériaux pi. X, 5.

l-Egypte, pays agricole par excellence, une pareille coutume n'aurait rien d'étoiinant. On se rappelle que Ramsès III est représenté, à Médinet-Abou*), coupant les épis. Dans un papyrus^), un ancien roi de la XII. dynastie dit: y^ai manié la charrue h EWphantineJ' Dans le papyrus calendrique^), sous le 16*5? jour, il est fait mention de la déesse Pacht qui préside, en divinité tutélaire, au mois Choialik d'après la représentation astronomique du Ramesséum. Mais, quoique le véritable rapport qui existe entre la déesse Pacht*) et la bêche, nous échappe encore, cela ne saurait affaiblir mon résultat quant . à l'explication du nom du mois Choiahk. C&r la flg^liro

emblématique 9 ainsi f|ae la légende phonétkiae^ plaident

en FaTeur de mon Identification qui pourrait se passer de toute preuve.

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