‹ Les zodiaques de Denderah: mémoire où l'on établit que ce sont des calendriers commémoratifs deChapitre 14 sur 26 · MOIS MES OUI · texte numérisé non relu

MOIS MES OUI

11 n'y a plus que deux figures emblématiques, applicables au mois M es or i et aux cinq Epagomènes. Nos zodiaques de Denderah les présentent k la fin de la

') Prisse; Monuments pi. XXX VI ,4u temple de Opt/^ C'est le temple où M. Brugsch a logé lors de son séjour à Thèbes. ') Transactions III, II pi. C pag. 499. (pi. II, 61). ') Brugsch: Géogr. I. p. 202 Nr. 918,, 919, 927, 928. ♦) Chronologie p. 141. 166 — 180. ') M. Brugsch (Matériaux p. 79) a trouvé l'apparition de Sothîs marquée le 26 (?) Epiphî sur un monument daté du règne de t^hioj^s. Il conclut de là que la date du 28 Epiphi n'est pas tiréô du calendrier vague. Comparez §. 4 de mon ouvrage. Comp. Texcellent article de M. Chabas (Mélanges II, 16 — 56j.

prpcesskm eittière, et ce rësulftaJt) quoique u/égatif, confirme «Pune maidëre toùtrà^-fab positive mon hypothèse sur les emblèmes des mois égyptiens.

L'une dû0 deux figures isaprësccHte H orna, &vec la couronne de deux plumée juir la tête, un disque solaire au milieu, un serpent (uraeus) dans la main gauche. Gettç <XMiiposition prouve qu' il faut décomposer le nom du mois Mésori en trois parties: aies +Hor + Ba. Les deux derniers éléments étant des mieux connus, je commencerai par le premier, qui est susceptible d'une explication toute différente de celle qu'on lui a donnée jusqu'ici. En effet, mes recherches m'ont conduit k voir dans

le nom du mois Slësori une ,des plus grrandes fêtes djrnastl^

%[nes que l'ancienne Egypte ait célébrées. Venons aux détails.

On connaît depuis longtemps le serpent uraeus. Un chapitre d'Horapollon (I, 1) donne là -dessus les explications suivantes: „Un serpent dont la quetie se trouve sous le corps^ est appelé uraeus, ce quiveui dire basilisque; les Egyptiens le forment dar et en couronnent les diewxJ^ Le grqupe arai d'oà vient oi5/)ttZnOf et le mot copte P.OYRO rex, ainsi que la traduction liaôiXiôno^, prouvent su^siamment que ce serpent apr partenait non seulement aux dieux {roi; S£0£ç), mais encore aux rois. Les moniir ments de toutes les époques montrent que l'uraeus constitue l'embljême car^actérristique de la royauté. Horapollon dit aiUeuirs {I, Ib): „Un cynoeéphaie debout, les mains levées vers le ciel et oâfont un lidaiXeiov sur la tête, indique le lever de la Lune^K Or, les cynocéphales apparaissant souvent avec la coiffure d'un uraeus, il » s'ensuit que l'uraeus et (iatsiXBiov sont la même chose, c'est-li - dire , qu'ils désîgnei»t l'emblème de la royauté. En effet, le texte démotique de l'inscription de Rosette rend le groupe hiéroglyphique „neb noure neb arat'^ par „néb na araiu" zz. ^,seigneur des uraeus^-, tandis que la traduction grecque ne porte que nvpiov (iatSiXiK^v. M^isil y a un témoignage plus direct encore. En tête de quelques chapîtres (I, 59 — 64) qui se rapportent tous aux cartouches royaux, Horapollon nous informe ^^qiiun serpent appelé Meitsi entoure les noms des rois égyptiens/' Or, le copte if/iSr/mserpens, est précisément le même mot, et on a eu tort de prétendre que c'est une invention du père jésuite Kircher.

Car des exemples tirés du démotique prouveiit suffisamment qu'il y avait

en rëalitë nn serpent nies^O i^^^^h ^^sij et, comme HorapoUon dit expressément que ce jueicû désignait liatSiXia npàriôrov^) „un roi tout-^uisaanlf' , nous ne pourrons nier que

SEes-Hor-Ka ne signifie ^^ie couronnemeni ëPJBorus-Ha^^ (Har-

phrô). Heureusement le Todtenbuch nous fournit à lui seul les preuves nécessaires de ce qu'Horus était censé Ra (Soleil) ou successeur de Ra, ou d'Osiris.'*) Le cliap. 42, contenant la divinisation des membres du déAmt, est très-explicite là-dessus. A la fin de la liste des (21) membres onlit; „Ses doigts et ses os . . . des ur a eu s vivants^'. On conviendra que cela rappelle l'attitude d'Horus sur le zodiaque, tenant dans la main gauche l'uraeus ou bien le serpent jusKfL Le texte ajoute: j^Aitcun membre du défunt ri est dépourvu (vide) dun dieu — rien ne peut lui nuire — il est maître de la Jête de la couronne (oybasj diadème) — il est JSorus sur son trône^ le seigneur de millions — il est dans V ouza'X (oydjai salué) — non, il ne lui arrive aucune chose mauvaise et malheureuse— les portes supérieures ne lui sontplus fermées-il gouverne son trône, couronné dans ce jour-lh — lui appartient le ciel entier, la terre entière — les couronriés^ les préférés, les grands se rassemblent pour protégé son nom contre toute chose souillante, etc/^ Lès groupes de la dernière phrase, quoique susceptibles d'une traduction différente*), présentent cependant le serpent aprè» les légendes mes(t)u et mesui, et il ne peut s'agir ici d'enfants (jf ^5). Or, le chapitre entier, atrait au couronnement d'Horusrdonc, on ne me taxera pas d'imprudence pour avoir rapproché la serpent mesui (comp. pi. Il, 62) du jueiai d'Horapollon, du misi de Kircher, et du nom de mois ME8'(H)6R-CR)Êy mesôrê^ MESHÔRiy mesoyrê, Meôovpij Mecîopij MtcSisypi, Mecfcfopiy M es ri.

^) Brugsch. Gramm. démotique p. 20, 49 dans les phrases: ,fle mot mes, en copte misi serpent^*" — ,%le serpent mise qui est à la maison du rot de F Egypte supérieure/' On voit par là que ce serpent me a est mis en rapport avec le roî. ') Les Variantes nâKiarov et apiarov sont fautives; tout le contexte les réfute. ') L'excellent mémoire de M. le Vicomte de Rougé sur le Rituel, spécialement p. 64 et son passage: ,,le trône d^Horus^' est une des désignations ordinaires -de la fjrotfauté des Pharaons^' (Etude sur divers monn. du règne de Toutmés III. p. 22) me dispense d'apporter d'autres exemples. *) Le Rituel de Turin est très-fautif ici ; le texte , tel que je le donne'; est tiré d'un bel exemplaire hiératique (colorié) que j'ai eu lé bonheur de découvrir dans^ la Bibliothèque de S. M. le roi Louis I. à Munich.

w, 65 — Que le dien B: o r u ô , iucoesseur îmmëdiat de B a (ou d'Osiris), ëtait le t^p6 dO

rols et i|e leur a¥ëneiiieiit an trdite ^ est îm £ût reconnu depuk long^-

temps et confirmé par une foule de textes originaux. Donc ]IIieS*llOPHre fié

nom du ileÂiler mois éitryptleD^ était tiré d^ané grrande fête

dynastique. Keste à savoir comment les autres monuments astronomiques reprësen*^ tent l'emblème du mois Mësori.

Au Eamessëum, ainsi qu'à Edfou, on voit en correspondance avec le groiipb „le quatrième mois de F été'' le dieu H or us, à tête d'ëpervier, et ce même oiseau surmonté d'un disque solaire avec l'uraeus ordinaire; de plus, on y trouve „les dettx zôms'*. " Ce groupe est rendu par "Apuaxts dans l'inscription grecque du grand Sphinx. J<fi les deux zones indiquent la domination sur les deux mondes, ailleurs symbolisée par le H^x^^^* C'est ainsi qu'on lit aii-dessus de la scène où les quatre oies emblématiques de Amset, Hapi, Tiaumoutef et iKeblisonouf s'envolent vers les quatre régions, j^our annoncer qu^Horus, fis ctlsis et dOsiris, ^est coiffée du Pschent, que le roiBams^s UL ^est coiffé du PschenV Champollion (Lettres p. 346 348) ajoute la remarque ingénieuse : „iZ en résulte clairement que les quatre oiseaux représentent les 4 enfants d! Osirts (A3.T.K.), génies des ^4 points cardinaux, vei^s lesquels on tes prie de se diriger, pour annoncer aussi (ainsif) au monde entier, qu^à V exemple du dieu H or us ^ le roi Bkamshs - Méiamoun vient de se mettre sur la tête la couronne, emblème de la domination svjr les régions supérieures et inférieures. Cette couronne se nommait Pschent; c^ est elle queporte ici en effetj 'tt pour la première fois^ le roi etcJ'

Le texte hiéroglyphique de l'inscription de Rosette dit que la fête du 30 Mésori, jour natal du roi, se célébrait ,^er kati- anciennement^'. Cela indique que la grande fête dynastique du couronnement d'Horus') était fixée au 30 Mésori. Eh effet, le papyruscalendrique(SallierIV)dont les deux tiers à-peu-près (depuis le 19. Thot jusqu'au commencement du niois Pachons) sont conservés, rapporte sept f o i s le gtoupe (pL II, 64)

^) Les légendes ptolémaïques (Brugsch:* Recueil XIV, 1 j . . . ^ycouronnéfs) sur le trône de son père^' — ^distribuant des, couronnes^' (pL H, 63) nioatretit le diadèpie ou lai couronne comme déterminatif du mot mes et confirment ainsi mon hypothèse sur la formatioii e^ la, signifiica' tion du nom du mois Mésori. Un égyptologue anglais (Sharpe)rendle mot e^a y/x>uronne^^ par m es.

Pa-Ra, Pa-Asiri,. Pa-Hor, toujours uni au 30^ ou dernier jour appelé ayrêdj. Ce groupe des trois dieux: Ra, As-iri, Horus n'est omis qu'après le mois Athyr. Est-ce parce que le mois appelé d'après une déesse (Hat-hor) ne semblait pas convenir aux trois dieux-rois? C'est ce que je ne déciderai pas. Il se. pourrait aussi que le groupe fût omis parce que Hat-hor {pîno; ' Slpov) renferme déjà les mêmes idées que Pa-Hor, „la maison dHoriLs*^ , le plus important des trois*), lequel symbolisait le pouvoir suprême des dieux et des hommes.

Malheureusement, le mois Mésori manque dans le papyrus calendrique. Mais tout l'ensemble des faits me porte k supposer que l'addition des trois dieux-rois à la fin des sept mois conservés dans le papyrus, a tiré son origine précisément du dernier jour (30) du mois Mésori. Voilà un motif plausible qui a pu séduire le scribe de l'inscription de Rosette, à ajouter au 30 Mésori, jour natal de Ptolémée-Épiphane, l'expression „anciennemenW Toutefois, mon résultat est indépendant de cela; le nom du mois Mésori est expliqué. Il nous a révélé Une grande fiêt6 dyiiastlqUCt d^oil le mois a tiré son nom. A Philes (comp. plus haut § 16 p. 48) le dieu Horus, le serpent à la main, c'est-à-dire: reinbléme dn niols IHésori

semble disputer le quart du boeuf (= Jour Intercalaire) ^u

grand hippopotame (Phaménoth), C'est parce que les 5 Epagomënes font naturellement suite au mois Mésori (Brugsch: Matériaux p. 95) et que le (quart du) jour intercalaire tombe originairement après les 5 jours epagomënes, quoique la place de rintercalation soit précisément entre les mois Méchir et Phaménoth^ ce qui s'accorde parfaitement avec le bissextilis (24 Février) des Romains, jour intercalaire même dans nos calendriers. Car, à partir du 29 Août zz 1 Thoth civil, il y a 180 jours jusqu'à Fintercalation, nombre égal aux 6 mois (6 x 30). '

Je vais compléter la série, en mettant sous les yeux du lecteur l'emblème des cinq jours epagomënes. Si je réussis dans cette explication, ce sera la meilleure preuve qu'on puisse exiger en faveur de mon hypothëse.

D'après le chap. 17 du Todtenbuch col 6. Ba etOsiris représentent le hier et le demain. Donc Horus qui est nommé le Buccesseur et le fils aussi bien de Ba que d'Osiris pourrait représenter Taujourd'hui; c'est-à-dire, le Pharaon couronné et régnant.

§ 23. LES CINQ JOURS ÉPAGOMENES. Après remblême du mois M es o ri, 'lequqj est en connexion très -intime avec le signe zodiacal des Gémeaux, les deux zodiaques de Denderah présentent la figure distincte d'Osiris-Sahou. L'orientation astronomique du monument conduisait les savants à y reconnaître la grande constellation d'Orion, s'étendant d'un côté de la voie lactée, tandis que l'étoile Sothis se trouve de l'autre. La liste des décans n'y met pas d'obstacle. Car tous les noms, à partir du 34= : 'Pouf36juapE^) jusqu' au dernier: ^ov6p^\ se rapportent à des membres d'Orion, tels que „Ze hras,. la jambe, le derrière*' et prouvent par là qu'on a personnifié cette grande constellation. Or, l'exemple des emblèmes des mois Méchir, Phaménoth et du quart du jour intercalaire nous a prouvé que quelque fois on a emprunté de la sphère céleste les emblèmes calendriques des mois. Il n'est donc pas étonnant que leS Eg^ypticuS aient

employé^ pour les cinq Jours épaicomènes aussi, un emblème analogrne. Oslrls-Salioa-(Orion) s^y prêtait très - facilement

A la vérité, nous ne savons rien encore sur la formation des mythes égyptiens» Mais quelle divinité était plus en état de représenter les 5 jours épagomènes, qu' Osiris, le premier-né des cinq dieux? Plutarque (de Is. et Osir. c. 12) nous rapporte le mythe concernant les 5 Epagomènes. ,/P^a (Nout) devint enceinte par Kpopo^ (Seb)] mats le dieu Soleil (Eà) qui s^en était aperçu, fit des imprécations, afin qui elle ne pût efnfanter ni dans un mois^ ni dans un jour. Alors ^Epjuif^ (ThôthX aimant, lui aussi, la déesse , aurait joué aux échecs avec JSeXtjptf (la Imne) et ayant gagné la 70 = partie de chacune de(se)s lumières (pcircùv)^ il en aurait formé cinq jours et les aurait qfoutés (tTtàyuv) aux 360* De là les 5 surajoutés (èTrayojuevai) des Egyptiens, célébrés comme

jours natals des dieux: le premier jour âOsiris — le 5^ dArouéris — le 3^^ de Typhon né dune manière innaturelle, par suite néfaste (diroq^pâ^^) — le 4^ tflsts — le 5^ de NephthysJ'

Écrit remen-her. Comp. Texcelleiit article de M. Goodwîn (Chabas: Mélanges II) sur un horoscope grec. On j lit un nom de décan 'PojiilSojuxpe qui répond au décan remen-cher. *) Proprement ;,Ie haut (her)du derrière (péhou).'^ C'est précisément ce décan qui précède Kvov/utjf, le premier de tous^ sur le zod. circulaire. II doit donc représenter la demi- décade. ') Le sens de ce mot s'accorde assez bien avec Fégjptien gerau tjol ^«bellator, defetisor/' Of. défendu en français.

Ce mythe e^t pleinement conârm^ par les motmments*) qui nous donnent le même orijre des cinq divinités ajrec lé groupe mes „7iaissance'^. De plus, un papyrus de Leyde distingue le 1?^ le 3^^, le 5^^e de ces jours par le groupe j^combat^ — et la liste copte de Kircher ajoute au b^^ d7toq)pdf^). La notation hiéroglyphique des ciAci}. êpSi>goix^neQ^jles cinq supplérner^taier s de H année", on ^^t année (et) les cinqsupjplémentaireê''^)j^ semble s'être conservée dans la langue copte. Tuki présente le passage : ^/ J (tiov) n (jsroor) nteyteron ,,les cinq jours qui te ïtebonJ^ Ce dernier mot n'est pas le grec Sevxifiov et la phrase ne signifie pas les cinq jours de la deuxième numération''^ comme on Ta supposé, mais c'est bien la transscription exacte deTeyt-herou, Plus haut (§9), à l'occasion du mois Thôt, j'ai relevé la Variante V au lieu de Toutou ou Touout; il se peut facilement que ror la main*) avec ses cinq doigts (autrefois teyt) soit le même mot Le père Kircher'^) rapporte un texte plus explicite: yi abo{t) m metgyptios Tbj pi E ntepitettebon pehoy Ni'E PI KEBis*^) KA^) D N BOMPi ziz „7nenses Aegyptiorum (stint) Xn, (|.) ^BjÙTraç dierum quinque insuper additorum (-[-) dtes intercalandus quarto quoque ànno^ Le même auteur donne ailleurs {p. 141) l'expression Né si pour les Bpagomënes, en connexion avec le mot N e u r u z qu'il prétend être d'origine persane et lequel signifie verfiutpia. On en pourrait conclure que Nési n'est pas dérivé de la racine arabe nésâ =: r^tardare, mais d'un mot persan.

Quant à la forme de TErrEBOKy on admettra que le h qui devrait se trouver au milieu, pouvait être retranché aussi bien que dans EyEa pour enheh. La lettre jf finale me parait être la particule de relation, si fréquente dans les textes égyptiens 6% coptes, pour indiquer le Génitif àeBOMPi „rannée," qu'on aura omise.

Cf. Todtenbuch c. 130 titr. et col. 37; c. 152, 9. ') Cette liste mérite quelque confiance. Ni^^vf y figttiîe avec son nom copte: nbpbteâ. ^) De Eougé: Tombeaux d'Ahmès p. 20; Stèle de la Glyptothèque à Mumch, appartenant à la XII^« dynastie (pi. Il, 65). — *) De là ^£MjtdiBiv numerare. Bopp (Gr. comp.) explique le prototype sanscrit de nivre , quinque, cinq, comme étant la main, et daçan, bina, decem, dix = 2 mains. Le cofte mêti (di^) présente aussi un Duel de ma (da!) comme otbbéti „le8 deux jambes'^. ^) Prodrom. Copt. p. 141, 329. Le texte et la traduction do Kûrcher laissent beaucoup à désirer. ^) L'onomasticon arabe porte In mot al-kis au lieu d'al-kebis, intercalarius, de kabase: intercalavit. ^ ka pourrait bien être la phonétique de la tôto (comp. mon article sur Bokenchons), laquelle s'emploie de la même manière de^ vaut lea groupes année et mois, pour exprimer chaque.

Le ^ême. rettaiicUem6at 4e la lettre h nous e:tpliquerait àiiàsi le iteme greo 'Siptiù^. Ep. effet KiroLçr a ooEaeryé le» ûoms de quelques statiouB lunaires, ieâqueb se rapportent indubitablement à Or ion. Il cite: kytôrion (Nr. 2) „juxta caput artetù^', ôrim ,j8tatù} Itmae m Taurù, pléiade^ $we hyades^' âjtioy; j^tatio lunat quintQ.^^; ôriôos statio lunae m octdo TaurL^' La désinence on rappelle an et le ab se retrouye dans af-ah antinjuns. Quand Phitarque (çh, 21) dit, „qu'on avait appelé 'S2fiiifi>p (a) Tâme d' ^Sipo^^'^ il se trompe, la connexion d'Orion avec Osiris étant maAifeete. Mais il nous indique par là le mot herou, originairenjLent — Super i, d'où, les dieux en général et Ho ru s. spécialement ont reçu leur nom.

Le Rituel (cf. §15) nous a fourni les qualjre quarts embryoniques du jour intercalaire en connexion intime avec Osiris Abydène: nous savons maintenant que cela signifie la place naturelle de l'interCalation après les cinq jours épagomènes dont Osiris-Sahou-Orion occupe le premier rang (cf. §16 et 22). Voilà pourquoi on Ta pu choisir pour leur emblème. En effet, le jour natal d'Osiris, c'est-à-dire, le premier des cinq jours épagomènes, est placé le premier. La légende iiorMis£(N) oraiRE — le jour natal dJOsirùj „oà Ton aurait entendu une voix proclamant que le seigneur de tunivers était n&^ suffit à le démontrer. Ailleurs, Osiris - Ounnophris (le hon être) est appelé „fo véridique (just^é,) le fils de Nout (^Pia)^ le fils premier de Seb {KpovoQ, le grand qui est issu de Nout/' (Todt. ç. 128, 1; comp. c. 130 titre, et c. 152, 9). Il s'appelle: „Osiris, le premier des cinq nobles''.^) Oomme le défunt est assimilé partout à Osiris, il peut dire: „Je suis le dieu des quatre surajoutés (herou) au firmament.'^) Car Osiris est appelé: Je (plus) grand des cinq dieux qui sont émanés de S&b'% son père (Todt. c. 69, 2).

Les monuments astronomiques ne manquent pas à l'appui de cette supposition. Dans un des tombeaux de Biban-el-molouk^), Osiris- 8ahou (Orion) est accom-

Binigsch: Recueil LXXVIII, 2 avec one Variante pour tep, le premier; cf. Brtigsch: Matériaux p. 26> 49 8qq« ') Rituel c. 135^ 2. Le texte porte le chiffre \\ qui doit se rapporter à Harouéris, Typhon, Isis et Nephthys. Mais il se pourrait aussi que le nombre ',',' se trouvât dans d'autres exemplaires, sans changer le sens de ce passage. — ^) Lepsius: Musée de Berlin pi. 33^ tombeau Nr. XVII; c'est celui du roi Séthosis l!L.

pagné de cinq globules o et de cinq étoiles «, ponr faire allnsion anx cinq jours et aux cinq nuits ëpagomènes. Le dëterminatif du groupe S ah ou (Todt. 128, 8), désigne spécialement le dieu si ris comme Orion; il est suivi pour l'ordinaire des signes d'un sceau et d'une momie. C'est bien ,^le dieu Osiria qut^ dans sa constellation (Oriorî), marchant devant Sothis, prenait le titre de Sàhou auguste dans le ciel du midi^y Les représentations du Ramesséum et d'Edfou le produisent dans sa barque, la tête retournée, de même celui d' Esneh; on l'y voit en compagnie de sa soeur et femme Isis-Sothis, le commencement de l'année, comme Osiris en désigne la fin. Le sarcophage astronomique des Londres lui attribue la légende décisive": ^yOsvrisj le grand dieu, le maître du cieV^y tandis que sa soeur est appelée: „lsis la grande^ Sothis}^ Les zodiaques de Denderah ^) nous ont révélé le mystère : OsiriS">SallOII (OfIod)

y flgrare clairement comme emblème des cinq Jours ëpagomènes.

Qu'il me soit permis, en finissant cette première partie,- d'exprimer un double voeu: c'est que le gouvernement éclairé, auquel le monde est redevable des premiers encouragements de l'égyptologie , donne, place au Zodiaque circulaire, comme auparavant, aussi dans une Salle du nouvel édifice de la Bibliothèque Impériale, et qu'il daigne pareillement porter son attention sur la grande figure restée au plafond, du temple de Denderah.

^) M. De Rougé: Tombeau d'Ahmëa p. 90 — 93» *) On remarque, dans le zod. rectangulaire, la barque et la pose caractéristique de la tête d'Orion; le zod. circulaire le représente marchant à grands pas, le sceptre et le fouet à la main. M. Lepsius (Chronol. p. 97, 2) a soupçonné la vraie signification d'Orion sur le zod. cire, comme représentant les ô j. épagomènes , mais sans en développer les conséquences.

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE CONTENANT LE ZODLA.QUE CIRCUIiAIRE

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