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*) Stobaeus Eclog. I, 52 pag. 990 edit. Heeren.: r) l'i) iv juiaio rov -rarrôf vjtria Ksîrai, cû(Jjnp uv^piafKO^j ov pava V liXinovaa .... iuiiXinîi 8f ovpap'ci», KaSdjrcp narpi iSl(a} k. r.X.
') Je prouverai dans QD article spécial^ qae le nom d^ Aiyvnvos ge décompose en Âfqui-p-to „^€ milieu du mande** et que c'est le groupe anagljphique mentionné par Horapollon I, 22. • .,
dëcan Kpovjut}^.' La main gauche de la Caryatide du Nord est dirigée vers le même point. Elle porte la courte légende „pilter du Nord'\ (PI. lU, a).
Le texte latéral en quatre colonnes en décrit la tenue et les fonctions à peu
près en ces termes:. „Cest une Caryatide qui soutient le ciel; ses bras sont étendus vers „la voûte, tandisque ses pieds se trouvent sur la ten^e; elle ne bouge pas de place; aurf, dessus délie le firmament s^ élève dans toute son étendue/'
Les trois' autres Caryatides sont décrites d'une manière analogue. Celle du Sud (pi. ' III , b) s'appelle „stél&' ou ^^cohnne'^. Les étoiles du Sahou (Orion) et de la Sothis (Sirius) dans leur passage à travers le ciel, sont mis en rapport avec elle, sans doute, pour indiquer leur positicto à minuit La Caryatide de l'Ouest (pi. III, c) s'appelle „appud". Entre autres il est dit : „éternellement elle ne bouffe pas de place; t horizon de son maître se meut au-devant délie en Sahou dans T intérieur de sa mire Nouf'
C'est Orion quand il se couche k l'occident du ciel. La Caryatide de l'Est (pi. III, d) s'appelle , porteuse, qui soiUierit le firmament .... et introduit le divin Aah [Lunusf^^
On voit par là que les quatre Caryatides, ainsi que les quatre groupes de deux hommes agenouillés, ne servent qu'a déterminer, en général, l'orientation du zodiaque. La variété des figures, tantôt debout, tantôt agenouillées, a été choisie à dessein pour donner à la représentation plus de grâce et d'élégance.
lies légendes des quatre points cardinaux doivent se rapporter à un groupe entier, composé d'une couple d'hommes agenouillés et d'une Caryatide, de sorte que ceux-là représentent le Nord, le Sud, l'Ouest et l'Est, tandisque les caryatides indiquent les points intermédiaires. 11 faut tenir compte aussi de ce que l'orientation du zodiaque au .plafond dut néoessaiirement suivre l'axe ') du temple construit auparavant. Ainsi s'expliquera la dîflférenoe de 17° qu'on: aperçoit dans l'orientation du monument.
.§. 2. . INSCRIPTIONS LATERALES.
A droite et à gauche de la grande figure se trouve une colonne d'un texte
*) Le Nil faîsatit, vis-à-vis de Denderah, un grand coude, on choisit ponr façade et entrée principale du temple la ligne qui donn^ vers l'angle formé par le fleuve. La Commianon d'Egypte l'appelle^ aussi y^Porte du Nord^^. Comp. Letronne: Analyse p. 81.
lûéroglyphique , appartenant k la basse ëpoque , à en juger d'après le style de l'art et le choix de quelques signes phonétiques. Malheureusement la scie, lorsqu'on; a enlevé le zodiaque , a opéré assez irrégulièrement , de sorte qu'une paiiie considérable du
texte a été endommagée. Cependant il ne peut y avoir de doute sur le sens général de ces inscriptions latérales.
L'une (pL III, e) se rapporte à Osiris-Sahou, c'est-à-dire, au premier et principal membre de la triade égyptienne. Le texte dit : „Il est vivifié éternellement, inviolable dans le ventre, de sa mire Nout. Sa forme se rajeunit; il est lé prince des lampes {étoiles brillantes) sous son nom d Osiris-Sahou (Orion); sa soeur observe ses pas pour détourner ceux qui le menacent'. Vers la fin on lui adresse cette courte prière : „ Accorde les années de la Sothis au roi des 7*égions supérieures et inférieures (cartotiche resté vide) \ *) à toujours^
Le texte de l'autre colonne latérale (pi. m, f) roule sur im sujet analogue: „Le fils magnifique du dieu Osiris (c^ est-h-dire : Ho rus) apparaît pour réfouvr la terte „en la rassasiant de lumière. Il est agrandi au ^dedans de Thorizon, à la grande satisi faction des dieux. Quand il illumine la terre, des cris de Joie éclatent dans tous les „pays. Qiumd H arrive, la lumière ^éveiUe; il se dresse dans sa barque sous, son nom de Ba (Soleil) qui fait croître tous les êtres, les vivants (hommes) et les diewx du oieL U est le roi du ciel et de la terre laquelle s\Tlumine à son approche. JLa divine jySotkis est derrière lui, à la place qt£il aime, pour honorer le Soleil, son fils. Accorde „les années du Soleil du firmament à ton fils que tu aunes, au fils du Soleil, le maître „du diadème (cartouche resté vide)] à touj(mrs!'^
On a donc d'un côté Osiris et de l'autre Ho rus: il s'ensuit nécessairenjent que la grande figure entre eux, représente Isis, Eh eflfet, une foule de passages*)
Letronne a bien démoûtré (Revue arch. 1844 p. 381 Bqq.)i cbmcaent il est arrivé que les dessins de la Commission d'Egypte présentent ici (abusivement) les titres d'Autokrator et de Phar-ao.
') Hérodote H, 156: AîyvnridTi ^i)u,i)Tr)p Sl^Icjiç. Plutarque de Isid. etOsîr. c. 32 et 39: Alyvjtriois NetXov uvai ràv "O^ipiv, "IcJibi avvôvra ti; yij ... w i\ NeïXov 'Otsipibos dtcoppoçiH» ovrujs "I^iSoç awjua yf)v exovdiv .... fiovv yàp "JcTiSof étKQva'nal y^v vofii^ovdiv. Servius in. Aenéid.: ,;Isis lingua Âegyptiorum est Terra, quam Isin volunt esse^^ Cf. Jablon^ii Panthéon: Isis pag. 17 sqq.
constatent que la dëesse Isis ëtaît identifiée à la Terre*). Qn pourrait déduire cette signification de la triade tKébaine elle-même. Comme Ammon-Ba était identifié au Soleil et son fils Chons au Lunus, il serait de rigueur que Mouth (Isis comme m^re par excellence) représentât la Terre.
Mais ces divinités ne servant à rien, quand il s'agit de déterminer l'époque du monument, il faut rechercher maintei^ant, quels personnages terrestres ou historiques se cachent sous ce voile religieux. C'est ce que je tâcherai d'établir dans le paragraphe suivant.