‹ Les Zones Franches: De Leur Applicabilité en AlgérieChapitre 25 sur 34 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Si nous avons reconnu la nécessité d’une zone franche en Algérie la question de son établissement reste entière. Nous n’avons envisagé ni le port qui en aurait la faveur, ni les raisons qui militaient pour l’adoption de ce port entre tous.

Si nous consultons les dires des chambres de commerce chaque port algérien en revendiquerait le bénéfice : Alger, Oran, Philippeville, font valoir chacun pro domo des arguments péremptoires. Or, il est nécessaire de déterminer son choix : l’Algérie ne peut pour le moment posséder plusieurs zones franches. Ce serait d’abord éparpiller en pure perte les efforts et les capitaux, et il est peu probable d’autre part que les pouvoirs publics soient disposés à autoriser dans plusieurs villes l'institution de ce régime d’exception.

Faisant abstraction des demandes intéressées de

chaque chambre de commerce prenons une indica-

tion auprès des corps élus qui représentent l’ensemble de la colonie : le Conseil supérieur du Gouvernement et les Délégations financières. Ces deux assemblées se sont prononcées unanimementen faveur d'Alger, port franc, voulant entendre par là que serait réservée dans le port d'Alger une zone affranchie où toutes les manipulations, toutes les transformations, commerciales ou industrielles, pourraient être effectuées hors le contrôle de la douane. Cette désignation d'Alger comme siège de l'institution réclamée n’a pas donné lieu aux contestations que l’on aurait pu craindre de la part des représentants des autres ports. Le consentement de tous s’est fait sur les raisons inyoquées avec force par les groupements commerciaux algérois dont les travaux en faveur de la franchise partielle sont remarquables.

Nous nous proposons, après un exposé chronologique des documents produits sur la question, de reprendre l’examen de chaque avantage reconnu à la zone franche d'Alger. Nous dirons quelles industries peuvent en retirer une prospérité indiscutable, et indéniable, et aussi quels espoirs nous avons de créations favorisées par cette institution.

Enfin nous étudierons les propositions faites pour

assurer à cette zone franche un fonctionnement pra-

tique.

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