A. — GUÉRISON PROBABLE
OBSERVATION CVII. — Astley Cooper (cité par Guthrie, Lancet, 1849, I, 226)
Avait lié la fémorale pour une blessure de la tibiale postérieure en bas du genou, l’hémorrhagie revint et le membre fut amputé.
OBSERVATION CVIIT. — X. . (Cité par Cripps, St:Barthol Hosp. Rep., 1875, p. 98.)
Un chirurgien de l’hôpital Saint-Georges, en 1820, dans un cas de bles. sure par ponction du bord externe du tibia, élargit la blessure et lia la tibiale antérieure. L’hémorrhagie se reproduisant, il lia la poplitée. La gangrène du pied s’ensuivit, et le membre fut amputé.
OBSERVATION CIX. — W.-S. Davis (de Heytesbury). (Lancet, 4er déc. 1849.)
W. P..., robuste, trente-deux ans, s’était enfoncé la pointe d’une faucille à la partie antérieure et supérieure de la jambe. Une hémorrhagie abondante fut arrêtée par la compression, mais revint le sixième jour; on comprima alors, puis on lia la fémorale. Le sang reparaissant le neuvième jour, fut arrêté par des styptiques jusqu’au douzième jour. On se décida alors à débrider, mais on ne put lier l’artère à cause de l’état des parties et de l’hémorrhagie profuse. Le membre fut amputé à cet endroit et le malade guérit.
OBSERVATION CX. — FoLock (cité par Holmes, Trait. anév., in Gaz. hôp., 1878, p. 935)
Réussit, après une opération fort laborieuse, à saisir et à lier la tibiale antérieure, divisée en arrière du ligament interosseux (sic). La gangrène survint rapidement et nécessita l’amputation de la cuisse.
OBSERVATION CXI. — Goocn. (Cité par J. Bell, Trait. plaies, trad. Estor, p'499°)
La tibiale antérieure ayant été intéressée vers son milieu, l’hémorrhagie fut arrêtée à diverses reprises (autrement que par la ligature); mais comme elle se représentait sans cesse, il fallu se résoudre à l’amputation.
OBSERVATION CXII. — LAWRENCE. (Méd. Times, 1853, t. I, p.: 592.)
Walby, dix-huit ans, charpentier, s’était fait, avec un instrument piquant, une blessure partielle transversale de la tibiale postérieure. Les lèvres de la
— 60 — © plaie s'étant réunies, le membre se tuméfia beaucoup et, au vingtième jour, il survint une violente hémorrhagie par le point piqué. Amputation immédiate et guérison.
OBSÉRVATION CXIII. — Tomas (de Tours). (Acad. méd., 26 novembre 1836.) ;
Un homme de trente-neuf ans, étant ivre, avait reçu un coup de faulx qui avait pénétré d’environ 2 pouces à un travers de main au-dessus de la tête du péroné. Une hémorrhagie abondante s’arrêta après plusieurs lipothymies, et le malade était très faible, le cœur battant à peine et les radiales nullement. Il se releva pourtant, mais le membre blessé resta froid et se gangréna; il fallut l’amputer le huitième jour, quoique la gangrène ne füt pas bien limitée encore, et le malade guérit dès lors. A la dissection, on vit que l'artère péronière était coupée en totalité, la tibiale postérieure à moitié et l’'antérieure un peu moins. (Rapport approbatif de Larrey.)